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Tome premier.
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coup (le douceur par MMliridate leur roi, jusqu'il lafin de sa vie, 87 ans av. J. 0.

démétrius de Phalère, célèbre oraleur et hommed’Etat d’Athènes, s’attacha au parti des Macédoniens,et fut élu , par leur influence, archonte décennal,l'an 318 av. J. C. Il gouverna sagement, et les Athé-niens, charmés de son gouvernement, lui élevèrent360 statues de bronze, il y avait dix ans qu'il gou-vernait la république, lorsque Démélrius Poliorcètes'empara de la ville, et proclama la liberté desAthéniens, pour les soustraire à l'influence macédo-nienne. Démétrius de Phalère perdit dès lors toutson crédit ; il se relira en Égypte, où Ptolémée La-gus l'accueillit avec honneur. On dit que le musée

et la célèbre. 2 d’Alexandrie furent créés

par son conseil. A la niorl de Ptolémée Lagus (383),Ptolémée Philadclphe, successeur de ce prince, irritécontre Démétrius qui avait voulu l'éloigner du trône,le relégua dans la liante Égypte, où il le fit garderavue. Démélrius, ne pouvant supporter la captivité,se donna la mort, en se faisant piquer par un aspic.Il avait composé des harangues et des histoires donton n'a plus rien aujourd'hui. Il nous reste, sous sonnom, un Traité de l’élocution, publié par Schneider,Altenbourg, 1779, in-8°.

démétrius cantacuzène, fut nommé deux fois hos-podar de Moldavie au commencement du xvn c siè-cle, et se fit détester des Moldaves par sa tyrannie.Il voulut accuser d’intelligence avec les Dusses legénéral moldave Constantin Cantemir afin de s’endéfaire; mais sa fraude ayant été découverte, il futexpulsé et remplacé par Constantin lui-même.

DÉMÉTRIUS CANTEMIR. VoiJ. CANTEMIR.

DÉMÉTRirs ou DMiTRi, fils dlwan IV, czar de Rus-sie, était encore au berceau à la mort de son père.Il était le seul frère et l'héritier du nouveau czar,Fédor P' r . L'ambitieux Roris Godounow le fit lâche-ment assassiner en 1592, espérant se frayer par làle chemin au trône. — La disparition de Démélriusfournit à une foule d’imposleurs l’occasion de. sefaire passer pour le véritable héritier du trône. L’und'eux, dont le vrai nom était Grégoire Olrepiefl’, etqui était moine, se fil reconnaître pour souverain en1005; et conserva quelque temps la couronne. Lesfaux Démélrius ne cessèrent de se montrer qu'à l a-vénemenl de la maison de Romanov (1613).

DEMIDOFF, riche famille russe, a pour tige De-mide, armurier fondeur à Toula (gouvernement deMoscou), qui fut chargé par Pierre le Grand de fon-dre les canons dont ce prince avait besoin pour scsnombreuses expéditions militaires, et qui secondapuissamment l’activité du czar. Il découvrit en 1725les mines de Koliwnn dont l’exploitation l’enrichit.—Il laissa un fils, Nikila, et plusieurs petits-fils, quitous se distinguèrent dans la même carrière, et fini-rent par amasser une fortune colossale. Les plusconnus sont : Procope üemidoff, né à Moscou vers1730, qui exploita avec un grand profit les mines defer, de cuivre et d'or des monts Curais; et NicolasNikilieli-, comte de Demidofï, zélé philanthrope, néen 1773 près de Saint-Pétersbourg. Il dota sa patriede ^ eurs industries, y créa des établissementsd’utilité publique, porta au plus haut degré de per-fection 1’exploilalion des mines, et se fit par son in-dustrie un revenu qui s’élevait à 3 millions. II passases dernières années en France et en Italie, vivantdans la société des savants, et répandant autour delui d’innombrables bienfaits. Il mourut à Florenceen 1828. — Il a laissé deux fils, Paul et Anatole De-midofT, qui, en héritant de sa fortune, ont conservésa bienfaisance et son goût éclairé pour les lettres.L’un d’eux, le comte Anatole, s’est allié à la famillede Napoléon en épousant inc des nièces de celui-ci.

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fille de Jérôme, comte de Montfort (1810). Il vit aFlorence.

DEMIR-HISSAR, c.-à-d. château de fer, jadis lie-raclea, ville de la Turquie d’Europe, à 90 kil. N. E.de Salonique, sur un mont au haut duquel est unvieux château fort; 8,000 hab.

demir-kapou, c.-à-d. porte de fer, défilé célèbreet très-important, de la Turquie d'Europe, dans leRalkan, mène de Selimnia en Roumélie à Slarékaen Rulgarie. — Autre défilé du Daghestan. Voy. der-

BENI).

DEMMIN, ville des Etats prussiens (Poméranie), à97 kil. N. 0. de Stettin, sur 3 riv. (Peene, Tollense,Trebel) ; 5,300 hab.

DÉMOCÉDE, médecin de Crolone, né vers 538 av.J. C., vécut quelque temps à la cour de Polycrale,tyran de Samos, dont il gagna la faveur; après lafin tragique de ce prince, il devint esclave du roijlePerse, Darius. Le grand roi s’étant luxé le pied à lachasse, Démocède put seul le guérir; il fut dès lorsrendu à la liberté et comblé de richesses et d’hon-neurs par ce prince, qui voulut le retenir à sa cour.Néanmoins, Démocède, préférant sa patrie, renonçaà tous ces avantages pour retourner a Crolone.

DÉMOCRITE, philosophe grec, né à Abdère versl'an 400, ou, selon d’autres, 170 av. J. C., fut élevépar des mages, qui étaient restés dans son pays aprèsl'expédition de Xercès en Grèce ; étudia sous Leu-cippe; voyagea en Égypte et en Asie, pour augmenterson instruction ; et dissipa sa fortune dans ces voyages,ainsi que dans les expériences qu’il fit en étudiant lanature. De retour dans sa patrie, il lut devant lesAlidérilains un traité qu'il avait composé sur leMonde; ses concitoyens en furent tellement charmésqu'ils lui firent présent de 50 talents. La bizarreriede son genre de vie le fit plus tard passer pour fou,et les Abdéritains appelèrent Hippocrate pour leguérir; mais le sage médecin, après l'avoir entendu,déclara aux Abdéritains qu’ils étaient plus fous quelui. Il vécut, dit-on, 109 ans. Déinoerite riait sanscesse des folies humaines ; on l’oppose à Heraclitequi, dit-on, pleurait toujours. Comme Leucippe, sonmaître, Démocrile expliquait tout par les atomes, lemouvement et le vide. Il admit, pour expliquer laconnaissance des corps, des imayes ou idoles qui,émanant des objets, sont reçues par nos sens. Mul-lach a recueilli les Fragments de ltémocrite, Rerlin,1813. G. Ploucquet. a écrit : De Placitis Democriti, 1767.

DEMONA (val di), une des 3 anciennes divisionsde la Sicile, ainsi nommée de ce qu’elle renfermaitl’Etna, qui, dans les superstitions vulgaires, était re-gardé comme le séjour des démons; elle comprenaitle N. E. de la Sicile cl avait pour ch.-l. Messine. Auj.elle forme l’intendance de Messine et une partie decelles de Païenne et de Catane.

DEMONTE, ville des Étals sardes (Coni), à 19 kil.S. 0. de Coni, sur la Stura; 6,000 hab.

DÉMOSTHÉNES, te prince des orateurs grecs, néà Athènes l'an 381 av. J. C., suivit les leçons d’Iséeet de Platon et plaida dès l’âge de 17 ans*contre sestuteurs qui voulaient le dépouiller de son bien. Ilgagna sa cause; mais lorsqu'il voulut parler dansl'assemblée du peuple, il fut loin d'avoir le mêmesuccès : l’imperfection do son style et plus encoreun vice de prononciation le rendirent ridicule et lefirent couvrir de huées. II alla vivre alors pendantplusieurs années dans une retraite profonde , se mità lire et à relire les grands maîtres, surtout Thucy-dide; lutta contre les vices de son organe, en s’exer-çant à parler avec des cailloux dans la bouche et aubruit des vagues de la mer. Etant ainsi parvenu àforce de constance à corriger tous ses défauts, il re-parut en public à l’âge de 27 ans, et emporia tous les

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