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Tome premier.
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1167-1168
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DEC — DEF

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av. J. 0. sauve Cornélius Cossus, qui «.'était laisséenfermer par les Samniles dans les gorges de Satri—cule. Deux ans après, dans une bataille qu’il livraaux Latins avec le consul Manlius Torqualus, il sedévoua aux dieux infernaux afin d’assurer la victoireaux Itomains, et se jeta au milieu des rangs enne-mis où il périt percé de coups. — Il eut un dis et unpetit-lils qui, dit-on, imitèrent son dévouement : lepremier dans une bataille livrée aux Gaulois et auxSamniles, l'an 295 av. J. C. ; le second dans lu guerrecontre Pyrrhus, 279 av. J. C.

DKcirs (Cn. Messius), empereur. Voy. iièck.

DéCIZE, Decetia, cli.-l.de cant. de France (Nièvre),dans une île de la Loire, à 28 kit. S. E. de Nevers;2,828 bah. Houille, forges. Patrie de Guy Coquille,de Sainl-Jusl.

DECKENDOItF ou DEGGENDORF, ville murée deRavièrc (Rus-Danube), à 49 kil. N. 0. de Passau, surle Danube; 2,600 bah. Commerce de loiles.

* DECKER DE WALHORN (Jean), né à Walliorn,dans le duché de Limbourg en 1589, mort à Hruxellesen iOiti, était conseiller au conseil souverain delirabanl. On a de lui Dissertationum juris et deci-siomtm libri duo. La meilleure édition est celle deHruxelles, in-fol., 1086.

* iiKCKKR (Joseph uk), député par le district deTermonde (Flandre orientale) au congrès national deBelgique en 1830.

* DECOCK (Nicolas-Joseph), né à Tubise (prov. deIirabant), le 9 mars 1800, fut appelé dès l’àge de22 ans, encore séminariste, à donner des leçons dephilosophie aux futurs ministres de la religion ; il futpromu au sacerdoce en 1823, et l’année suivantenommé curé primaire de Iloulaiu. En 1830, le dis-trict de Nivelles le nomma membre suppléant aucongrès national. Quand l'université catholique s'é-tablit, en 1835, à Louvain, Decock y devint pro^fosseur de philosophie morale cl vice-recteur. Lavolonté de ses supérieurs l'appela, en 1848, à l'ad-ministration de la cure et du doyenné de Wavre. Ilmourut le 17 mars 1851. Il a laissé un Traité dephilosophie morale, classique, et très-eslimé.

DEGRÉS (Denis), amiral français, né à Château-Vilain (Haute-Marne) en 1705, mort cn 1820, s'en-gagea dans la marine à 14 ans, et passa par tous lesgrades jusqu’à celui de vice-amiral. Après la défaited'Aboukir, où il commandait l’escadre légère, il re-venait à Toulon avec le Guillaume Tell, quand il futrencontré par une escadre anglaise; il ne se renditqu après une glorieuse défense, üecrès fut ministre<le la marine de 1802 à 1815.

* DÉCRÉTALES, recueil de canons et de lettresécrites par les papes en réponse aux questions quileur étaient adressées par des évêques ou de simplesparticuliers. Tout d'abord, des compilateurs insérè-rent dans ce recueil des lettres connues sous le nomde Fausses Décrétales, ainsi appelées, non pas pré-cisément parce que ce qu’elles contiennent sérailtoujours faux, mais parce que ces compilateurs attri-buent souvent ces pièces et les font remonter à despapes qui ne les ont point écrites. Elles n’ont rienchange à l'essence de la discipline de l’Église, I'armiles recueils des Décrétales, il faut citer celui de Gra-tien connu sous le nom de Décret, formé en 1151.Grégoire IX lit rédiger, par le dominicain Raimondde Pennafort, une nouvelle collection ; elle se com-pose de cinq livres, que Boniface VIII augmentad'un sixième, connu sous le nom de Sexte. Clément Vy ajouta les cinq livres Clemenlinnrum. Les consti-tutions qui parurent plus tard furent conservées sousle nom il Extravagantes.

DECUMATES vonr, à peu près le Drisgau actuel,territoire situé à l'angle S. O. de la Germanie, limi-

trophe de la Germanique l re en Gaule, entre le -V icer(aujourd'hui le Necker) et le Rhin, était ainsi nommépar les Romains, parce qu'au m c siècle ou y établitdes vétérans comme propriétaires et colons, à laseule charge de payer au trésor la dime (décimantpartent) du revenu.

DÉCURIE, division civile chez les Romains, for-mait le dixième de la centurie, et se composait dedix hommes dans l'origine, lorsque la centurie étaitde cent hommes. Mais le nombre des citoyens quiformaient une centurie ayant augmenté dans lasuite, la décurie s'accrut dans la même proportion.(Voy. ckxti Kin.)—Le chef d'une décurie était nommédécurion.

DÉDALE, personnage fabuleux, natif d’Athènes,est célèbre comme mécanicien et comme statuaire.Il inventa, dit-on, le vilebrequin, la scie, la hache,ies mâts et les voiles des vaisseaux. Ayant tué parjalousie son neveu Talus ou Perdix, qui promettaitde le surpasser un jour, il fut exilé par l’Aréopage, etse relira dans File de Crète, Là il bâtit, par les ordresde Miuos, le fameux Labyrinthe; mais ayant favo-risé les déporlemenls de Pasiphaé, épouse de Minos,ce prince enferma Dédale dans cet édifice avec sonfils Icare. Il fabriqua, pour s’échapper, des ailesformées de cire et de plumes d'oiseaux, et traversaainsi les airs avec son fils ; Icare étant tombé dans lamer, Dédale arriva seul à Cumes en Italie, et y bâtitun temple à Apollon; de là il passa en Sicile, oùCocalus, roi de la contrée, le reçut d’abord Irès-bien ;mais ensuite, craignant que Minos ne lui déclarât laguerre, il fil tuer sou hèle. — Les Grecs ont donnédepuis le nom de Dédale à plusieurs artistes habiles.

DEE, nom commun à plusieurs riv. de la Grande-Bretagne, dont les deux principales sont situées, l’unedans le pays de Galles (Mérionelh) ; elle passe à Ches-ler et se jelle dans la mer d’Irlande (c'est l’ancienneDeva ou Seteia) ; l’autre en Ecosse : elle sort du montCairntoul, coule au S. sous le nom de Burn de Gar-ehary, et tombe dans la mer du Nord près d'Aber-doen (à laqueilo elle donne son nom), après 150 kil.de cours. C’est la Devana des anciens.

DEE (J.), astrologue et illuminé, fils d’un mar-chand de vin de Londres, né en 1527, mort en 1007,avait des connaissances élondues en mathématiqueset cn astronomie, mais donna dans les rêveries del'astrologie, de la cabale et de la magie, chercha lapierre philosophale, et prélendit avoir des entretiensavec les esprits malins. Il parcourut l’Europe avecun fourbe nommé Kelly; s'introduisit auprès de plu-sieurs souverains, tels que la reine Élisabeth , l'em-pereur Rodolphe, Étienne, roi de Bologne ; jouit d'unmoment de faveur; puis se lit chasser; et mourutdans la misère. Il a composé de 150-1 à 1591 un grandnombre d écrits où sont consignées ses folies. MéricCasauhon a donné un recueil de ses œuvres, Lon-dres, 1059. On a publié à Londres la même année uneDélation fidèle du commerce de Dee avec les esprits.— Son fils, Arthur Dec, a aussi écrit sur la philoso-phie hermétique.

* DEERLYCK, com. rur. de Belgique, prov. de laFlandre occidentale, arr. adm. et jud. de Courlrai,dont cette commune est à 8 kil. ; 4,559 liai). Tissagedes loiles, huileries.

* DEI’ACQZ (Eugène), né à Ath Hainaul) cn 1797,

au congrès national de Belgique en 1830,par sa ville natale. Conseiller à la cour de cassalion,il est considéré comme un jurisconsulte distingué.On a de lui : Ancien droit Belgique, ou précis des lotset coutumes observées en Belgique, avant le codecivil, in-8°, Bruxelles, 1840, etc.

DEFAUCONPRET (Aug.-J.-B.), célèbre traducteur,ne à Lille cn 1707, mort à Fontainebleau en 1843.