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débuta par la construction dos laides d’Urnnus (pla-nète alors récemment découverte par Herschel), etjuildia des Mémoires «pii firent faire de grands progrèsà la science. Il fut nommé en 1792 memlire de l'Aca-démie des sciences, et fut chargé la même année avecMéchain de la mesure de la méridienne de France ;il mesura l'intervalle entre Dunkerque et Blindez, etfut occupé de cette opération jusqu’en 1798. Memliredu conseil royal de l'instruction publique en 18U, ilfut privé de cette place en 1.815; cl mourut le 18 août182:1 11 était depuis plusieurs années secrétaire per-pétuel de l'Académie des sciences pour les sciencesmathématiques. Ses principaux ouvrages sont : Hasedu système métrique, 1810; Abrégé d’astronomie, etc.,1815, in-8°. fig. ; Traité complet d’astronomie théori-que et pratique, 1814, 3 vol. in-i°, (ig, ; Histoire del'astronomie, en 3 parties ( ancienne, moderne, et dumoyen dye), 1817, 5 vol. in-4", etc.
DELAND1NE (Antoine-François), littérateur, né àLyon en 1756, mort en 1820, était bibliothécaire desa ville natale. Il publia en' 1788 une Histoire desétals généraux, cl fut envoyé à l'Assemblée consti-tuante cil 1789; il s’y montra opposé aux républi-cains. Arrêté, dans les montagnes du Forez, il futincarcéré à Lyon, et ne sortit de prison qu'après le9 thermidor l’794. 11 se livra depuis tout entier à lalittérature.
DELAUNAY (M 1,e ). Voy. staal (la baronne de).
delacnay (jointii ak), gouverneur de la ltaslillesous Louis XYI, défendit cette forteresse contre lepeuple de Paris au 14 juillet 1789. Étant tombé entreles mains du peuple, il fut massacré.
DELAYIGNE (Casimir), né au Havre en 1793, filsd'un négociant, étudia au lycée Napoléon; et débuta,étant encore sur les bancs du collège, par un Dithy-rambe sur la naissance du roi de Rome (1811), quilui valut, avec un prix, la protection de Français (deNantes) et une place dans les droits réunis. Pendantquelques années, il disputa les palmes académiques;et présenta aux concours de l'Institut plusieurspièces de vers qui furent remarquées ( Charles XII àNarra, la Vaccine, les Charmes de l’étude) ; mais uneseule, l 'Enseignement mutuel, fut couronnée. lîientôtil se fraya une roule nouvelle ; et acquit une immensepopularité en se consacrant, après les désastres de1815, à déplorer les malheurs de la France : il le fitdans d’admirables élégies qu’il intitula Messéniennes,assimilant les malheurs de la France à ceux de l’an-tique Messénie. Se tournant ensuite vers le théâtre,pour lequel il s'élait senti une vocation précoce, ildonna en 1819 la tragédie des Vêpres siciliennes, quifut représentée à l'Odéon avec un succès extraordi-naire, bien qu'elle eût été refusée par les sociétaires(lu Théâtre-Français; il fit jouer l’année suivante unecomédie en vers qui ne fut pas moins bien accueillie,les Comédiens, où il se vengeait finement des dédainsdes sociétaires; puis, en 1821, une nouvelle tragédie,le Paria, également remarquable par la nouveauté dessituations, par la générosité des sentiments et la per-fection de la. poésie. Au milieu de ces triomphes,(1. Delavigne sévit frappé d’une disgrâce : le minis-tère d'alors, irrité de, l’esprit libéral qui perçait dansses écrits, lui enleva une modeste place de bibliothé-caire; le duc d'Orléans (roi depuis) s’empressa de ledédommager en lui confiant sa bibliothèque du Pa-lais-Royal, 1823. A la fin de cette année parut l’Écoledes Vieillards; Fauteur la donna au Théâtre-Fran-çais, cédant, aux sollicitations des sociétaires, quin’avaient pas lardé à ouvrir les yeux sur le méritedu poète. Le succès de celte œuvre détermina sonadmission à l'Académie française (1825). Au retourd'un voyage que l’altération île sa santé l'avait forcéde faire’en Italie, C. Delavigne fit jouer la Princesse
Aurélie (1828). comédie qui fut froidement accueillie,puis Marina Faliero (1829), tragédie en cinq actes,qui réussit beaucoup mieux. En 1830, C. Delavigneimprovisa, le lendemain des journées de juillet. laParisienne, chant patriotique; cl composa une der-nière messénicnne, une Semaine de Paris. Fuis, ildonna successivement : Louis XI (1832) ; les Knfantsd’Édouard (1833) ; lion Juan d’Autriche (1835), drameen prose; la Popularité (1838), comédie en 5 actes eten vers; une Famille au temps de Luther (183(1', tra-gédie en un acte; la Fille du Cid (1840), tragédie eutrois actes; le Conseiller rapporteur (1841), comédieen prose; Charles 17 (1841), opéra fait en société avecson frère Germain. Épuisé par tant de travaux, il se.vil de nouveau contraint de quitter Paris pour cher-cher un climat plus doux; mais il mourut à Lyon àla fin de 1843. Ses Œuvres complètes ont été réuniesen (1 vol. in-8", Paris, 1846. — C. Delavigne est le pluspurel le plus classique des poêles français de ce, siècle;toutefois, en se garantissant des écarts du roman-tisme, il n'a pas craint d’emprunter à l’éeole nouvelleplus de hardiesse dans les situations, plus de libertédans l'allure et de familiarité dans le style. M. Ger-main Delavigne, son frère, lui a consacré dans l'édi-tion de ses Œuvres de 1846 une Notice pleine d'inté-rêt ; son mérite littéraire a été fort bien apprécié parM. Sainte-Beuve, qui le remplaça à l'Institut. M. Gapa remporté le prix proposé par l'Académie de Rouenpour VÉloge de C. Delavigne (1847). Son buste, exécutépar David d'Angers, a été placé dans la première courdu lycée Napoléon. * Une statue lui a été élevée auHavre en 1852.
RELAVILLE, poêle dramatique. Voy. laville.
DELAWARE (lord), gouverneur de la Virginiesous.lac.ques I", rendit à celte colonie les plus grandsservices. On a depuis donné par reconnaissance sonnom à une rivière et. à un État de l'Union.
DELAWARE, rivière des États-Unis, liait dansl'État de New-York, coule au S., et se jette dans labaie de Delaware après un cours de 270 kil., dont180 navigables. Elle sépare la Pensylvanie des Étatsde New-York et de New-Jersey.
delaware, un des États-Unis de l'Amérique sep-tentrionale, par 77° 16'-78» long. 0., 38" 27-39" 50'bit. N., dans une presqu’île, a pour bornes au N. laPensylvanie, à FO, et au S. le Maryland, à l’E. la riv.et la baie de Delaware; environ 155 kil. sur 40;eh.-L, Dover. L'Étal est divisé en 3 comtés, Kent.Newcastle et Sussex. Sol plat, climat tempéra. Beau-coup de marais; quelques districts très-fertiles, su-perbes pâturages; mines exploitées. — Ge pays futoccupé, dès 1623 par les Hollandais : les Suédois y for-mèrent en 1627 un établissement, la Nouvelle-Suède ;la guerre s'étant allumée entre les deux peuples en1051, les Suédois furent expulsés. Los Anglais dépos-sédèrent à leur tour les Hollandais en 1664 : leur roiCharles II donna la colonie à son frère (Jacques II),qui la vendit en 1682 à W. Pcnri. Ge pays prit unepart active à la guerre de l'indépendance : c'est surson territoire qu’eut lieu la bataille de Itrandywine(1777). Érigé en État libre dès 1776, il se donna uneconstitution en 1792. — L’Etal lire son nom de larivière de Delaware, ainsi nommée de. lord Delaware(voy. ci-dessus), qui a aussi laissé son nom a plu-sieurs comtés des États-Unis. * La population de cetÉtat, suivant le recensement officiel de 1850, est de89.428 bab.
delaware (baie de), bras de mer entre les Etats deDelaware cl de New-Jersey ; 17 kil. sur 41. [Voy. lesdeux articles qui précèdent.)
niiLAWARE-KT-cuiiSAi'EAK (canal de), dans le.s États-Unis, traverse l’isthme qui unit l'État de Delaware aucontinent; 22 kil de long.