Band 
Tome premier.
Seite
847-848
JPEG-Download
 

847

C15L -

1308; l'Histoire de sa vie, Naples, sans date, 1 vol.in-t", et des Mémoires curieux, traduits par Saint-Marcel. Paris, 1822, et parM. Léclanché, 1810.

* CELLITICS, religieux hospitaliers en Allemagneet dans les Pays-Bas. Leur institut fut approuvé parPie II, vers l'an 1100, niais les cellites exerçaientdéjà leurs fonctions depuis un siècle environ. Ilssuivent la règle de Saint-Augustin. Ils soignent lesmalades, particulièrement ceux qui sont attaqués demaladies contagieuses; gardent les insensés; enseve-lissent les morts, cl exercent tous autres actes decharité analogues à ceux qui précèdent.

CELSE, Aurelius Cornélius Celsus, surnommél’IIippocrate latin et le Cicéron de la médecine, né àlîome ou à Vérone, d’une famille distinguée, vécutdans le i™ siècle de notre ère. On ne sait rien sur savie; on croit qu'il exerça la médecine. Il avait em-brassé toutes les sciences, et avait rédigé une sorted’encyclopédie dans laquelle, au jugement de Quin-tilien (XII, c. n), il traitait avec un égal succès del’agriculture, do l’art militaire et de la médecine. Ilne nous reste de lui qu’un traité de médecine, lie remédiat ou lie mcdicina. en huit livres, que l’on re-garde comme l’ouvrage le plus précieux en ce genreque nous aient légué les Romains, et qui n’est pasmoins remarquable par le style que par le fond deschoses. Celse a surtout suivi Hijipocrate et Asclé-piade; il parait appartenir à la secte des éclectiques.Sou ouvrage a eu plus de 00 éditions. Les plus es-timées sont celles de Léonard Targa, l’adoue, 1700,avec de bonnes notes, réimpriméesen 1785 à Leyde;de Targa, Vérone, 1810, in~{°; et d’Ed. Milligan,Londres, 182(1. Crise a été Irad. en fr. par H. Ninnin,17511, Fouquier et Ratier, 182i. des Étangs, 1810.

cki.sk. Celsus, philosophe épicurien, qui vivait auir- siècle, sous Trajan et ses successeurs, avait com-posé, sous le titre de Discours véritable (Discursusrerus), un ouvrage où il attaquait le christianismenaissant par les armes d’un raisonnement spécieuxcl par celles du ridicule, et qu'Origène crut devoirréfuter. L’ouvrage de Celse était écrit en grec ; il nenous est pas parvenu, mais on en trouve des mor-ceaux étendus dans la liéfutation de Celse par Ori-gène. Ce philosophe fut lié avec Lucien, qui lui dédiaun de ses dialogues, le Faux Prophète.

CELSIUS (Olaùs), botaniste, théologien et orien-taliste suédois, membre de l'académie de Stockholm,né en 1070, mort en 1750. Charles XI lui lit faireplusieurs voyages dans les principaux États de l’Eu-rope, pour constater et déterminer les diverses plantescitées dans la llible. Ses principaux écrits sont : dix-scpl Dissertations, réunies sous le litre : Hierobota-niron, l'psal, 1715 cl 1717 ; Amsterdam, 17.18. in-8";le Catalogne des plantes des environs d’Upsal, 1732cl 171(1, et plusieurs Dissertations sur la théologie,I'hisloire cl les antiquités. Celsius est le fondateurde I’hisloire naturelle dans sa patrie ; il fut le premiermaître cl le protecteur de Linné, qui a donné à ungenre do plantes le nom de Celsia.

cKi.sn s (André), professeur d'astronomie à l’psal,né en 1701, mort en 17-il, accompagna Mauperluis,Clairaut, Lemonnicr dans leur voyage à Tornéo; illit élever à ses frais un observatoire à L'psal. On a delui : Dissertatio de novo methodo dimetiendi distan-çant solis a terra, 1730; un Hecueil de 31(1 obser-vations d'aurores boréales, faites de 1710 à 1732;(Ibserv. ]>ro figura teüuris determinanda in Galliahabitte. lient l’idée du thermomètre centigrade.

CELTES, Ce/ta’, grand peuple de la («aille, issu dela race indo-germanique, qui à une époque fort an-cienne semble s’èlrc répandu de l’E. à l'O. dans lapartie centrale de l'Europe, et avoir laissé sur saroute diverses tribus, en Ire autres les Cimmériens

CEN

dans le Jutlanjj *

dans la Tauridc, les Cimbres i— alll

verses peuplades de llllyrie ancien ' . ^ c |o» ^fixer en masses plus grandes dans la «■ sV | U ui.v>"uns, le nom de Gall ou Gacl ( Oallu »J ^ | cS .ja-

de Celtes demeurant dans la Gaule, s j.l.jiivc 11 ' 1 ^très, il désigne la population indigène p c ] 1 os<laquelle les Celles, qui ne seraient au»- • | e pays,que les Kyinris (vog. ce mot), P arl , a 'p „ ,,t les <> al .,De la Gaule, les Gallo-Celtes ou lcs . l '.^ 1 “ up èrenl laréunis émigrèrent en Germanie, ou us o t l |)res<l l ’ cBohème, puis la Bavière; en Italie - ^ Ga ,ilc

(ouïe la partie septentrionale prit le " tiiqut'F 'Cisalpine, et où ils laissèrent les Lyg 111 . \ C Hi-’j'les Isombra ( Insubrie ) et les Ombra n ' e ’| CS Ct*l'panic, où l’on trouve des Gaels purs, tins 1 ' c ( deslaïques (Galice et Portugal) et les Celltfl 1 j al)S laGaels mêlés aux indigènes, les Cellibere=- . j C c tGrande-Bretagne, le pays de Galles, la Gail’Hibernie. * ffar-

CELTIBÈRES, Celtiberi. peuple deraconaise), à l’E. des Carpelani, à 10. d eS j u Tab' eoccupait les sources de l'Anas (Guadiana) <“ ^

et tous les lieux environnants. Place prnicip* ■ ai; ebilis. Ils étaient, comme l'indique leur nom,mixte et composés de Celtes et d'Ibères.

GELTICUM PKOMO.XTOllI CM. Vot/. ARTAJI ri ...rtlC-

CELTIQUE, Cellica. Ce nom, donné d aboli ‘ B) nsment à toute la Gaule Transalpine, désigna, au r( ,de César, la Gaule proprement dite, compris e 0 tle Rhône, la Garonne, l'Océan, la Seine, la.” 1, nlS ie,la partie inférieure du Rhin. Au temps “ A ( |eson donna le nom de Gaule Celtique à t’ensenmquatre Lvonnaises. Vot/. lyoxxaisk. . ,, ., s i-

CELTIQUES, Celtici, peuple de l’Hispanm (G“ nClanie), entre l’embouchure du Ta g us (Tag®) c , clirjiarlie du cours inférieur de l’.tna.s (Guadiana). h']iays répond à peu près à l’Alenléjo, plus une pm ^de l’Estramadure tant portugaise qu’espagnole-une petite partie de l’Andalousie. ...

CELY, village de France, dcp. de Seine-cl-i> lal yà 13 kil. S. O. de Melun ; 003 liai). On voit aux en'rons un château bâti par Jacques Cœur en 1 iOO- .

CENCHRÈES, Cenchreœ, auj. Kenkri, ville de -Grèce ancienne, sur le golfe Saronique, était un udeux ports de Corinthe. .

CENCI, famille romaine célèbre par ses richesse--ses crimes et ses malheurs, prétendait avoir P ,Mlige le consul Crescence, et fournil dès 1100 un car'dinal qui se rendit fameux en se révoltant contre ipape Grégoire VU, et en le retenant captif. —Le pl'ycélèbre membre de cette famille est François Cenci,qui vivait au wi 0 siècle. Scs mœurs étaient fort en*'rompues; il fut accusé plusieurs fois d’un vice uj'fàme, et acheta ses juges à prix d’or. Il avait quair®fils et une tille, la célèbre Béatrix Cenci; il les mal'traitait cruellement ou les faisait servir à ses plaisir--brutaux. On l’accuse même d’avoir fait assassinerles deux aînés. Révoltée de tant d’horreurs, Béatrix,sa lille, de concert avec deux de ses frères et Lu-crèce, leur mère, (il assassiner Frauçois Cenci-Accusés de parricide, ils périrent tous quatre surlï'chafaud par la sentence de Clément VI11 (1005)-Cel affreux événement fil une impression profondesur le peuple de Rome, et pendant plusieurs sièclesle nom de Béatrix Cenci s’est conservé dans leschants populaires.

CENDRESiMKUcHKm mis), premier jour du carêmedans l’Eglise latine, et le lendemain du mardi gras.On l’appelait jadis ca/ntl jejunii, le commencementdu jeûne. Chez les premiers chrétiens, ce jour étaitcelui où se faisaient les pénitences publiques; les pé-nitents se présentaient ta tète couverte de cendresen signe d’alïlielion. Aujourd’hui, il n’y a plus de