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du Taciturne appel*: Prinscnhof; grand arsenal, etc.Faïenceries, fabriques de draps et lainages jadis enrenom. — Delft fut fondée, dit-on, en 107-4-, pai'Go-(lefroid le fiossu, due de la basse Lotharingie. G’eslla patrie de Gérard Van Loon, de Lenwenlioek, deGrotius, de l’amiral Pict-Ilein, * elc. Population en1849, 18,449 bab.
ÜELFZYL, ville forte du roy. des Pays-Bas (Gro-ningue),sur l'Eins, à 25 kil. N. E. de Groninguo.Bon port. Fortifiée par Gohorn.* en 1841),
4,321 habitants.
DELGABO, cap. Yoy. gado.
DELHI ou DEIILI, ancienne ]irovince de lllindou-slan, entre le Laliore au N., l'Agrah au S., l'Aoudeau S. E., le Moullan au S. O. Ce pays a 500 kil. sur270, et compte environ cinq millions d'habitants; ilest arrosé par le Gange et la Djomnab ; le sol est très-fertile. Le Delhi a été le centre de la monarchie desGrands Mogols; aujourd’hui il appartient presque enentier aux Anglais, et forme 0 districts de la prési-dence de Calcutta .Delhi, Bareily, Morahad. Salairan-pour, Meroul et Ilarriana); le reste est désigné sousle nom de Sirhind, et appartient à des princes ou àdes cheiks, vassaux de l’Angleterre. Paltialah , La-diana. Thanesar en sont les villes principales.
Delhi, primitivement Indra-Prast'lia (demeured'Indra), eh.-l. du district de Delhi, dans la prési-dence actuelle de Calcutta, et jadis capitale du roy.de Delhi et de toute la monarchie des Grands Magots,à 1,300 kil. N. 0. de Calcutta, sur la rive droite de laDjomnab, par28“ 42’ lat. N., 74° 4(1’ long. E. Celteville a eu, dit-on, près de 2,000,000 d'habitants ; elleen coniple encore de 200,000 à 300,000. Quoiquedécline, elle a de superbes édifices, notamment laDjema-mesdjid ou grande mosquée. A Delhi résidentAkhar II, l'héritier nominal des Grands Mogols, et unagent anglais chargé de surveiller ce prince. — L'o-rigine de Delhi est inconnue; des souverains hindousy régnèrent, jusqu’en 1193; elle fut ensuite possédéepar des princes afghans ou palans. Tamerlan prit etpilla Delhi en 1398. Elle ne se releva qu’en 1031, épo-que où Chah-Djihan en fit de nouveau le siège del’empire. Très-llorissanle sous le règne d’Aureng-Zeyh, Delhi commença à déchoir à la mort de ceprince. Elle fut prise et inondée de sang eu 1739 parNadir à la tète des Persans, en 1700 par les Malt-raites : le premier pillage valut, dit-on, aux vain-queurs plus de 10 milliards de francs. Les Anglaiss'en emparèrent une première fois en 1701, et uneseconde en 1803. Ils l’ont gardée depuis.
DELILLE (Jacques), poète didactique français, néprès de Clermont en 1738, était fils naturel d'un avocatau présidial de Clermont. Il fut successivement pro-fesseur d’humanités à Amiens, puis au collège de laMarche à Paris; et obtint enfin la chaire de poésielatine au Collège de France. Il donna en 1709 unetraduction des Gcorgiques, qui fut reçue avec uneadmiration universelle, et qui le plaça dès lors aupremier rang des traducteurs en vers. Il fut reçu àl’Académie française en 1774. Il publia en 1782 sonpoème des Jardins, qui eut aussi beaucoup de succès.En 1784, il accompagna Choiseul-Goullier dans sonambassade à Constantinople ; et en visitant le beausol de l'Asie et les ruines de la Grèce, il conçut leplan du poème de l’Imagination. Ruiné par la révo-lution , il s'éloigna de Paris; alla d’abord passer unan à Saint-Dié en Lorraine: puis parcourut la Suisse,I Allemagne, l'Angleterre, marquant son séjour danschaque pays par quelque oeuvre nouvelle. Il revinten France en 1802; s’y maria; reprit sa chaire auCollège de France; publia plusieurs ouvrages, fruitde son exil : et mourut en 1813, travaillant au poèmede la Vieillesse. Il était depuis plusieurs années
afiligé d’une cécité complète. On refuse généralementà Delille le génie et l'invention, mais on le met aupremier rang pour l’art de la versification et pour letalent descriptif. Outre les Gcorgiques (1709), et lesJardins (1782), on a de lui : l’Ilomme des Champs.1800; la l‘itic, 1803; une traduction en vers de l’É-néide, 1804, et du Paradis perdu, de Millon, 1805;l'Imagination, 1800; les Trois Itègnes de la Sature,1809; la Conversation , 1812; des Poésies r es.une traduction de VEssai sur l’Homme, de Pope,1821, posthume. Les oeuvres de Delille ont été pu-bliées par Michaud, 1824 , Kl vol. in-8°, et par le li-braire Lefèvre, avec noies, 1833, 1 vol. grand in-8".Ou les a réunies en un seul volume compacte dans lePanthéon littéraire. Delille porta quelque temps letitre d'abbé, parce qu’il possédait l'abbaye de Sl.-Sé-verin : * c'était un bénéfice simple qui n’exigeait pointl'engagement dans les ordres sacrés. Pendant la ré-volution française, Delille fut arrêté et traduit devantle comité révolutionnaire. Bientôt on lui demanda, aunom de Robespierre, des vers pour la fêle de l'Etresuprême : un refus était impossible ; Delille composaalors son Dithyrambe sur l’immortalité de l'Ame, oùen consolant les opprimés, il osait effrayer les op-presseurs par l'idée de l’immortalité. Napoléon neput obtenir de Delille un seul hémistiche : il le trouvafidèle à ses affections pour les Bourbons, et insensibleaux richesses, aux décorations, aux honneurs. Lenom de Delille passera à la postérité, environné decette gloire pure que donne l’accord d’une belle âmeet d'un beau talent.
BELISLE (Guillaume), géographe du roi, né àParis en 1975, mort en 172(i, a un grand nom-bre de cartes bien préférables à toutes celles qu’onavait alors. Il cuira en 1702 à l’Académie des sciences,et fut chargé d'enseigner la géographie à Louis XVencore enfant. Outre ses cartes, on a de lui un Traitedu cours des fleuves. Delisie est le premier qui ait ré-formé toute la géographie d après les observationsmodernes des voyageurs et des astronomes. — Lafamille de Delisie a produit plusieurs autres savants .Glande Delisie, père du précédent, qui a laissé plu-sieurs ouvrages d’hisloircel de chronologie; Joseph-Nicolas, frère cadet de Guillaume, astronome distin-gué, professeur au Collège de France, qui eut pourélèves les astronomes Lalande el Messier.
iiKUSLE de sales (J. B. isoARD, dit), écrivain mé-diocre, né à Lyon en 1743, mort à Paris en I8K1, selia avec les philosophes el publia un grand nombred écrits dont les plus connus sont : Philosophie de lanature, 1799, 4 vol. in-8° (porté à 10 vol. dans une7 e édition, 1804) ; cet ouvrage fut poursuivi et brûléau Ghàlelet; Philosophie du bonheur. 1799; elc. Onl'a surnommé le Singe de Diderot. Il a cependantcombattu le matérialisme et l’athéisme.
DELIUM, ville de Itéolic, vis-à-vis de l’île d'Eu-bée. au S. E. d'Aulis. Il s'y livra une bataille entreles Thébains et les Athéniens, l'an 424 av. J. G.
DELL A-MARI A (Domenieo), eomposi leur, d’origineitalienne, né à Marseille en 1794, passa dix ans enItalie, reçut les leçons de I’aisiello, fit jouer en 1799le Prisonnier (paroles d’Al. Duval), opéra-comiquequi excita l'enthousiasme. Il donna en quatre anssix autres opéras, et mourut en 1800 à 39 ans. Sonmérite réside surtout dans la naïveté.
BELLE, Datlenried en allemand, ch.-l. de canton(Ilaut-Rhin), à 17 kil. S. E. de lséfort, au pied d'unrocher qui portait un château détruit par tes Fran-çais en 1974 ; 800 bab.
BELLEY (de), famille noble originaire, du pays deYaud, s'établit en France au xvn c siècle.—Pierre deDelley d'Agier, né à Romans en 1750, mort eu 1827,député de la noblesse du Dauphiné aux états géné-