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l’aclivilé en 1830, il préparait d'uliles réformes dansnoire législation coloniale lorsqu'il fut frappé d'apo-plexie (1832). Decaen avait été fait comte sous l'Em-pire.
‘ DÉCALOGUE. Dix commandements que Dieudonna aux Hébreux par le ministère do Moïse, et quisont l'abrégé des devoirs de l'homme. Ils étaientgravés sur deux tables de pierre, dont la premièrecontenait les commandements qui ont Dieu pourobjet ; la seconde, ceux qui regardenl le prochain. Ilssont la base de toute morale, et subsistent encoredans le christianisme.
DECAN ou DEkKAN, c’est-à-dire en sanscrit Sud,les Dacbinabades des anciens, partie méridionale del’Inde en deçà du Gange ; est borné au N. par le Ner-boddu cl le Krichna qui le séparent de, l'ilimlouslan,cl ne se termine au S. qu'au cap Comorin comme lapéninsule elle-même. Il se divisait jadis en Décanseptentrional, qui comprenail le Kandeich, l'Aureng-abad, , l’IIaïderabad, le ltider, le Iterar, le
Gamlouana, l'Orissa, les Cireurs septentrionaux, eten Décan méridional, où se trouvaient le Garnira, leMalabar, le Kolchiu, le Travancore, le Koïmbelour,le Karnalic, le Salem ou Darramahal, le Maissour etle llalaghan. Celle immense contrée forma longtempsun Etat particulier; elle fut conquise au xvii* sièclepar Aurcng-Zeyb; et, après la mort de ce prince, ellese partagea en un nombre infini de petites princi-pautés. Aujourd’hui les Anglais ont réuni une partiedu Décan à leurs possessions immédiates; le resteforme un royaume tributaire qui se divise en cinqgrandes soubabhics ou vice-royautés, savoir : Haïder-aliad , ltider, Bérar, Aurengabad et lîedjapour, quiont pour ch.-I. : llaïderahad, ltider, Ellitchpour, Au-rengabad et Sakkar. Ou désigne collectivement cescinq vice-royautés sous le nom des Cinq D ravi ras.Les Gourjanas, les Maltraites et les ïehngas sentiesprincipaux indigènes du Décan. Il compte 50,000,000d'habilanls environ.
DÉCAl’OLE, c.-à-d. dix villes, nom que portaientdeux districts de l'Asie antérieure soumis aux Do-mains, l'un en Palestine et en Oélésyrie, l'autre unGilicie et en Isaurie. Ces districts comprenaient sansdoute dans l'origine dix villes seulement; mais lenom et le nombre de ces villes ont souvent varié.Les villes principales de la décapote de Palestineétaient Philadelphie, Gadara, Gérasa, Canatha, Da-mas.— La pcnlapole de Itavenne devint une décapoteau commencement du vin' siècle.
DECAZEVILLE, bourg de France, dép. de l’Avey-ron, arrondissement el à 30 kil. N. E. de Villefran-clie, dans une vallée, près du Lot; Ci,323 hab. (1K{7).Houille, minerai de fer; immense fabrication de rails>our chemins de fer. Ge lieu était entièrement inlia-tilé, lorsque M. le duc Decazes y créa en 1825 uneusine qui est aujourd'hui la plus importante de laFrance : on y compte K) hauts fourneaux, 2 grandesforges, I0 machines à vapeur; les usines sont desser-vies par 1:2,000 mètres de railwai/s.
D1ÎGE, Cneus Messins Devins Trajanus Optimus,empereur romain , né près de Sirmium en Pannoniedans un rang obscur, était gouverneur de la Mésiepour Philippe l'Arabe, lorsque ses soldats le proola-uièrcnl empereur, l'an 219. Philippe vint lui livrerbataille près de Vérone; üèee le tua de sa propremain. Après avoir remporté plusieurs avantages surles Goths qui avaient envahi l’empire, il périt, aubout de deux ans de règne , dans un combat contreces barbares. Quelques historiens disent quo ce futpar la trahison de Gallus, un de ses lieutenants, quilui succéda. Dèce est surtout célèbre par une ter-rible persécution qu'il ordonna contre les chrétiens,et qui commença dès la première année de son
règne. Ge prince n'était cependant pas naturellementcruel; il avait mérité que le sénat lui décernât lessurnoms de Trajanus el d'Opliinus.
DÉGEIîALE, roi des Daces, lit avec succès la guerreà Domitien, mais fut vaincu par Trajan. Désespéréde ses revers, il se donna la mort, l'an 103.
DEgELIE, Decrlium, auj. Iliala-Caslro, c’est-à-direchâteau blanc, ville d’Altique, au N. O. de MarathonDéeélie acquit de l'importance dans la guerre du Pé-loponèse : les Spartiates la forlilièrenl il i av. J. G.,et de là ils menaçaient Athènes.
DEGEM PAGI* ville de la Gaule Belgique, aujII1KUZ.K
DÉGÊMVIKS,’magistrats qui furent créés à Dômel’an -t.'j 1 avant .1. G., pour rédiger un code de lois,étaient au nombre de dix (d’où leur nom). On sus-pendit en les créant toutes lus autres magistratures,el ou leur donna un pouvoir absolu. Les décemvirsusèrent d'abord de leur autorité avec beaucoup demodération : ils rédigèrent leurs lois sous dix titres,et les liront graver sur dix tables d’airain. Pour com-pléter ces lois, on élut encore l'année suivante desdécemvirs dont nopf nouveaux; ceux-ci ajoutèrentalors deux nouvelles tables aux précédentes, ce quilit appeler leur code lois des Douze Tables. Maispendant cette seconde année ces magistrats abu-sèrent du pouvoir et exercèrent un odieux despo-tisme. Appius Glaudius, qui élail le plus puissantd'entre eux, s'attira surtout la haine du peuple. Aubout de l'année , scs collègues, cxcilés par ses avis,gardèrent le pouvoir de leur propre autorité; ils neconvoquèrent plus ni le peuple ni le sénat, s’entou-rèrent d une garde nombreuse, et étouffèrent toutesles plaintes comme séditieuses. La mort tragique deVirginie, que son père immola pour la soustraireaux violences d’Appius Glaudius, lit éclater les mé-contentements. L'armée, puis Dôme se révoltèrent ;on abolit le déeemvirat, on emprisonna les décem-virs, el l'on rétablit les consuls (119). —On donnaitaussi à Dôme le nom de décemvirs à des magistratssubalternes admis au conseil du prêteur. Leur fonc-tion était de présider aux ventes à l’en-
chère nommées subhastaliones.
DECENT ILS MAGNUS, frère de l'usurpateur Mag-nenre, fut fait césar par son frère en 351, et eut lecommandement des troupes dans les Gaules; maisayant appris la mort de Magnence, que Constancevenait de battre, il se pendit à Sens, en 353.
* DELIIEZ (Louis-Alexandre-Hippotyte), connusous le nom de Jenneval, né à Lyon en 1803, d unefamille noble, reçut une brillante éducation, el s’oc-cupa do littérature. Des malheurs imprévus ayantréduit sa mère el sa sœur à une situation précaire,il prit le nom de Jenneval, et se voua au théâtre pouraider sa famille. A la révolution belge, il élail attachéau théâtre royal de Bruxelles comme jeune premier. Ilprit pari à celte révolution, el publia la Brabançonne,qui devint le chant national. Il accompagna les vo-lontaires dans la campagne de Lierre, et fut frappé aucœur, le 19 octobre 1830, par le dernier boulet lancépar l’ennemi qui se relirait. On a publié après sa mortun volume de se s Poésies.
DELIATES, peuple de la Gaule Narbonnaise, oe-cupail la partie S. O. du dép. du Var.
DEC1DAVA, ville de Dacie, où fut enterré Décé-bale, dernier roi des Daees; c'est auj. déva.
DECISION, cap de l'Amérique russe, forme l’ex-trémité méridionale d'une ile située au N. de l'ar-chipel du i’rince-dc-Galles, par 50" 2' lat. N. et 130"12' long. O. Vancouver le nomma ainsi parce qu'a-près l’avoir découvert, il crut avoir décidé la questiondu passage par le N. O.
DEGtUS MES (I*.), consul romain, avait. l’an 313