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suffrages. Après avoir passé quelques années au bar-reau il enlra dans l'administration publique, et futbientôt porté aux plus liantes charges. Il employalout son crédit et toute son éloquence à combattre lesprojets ambitieux de Philippe, qui méditait l'asser-vissement de la Grèce; prononça contre ce princeces admirables harangues connues sous le nom del’hilippiques et lYOlynthiennes; et réussit enlin àformer contre Philippe une ligue, à la tête de laquelle«'(aient Athènes et Thèbes. il combattit lui-même àChéronée contre le roi de Macédoine (338 av. J. C.J,mais il ne fut pas heureux. Malgré ce mauvais ré-sultat, il n’en conserva pas moins son influence.A la mort de Philippe, il chercha à rallumer laguerre ; mais Alexandre, déjà vainqueur de Thùbes,se lit livrer les orateurs d’Athènes; et Démoslhènesne dut la liberté qu’à la générosité du jeune prince.Quelques années après, il fut exilé sur l'accusationde s’êlre laissé corrompre par llarpalus , qui s’étaitrévolté contre Alexandre, et cherchait à soulever lesAthéniens ; mais dès que le roi fut mort, on le rap-pela. Il reprit tout son ascendant, et fit déclarer laguerre à Antipater, gouverneur de Macédoine. LesAthéniens ayant échoué, Antipater exigea qu’onlui livrât Démoslhènes, ainsi que tous les orateurs.Il s’enfuit alors dans l’île de Calauric; et se voyantprès de tomber entre tes mains de son ennemi, ils'empoisonna, l’an 322 av. J. G. On admire surtoutdans Démoslhènes la concision, l'énergie, le mou-vement, le sublime. Ge grand homme travaillaitbeaucoup ses ouvrages, ce qui faisait dire à ses en-vieux que ses harangues sentaient l’huile. Ceux deses discours que. l'on estime le plus, avec les Vhi-lippiques et les Olynthiennes, sont le discours surY Ambassade d'Eschine, dans lequel il accusait cetorateur de s'être laissé corrompre par Philippe, etle discours pour la Couronne, où il justifie Clésiphonqui avait proposé de lui décerner une couronne d’oren récompense de ses services, et qu'Esehine accusaitpour celte proposition. On a de Démoslhènes 61 dis-cours, 05 exordes, et 0 lettres écrites au peuple d'A-thènes pendant son exil. Les éditions les plus esti-mées de ses œuvres sont celles de .1er. Wolff, avecversion latine, Bâle, 1549, souvent réimprimée; deIteiske, dans ses Oratores yræci, Lcipsick, 1770-75;de Bekker, dans les Oratores Atlici, Oxford, 1822,Leipsiek, 1823, tom. 1-1V; de Dindorf, 1825, et cellequi a été publiée à Londres, 1827, 10 vol. in-8°, avecles notes des commentateurs. Ses harangues ont ététrad. en français par l'abbé Auger, 1777, 5 vol. in-8“;nouvelle édition, revue par J. Planche, avec le grec,1819-1821, 10 vol. in-8°, et par M. Stiévenarl, 1842.Sa Vie a été écrite par Plutarque et Libanius; sonÉloge, par Lucien.
nÉjiosTiiËMis,général athénien, remplaça Alcibiadedans le commandement de la Hotte qui "devait con-quérir la Sicile (410), fut chargé avec Nicias de laconduite de celle expédition, et attaqua Syracuse.Après de nombreux revers, il fut enfin complètementbattu et se tua de désespoir; d'autres disent qu'iltomba entre les mains des Syracusains, qui le firentpérir cruellement.,
DEMOLBS (Pierre), né à Marseille en 1702, morten 1795, fils d’un pharmacien deMarseille.il étaitdéjà un chirurgien distingué lorsque, par le conseild’Antoine Petit, il se livra au traitement des mala-dies des yeux. Il y oblinl bientôt un grand succès, etenrichit de plusieurs découvertes la chirurgie ocu-laire.—Son fils, Antoine-Pierre, né à Paris en 1702,mort en 1836, poussa au dernier degré l’habiletédans son art; on lui doit entre autres perfectionne-ments la première opération de pupille artificielle. Ila laissé un Traité des maladies des yeux, Paris, 1818,
3 vol. in-8“, où sont consignés les fruits de 1 expé-rience du père et du fils. ,, v .,
DEMOUST1ER (Chartes-Albert), écrivain, neuUi-lers-Colterets en 1700, mort en 1801, exerç . '
lemps avec distinction la profession d’avocat, cl en-suite se livra entièrement à la littérature. On a uelui : Lettres à Êmilie sur la mythologie, 1780-1 /.t»,ouvrage mêlé de prose et de vers qui eut du succèsmais auquel on reproche beaucoup d'afféterie ; < eConciliateur, comédie en 5 actes; les Femmes, co-médie en 5 actes ; Alceste à la campagne, comédie,l’Amour filial, Agnès et Félix, opéras; le Siège ueCytliére, etc.
DEMPSTER (Thomas), savant écossais, né en 13) J,mort en 1025, quitta son pays à cause de son atta-chement au catholicisme; enseigna les humanités aLouvain, à Paris, à Rome et à Bologne où il mourut.On a de lui ; Etruria regalis, composée par ordre deCosme H de Médicis, et publiée seulementen 1723, etc.
DENAIN, com. du Hainaut français, auj. dans ledép. du Nord, à 9 kil. N. E. de Bouchai)) ; 5,150 bah.Le maréchal de Villars y remporta eu 1712, sur lesImpériaux et lesllollandais, commandés par le princeEugène, une victoire éclatante qui sauva la Francemenacée d’une invasion. Mines de houille; forges im-portantes, laminoirs, fonderies. * Cette commune estprès de l’Escaut, et a une station du chemin de ferqui mène d’Aliscon à Valenciennes. On y trouve desbrasseries importantes, et des fabriques de sucre debetterave. En 1781, Louis XVI fit ériger sur la roulede Paris à Valenciennes, à l’endroit où aboutit lechemin de Denain, un obélisque qui rappelait la vic-toire de Villars : ce monument fut abattu pendant larévolution française, et relevé à l'époque de la res-tauration. Il y avait à Denain une abbaye ou un cé-lèbre chapitre de chanoinesses, dont la fondation re-montait à l’an 784.
DENAMBUC (Diel), marin , d'une famille noble deNormandie, partit de Dieppe en 1023, prit posses-sion pour la France de file Saint-Christophe, dont ildevint gouverneur, lit occuper la Guadeloupe par unde ses lieutenants, occupa lui-même et colonisa laMartinique en 1035, et y bâtit le fort Saint-Pierre. IImourut en 1036.
DENANA, nom latin de la ville d'ADERDEEix.
DENB1G11, ville d'Angleterre ;pays de Galles), ch.-1.d'un comté, à 330 kil. N. O. de Londres; 3,800 liai).Ruines d'une ancienne abbaye de bénédictins demême nom. — Le comté de Dcnbigh, situé entre lamer d'Irlande cl tes comtés de l’lint et de Caernar-von, a 75 kil.sur 35, et 83,000 hab.Pays montagneux,belles et fertiles vallées ; plomb, houille.
DENDElt, rivière de l’Abyssinie, prend sa sourceprès de celle du Bahr-el-Azrek, arrose le Sennaar, etva se jeter dans le Bahr-el-Azrek après un cours de450 kil.
DEN DERAH, Tentyra ou Tentyris, ville de lahaute Égypte, à 80 kil. S. E. de Djirdjeh, à 10. duNil. Ruines magnifiques, parmi lesquelles on dis-tingue celles du grand temple où se trouvait le fa-meux zodiaque transporté en France en 1821, et àl'aide duquel on a voulu, bieu à lorl, faire reportertrès-haut l'origine de l’astronomie égyptienne. Il pa-rait que ce zodiaque ne remonte pas au delà desPtolémées.
* ÜENDERBELLE, com. rur. de Belgique, sur laDcndre, prov. de la Flandre orientale, arr. adm. etjud. de Termonde, dont cette commune est à 4 kil. ;1,104 liai).
* DENDERIIAUTEM, com. rur. de Belgique, prov.de la Flandre orientale, arr. adm. d’Alost, arr. jud.et à 35 kil. d'Audeuarde ; 3,373 hab. Commerce degrains, de lin et de colza.