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Tome premier.
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347-348
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U1 AVE —

gères qui, au moyen âge, vendaient leurs servicesau plus offrant, et se composaient d'un ramas degens sans aveu, dont le plus grand nombre sortaitd'Italie. Suivant les temps et les lieux, ils servaientà pied, en cavalerie légère, en lances garnies, entroupes régulières. On les voit figurer en France,depuis Louis le Jeune, en 1140 environ, jusqu'àCharles V, vers 1370, époque de la création des pre-miers régiments français.

AYENZOAR, médecin arabe, juif de religion, né àPennflor, près de Séville, mort en 1201, à 92 ans,obtint de grands succès par son habileté en méde-cine, se. vit chassé de son pays par les intrigues desenvieux, trouva un prolectour zélé dans Yousef-ben-Tachtin, prince de Maroc, et eut pour disciple lecélèbre Averrhoès. Il a laissé un traité de médecine,qui a été traduit en latin sous ce litre. : Hectificaliomedicationis et reyiminis, Venise, 1490, in-fol., Lyon,1331. in-8".

* A VL I! N A S-LE-B A ( : IJLIN, eom. rur. de Belgique,prov. de Liège, arr. adm. de Waremme, arr. jud. deIfuy, à 23 kil. de cette dernière ville ; 487 hab.

ÂYERNE, A ver ho ou Tripergola, lac de la Cam-panie, à 17 kil. 0. de Naples, ti a la forme d'un puitsfort profond. Il s'en exhalait des vapeurs méphiti-ques, ce qui le fil regarder chez les anciens commel'entrée des enfers. 11 se. trouve aujourd'hui dans leroyaume de Naples (province de Naples ) ; les maraisinsalubres qui l'environnaient ont été convertis envignobles.

AVERRHOÈS, dont le vrai nom est Ibn-Hoehd,philosophe arabe, né à Cordoue vers le milieu duxir siècle, mort à Maroc en 1198, ou, selon d’au 1res,en 1206, est le premier qui ait traduit en arabe etcommenté en entier les oeuvres d'Aristote : aussi lenommait-on le Commentateur. Il cultiva la médecine,qu'il avait étudiée sous Avenzoar; mais il s'attachaplutôt à la théorie (ju'à la pratique de cet art. Il futen grande faveur a la cour de Maroc, et remplitd'importantes fonctions. Il eut en religion des senti-ments très-hardis, et fut quelque temps inquiélépour ce motif. Dans sa philosophie, il allia aux doc-trines d'Aristote celles des alexandrins sur l'émana-tion. et enseigna qu'il existe une intelligence univer-selle à laquelle tous les hommes participent. On ad'Averrhoès des Commentaires sur Aristote, publiésen latin , Venise, 1395, in-fol. ; un recueil d'éerilssur la médecine, connu sous le titre de Colligat, Ve-nise, 1482; des Commentaires sur les canons d'Avi-cenne, Venise, 1484 ; la Destruction de la Destructiondes philosophes d’Algazel, etc. Longtemps on neconnut Aristote en Europe que par des traductionslatines faites sur la traduction arabe d'Averrhoès ; sescommentaires jouissaient d’une autorité presque,égale à celle du maître. Il ne s'accordait, pas tou-jours dans scs commentaires avec, Alexandre d’A-phrodisie, ce qui divisa toute l'école en deux sectes,celle, des averrhoïsles et celle des alexandristes.

AVElîSE, Atella ? ville d'Italie, dans le royaume deNaples (Terre de Labour), à 15 kil. N. de Naples;1(5.000 hab. Évêché. Ce fut la première possessiondes aventuriers normands en Ilalie : Rainolf futcomte (l'Averse dès 1029. Le comté. d'Aversc (liefd'empire) devint en 1001 principauté de Capoue etfief du saint-siège. C'est dans Averse que fut étrangléAndré de Hongrie, époux de Jeanne, reine de Naples(1345).

AVES (îles), font partie des Antilles , et sont ainsinommées de la multitude, d'oiseaux qu'on y trouve(en latin aves, oiseaux), par 65" 58' long. 0., 13" 30'lai. S. Elles sont petites (la principale a 6 kil. delong) et ne sont habitées que par quelques pêcheurshollandais.

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AVESNES, Avoue, eh.-l. d’arrond. de Fr. (Nord);sur nielpc-Majcure, à 84 kil. S. E. de Lille; 2,82'hab. Jadis évêché. Cathédrale, dont la tour a 100 mè-tres de haut. Itàtie au xi° siècle, elle appartint suc-cessivement aux comtes de Hainaut, de Hollande, deZélande. Brise par Louis XI, puis par les Espagnols.1559; cédée à la France, 1059, et fortifiée par Vau-ban. Brise par les Russes, 1814; par les Brassions.1815 (l'explosion d'une poudrière venait de la dé-truire entièrement). Elle a été rebâtie depuis.—L’ar-rondissement d'Avesnes a 10 canl. (Bavay. Berlai-mont, Landrecies, le Quesnoy qui en forme deux.Maubeuge,, SoIro-le-Cbàleau, Trelon, plus Avcsncsqui en forme aussi deux), 107 communes.

AvusNiis-Lii-coMïii, cb.-l. de canl., Fr. (Pas-de-Calais), sur l'Hèpre, à 12 kil. 0. d’Arras; 1,350 bah-"AVESNES (Baudouin »’), frère de Jean comte deHainaut, vivait vers 1289. On a de lui une Chroniquedes comtes de Hainaut , in-fol., qui a élé imprimée aAnvers en 1093, avec des notes historiques de Jac-ques Leroy.

AVEVIiON, Ycronius, riv. de France, naît près deSévérac, baigne Rhodcz, Villefranche, Najac, Saint-Antonio, Bruniquel, Réaiville, et se perd dans leTarn, à 8 kil. au-dessus de Monlauhan. Cours,226 kil. Il se dirige généralement vers le S. 0.

Avüvitox (dép. de I’), borné au N. par le dép. duCantal; au S. par ceux du Gard, de l’Hérault, duTarn ; à l'E. par ceux du Canl et de la Lozère ; à 10.par ceux du Tarn, de Tarn-et-Garonno et du Lot :8,821 kil. carrés; 389,121 hab. ; eh.-l. Blindez. Il estformé de l'ancien Rouergue. liantes montagnes. Fer,plomb, soufre, alun, antimoine, houille, marbre,grès, plâtre, etc. Grains, Irull'es, pâturages, moutons,vers à soie. Commerce de laine, bestiaux, sulfate defer, alumine, etc. Eaux minérales. — Ce départementcontient cinq arrondissements (Rhodcz, Villefranche,Million, Sainte-Atl'rique, Espalion),42cant.,241 com-munes; il dépend de la 8° division militaire, de la courroyale de Montpellier et du diocèse de Rliodez.AVEZZANO, Alba, ville du rovauine de NaplesAbruzze ultérieure 2°), à 34 kil. S. d’Aquila; 3,209uib. Relie place, beau palais ducal.

AYIANO, ville du royaume Lombard-Vénitien, à27 kil. E. de Bellunc; 5,000 hab.

AYICEBRÜN, philosophe arabe, auteur de deuxtraités mystiques, intitulés : Source de la vie et Sourcede la sagesse, souvent cités par les scolastiques. Oncroit que c’est le même qu’Aben-Esra (roi/, ce nom).

AVICENNE, dont le vrai nom est Abou-lbu-Sina,célèbre philosophe et médecin arabe, né près deChiraz en Perse vers l’an 980, étudia à Bokhara, em-brassa tonies les sciences, et s’adonna surtout à lamédecine. Il jouit d'une telle réputation, que plusieursprinces de l’Asie l'appelèrent à leur cour, et l'em-ployèrent à la fois comme vizir et comme médecin. Ilcultiva aussi avec succès la philosophie, et fut un despremiers à étudier et à faire connaître Aristote. 11composa d’après ce philosophe des traités de logiqueet de métaphysique, où il se montre souvent penseuroriginal. Après avoir mené une vie fort agitée etpleine de vicissitudes, il mourut à Ramadan, en1037. Les œuvres d’Avicenne mil élé publiées enarabe, à Rome, en 1393, in-fol. On a traduit en latin etpublié ses Canons ou Préceptes de médecine, Venise,1483, 1564 et 1668; ses Œuvres philosophiques, Ve-nise, 1493; sa Métaphysique ou Philosophie première,Venise, 1495. Vallier avait, Iraduil en français tousses ouvrages ; on li a imprimé que la traduction de saLogique, Paris, 1658, in-8". Avicenne est à la foisI Hippoeralc et l'Aristote des Arabes. Pendant plu-sieurs siècles, ses Canons ont élé la base de l’ensei-gnement en Europe, aussi bien qu’eu Asie.