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roux de 178!), puis membre du conseil des Cinq-Onls, du corps législatif, enfin du sénat cl de laclnunbre des pairs (depuis 181!)), éclaira surloul laquestion de l'impôt foncier, donna un grand essor àl'agriculture dans la Drôme, el fonda à ses frais unhospice au Bourg-du-Péage, une caisse de secourspour les ouvriers sans ouvrage, et plusieurs autresélaldissemenls philanthropiques, il avait été fait-comte de l'empire.
* DELLOYE (Henri), poêle el journaliste, né à lluyon 1752, mort a Liège en 1811), publia : le Trouba-dour Liégeois , l' Annuaire de Liéye, Almanach lié-geois. M. Ulysse Capitaine a publié une A'olice intéres-sante sur cel écrivain. Liège, 1819.
DELLYS. ville de l'Étal d'Alger (province de Con-slanline), à 75 kil. E. d'Alger, sur la Méditerranée,près du cap Ilengul. Teinturerie. Beaucoup depiralcsjadis. Occupée par tes Français en 1811. Dellys a étébâtie sur les ruines de l'ancienne liiisitcurru.
DKLME, eh.-l. de canton de France (Meurthe), à12 kil. N. 0. de Château-Salins; 000 bah.
DELMENHORST, petite ville du duché d'Olden-bourg, à 81 kil. S. E. d'Oldenbourg, sur la Delnie;1,825 bah. Chef-lieu d'un cercle de même nom.
DELMLMUM, auj. Douvno? capitale de la Dalmatieancienne, au S. E. de Salone et au N. 0. de Narona.Prise en 155 av. ,1. C. par Scip. Nas. Corculuin.
* DELMONTE (l)ieudonné), peintre d'histoire, néà Saint-Trond en 1581, mort à Anvers en 1031, étaitami el élève de Iiubens. Il appartenait à une famillenoble, vécut quelque temps à la cour du due de Ncu-bourg, el servit l'Espagne en qualité d'ingénieurmilitaire. Le musée d'Anvers a de lui la Transfigu-ration, tableau capital d une composition riche elpleine de mouvement el d'cll'et.
* DELMOTTE (Henri-Florent), notaire, archivistede la province de Hainaul, bibliothécaire de la villede liions où il est né en 1798, était un écrivain pleind'érudition el d’esprit, qui réussit surtout dans tegenre que fou est convenu de nommer aménités lit-téraires. Quoiqu'il soit mort fort jeune (en 1839), ila beaucoup écrit : nous citerons do lui : Itecherclieshistoriques sur Gilles de Chili et le dragon; Scènes po-pulaires montoises ; la Vie de Holanil de Lattre ;Voyage de Kaoul-Chouek, facétie dont Oh. Nodier arendu un compte avantageux, etc. M. Goclhals adonné la liste détaillée de ses ouvrages dans l 'Histoiredes lettres, des sciences et des arts en Itelgique.
DELOLME (J. L.), publiciste, né à Genève en 1711),mort en 1800, exerça d'abord la profession d’avocatdans sa patrie, puis’ voyagea pour étudier la consti-tution de divers Étals. Il se fixa en Angleterre où ilresla presque jusqu'à la fin de sa vie, composant desécrits politiques ou écrivant dans les journaux. Mal-gré son mérite il mena une vie misérable : ce qu’ildut à sa passion pour le jeu et le plaisir; il ne fré-quentait que la société la moins relevée. Il est sur-tout connu par le traité de la Constitution d’Angle-terre, 1771, en français, traduit en anglais, 1775, elsouvent réimprimé. C'est l'ouvrage le plus propre àfaire connailro le gouvernement de l'Angleterre et àmontrer sa supériorité sur les autres gouvernementsalors existants.
DEL01LME (Philibert), célèbre architecte français,né il Lyon vers le commencement du xvi" siècle,mort à Paris eu 1577, étudia en Italie, et fut attiré àParis en 1537 par le cardinal du Bellay, qui le litconnaître à la cour de Henri II. Delorme donna pource prince les plans des châteaux d'Anol et de Meudon,et plus tard, pour Gatherine de Médieis, ceux de lacour des Yalois à Sainl-Denis , cl du palais des Tui-leries, dont il fut nommé gouverneur. 11 a laisséquelques écrits sur son ai t, entre autres un traité in-
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litulé ; Nouvelles Inventions pour bien bâtir et a petitsfrais, Paris, 1581. Il a donné son nom à une espècede couverture en charpente qu'il avait inventée.
deijohmk (Marion), femme galante, naquit, suivantDreux du Radier, vers l'an 1012 ou 1015, d une fa-mille bourgeoise du Chatons en Champagne. Elle selia avec Ninon de Lenclos, et partagea avec elle lessull'rages des élégants. Après l'arrestation des princesde Coudé cl de Conli pendant les troubles de laFronde, elle fut sur le point d'être arrêtée elle-même; mais sa mort, qui survint inopinément, em-pêcha l'exécution de l’arrêt (1050). Selon une versionromanesque, elle ne serait point morleàccltc époque,mais elle aurait fait répandre le bruit de sa mort, a linde fuir plus aisément. Tallemanl des Itéaux, son con-temporain , la fait mourir à 3!) ans; et donne sur samort dos détails qui ne peuvent guère laisser dedoute.
DÉLOS, auj. Sdilo ou Dili, une des Cyclades, auN. de Naxos, était consacrée à Apollon et à Diane.Suivant la Fable, Neptune la fil sortir des eaux pourque Latone, poursuivie sur terre et sur mer par lajalousie de Junon, trouvât enfin un asile où elle putmettre au monde ses deux enfants. On n'enterraitpoint les morts à Délos, on les transportai! dans filede Rhénéo qui en était voisine. Tous les 5 ans lesAthéniens envoyaient à Délos une théorie ou dépu-tation sacrée. — Sur la côte 0. de file de Délos étaitune ville du même nom. — Darius et Xercès avaientrespecté Délos pendant les guerres " s, maisles généraux de Mithridalo la ravagèrent entière-ment ; depuis ce temps elle est restée fort pauvre;elle est aujourd'hui inhabitée.
DELPECH (Jacques-Mathieu), savant médecin, néà Toulouse en 1772, mort assassiné en 1832. futnommé, en 1812 professeur de chirurgie clinique àMontpellier, et rivalisa pendant 20 ans avec les pro-fesseurs les plus célèbres, tl a publié un grand nom-bre d’ouvrages importants.
DELPHES, Delphi, auj. Castri, ville delà Phocide,un peu à PO., construite sur la pointe S. 0. du montParnasse, fut d'abord nommé Dgtlio, du serpentPython, iué, dit la Fable, par les tlèehcs d'Apollon,sur le lieu même qu’occupa depuis la ville. Les an-ciens regardaient Delphes comme une ville sacrée,cl la plaçaient au contre de la terre. Son temple etson oracle d’Apollon la rendirent célèbre dans tousles pays habités par des Grecs. (Vog. pythie.) Lesvilles grecques, et même les princes étrangers, en-voyaient à Delphes de riches présents, ou y met-taient leurs trésors en dépôt, en les plaçant sous laprotection du dieu. Aussi les richesses de celle villetentèrent-elles souvent la cupidité. Pendant la guerresacrée (do 355 à 3f5 av. .1. C.), Philomèle, Ouomar-que, Phaylle, Phalèque les enlevèrent presque toutespour défrayer la guerre. L’an 278 av. J. C., les Gau-lois, conduits parBrennus, marchèrent sur Delphes,qui ne fut préservée que par la déroule, qu'ils éprou-vèrent au passage du mont Parnasse.
DELPH1NATUS, nom latin du luermxÉ.
DELPHINO, Delphinium, porl de la Turquie d'A-sie, sur la côte orientale de file de Chio. A 9 kil. dece village s'élève le mont Epos, sur lequel Homère,au rapport des anciens, venait réciter ses vers. Celendroit porte encore aujourdhui le nom A'Ecoled'Homère.
DELR1EU (E. J. Baptiste), autour dramatique, né.en 1701), mort en 1830, fut d'abord professeur deà Versailles. Il a composé une foule depièces : tragédies, comédies, drames, opéras, mélo-drames. Ses meilleurs ouvrages sont : te Jalouxmalgré lui, comédie en un acte, et Artaxerce. 1808,tragédie en 5 actes, Deinétrius, 1815; Léonide, 1830.