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Tome premier.
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1191-1192
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DHN — I)EN

ran, lyran de Syracuse, (liait fils d'un homme obscurcl fut d’ahord soldai. 11 se signala par ses exploitsdans les guerres des Syracusains contre les Cartha-ginois; puis, profilant de l'empire qu’il avait surles soldais, il se fit proclamer souverain dans Syra-cuse par l’armée, 403 av. J. G. Il repoussa les Car-thaginois qui tentaient de conquérir la Sicile; maisayant laissé prendre la ville de Gela, les Syracusainsse révoltèrent contre lui. Il réussit à étouffer la sé-dition; mais dès ce moment il devint inquiet, cruel,et se rendit odieux à ses sujets, il était si soupçon-neux, qu'il n’admettait jamais sa femme et ses en-fants dans son appariement sans les fouiller. Il fit,dit-on, creuser dans le roc d'immenses souterrains,disposés de manière à ce qu’il entendit tout ce quise disait autour de lui. Denys protégeait les philoso-phes et les poêles, et il faisait lui-même quelquefoisdes vers. Une de ses tragédies ayant été couronnéeà Athènes, il fut plus flatté de celte victoire que detoutes celles qu’il avait remportées sur les champsde bataille; il ordonna que l’on rendit aux dieux desolennelles actions de grâces, et fil préparer un fes-tin magnifique. U se modéra si peu dans ce repasqu'il mourut d'une indigestion, l’an 308 av. J. G. Ilétait âgé de 03 ans, cl en avait régné 38.

i)i;xvs le Jeune, fils du précédent, succéda à sonpère, l’an 308 av. J. G. 11 appela le philosophe Pla-ton à sa cour et parut vouloir se conduire par sesconseils; mais il le chassa bientôt et se livra à ladébauche et à la cruauté. Ayant banni Dion son beau-frère, celui-ci reparut bientôt, avec quelques troupes,emporta Syracuse en trois jours, et en chassa lelyran, l’an 337 av. J. G. Dcnys y rentra 10 ans après,et en fut encore chassé par Timoléon , général desCorinthiens. Alors il se réfugia à Gorinlhe, où il sefit, dit-on, maître d'école pour subsister.

dents d'IIalicarnasse, historien et critique, né àHalicarnasse en Carie, vint à Home fan 30 av. J. G.,et y publia vers l’an 7 av. .1. G., sous le titre d’.4nti-quités romaines, un savant ouvrage qui contenaitl'histoire des premiers temps de ltome jusqu’àl’an 260 av. J. G. Il se composait de 20 livres; il nenous en reste malheureusement que les II premiersavec des extraits et des fragments des antres. Il aaussi laissé des ouvrages de critique et de rhétoriquetrès-estimés : De l’arrangement des mots; llhétori-que; Jugements sur les anciens écrivains; Examende Lysias, Isocrate, Isée, Dinarque; Examen du stylede Thucydide, de l'Éloquence de Démosthènes, etc.Toutes les œuvres de llenys d'IIalicarnasse ont étépubliées par Sylburge, Francfort, 1386, in-fol.,grec-latin; parlteiske, Leipsick, 1771, G vol. in-8".

dents de Th race, surnommé le Grammairien, étaitoriginaire de Thrace, mais naquit à Alexandrie. Illut disciple d'Aristarque et enseigna les hellcs-lcllrcsà Rome du temps de Pompée. On lui doit une Gram-maire grecque, publiée parFabricius dans le tome VIIde la Bibliothèque grecque, et par Bekker, Anecdolagrœca, tome II, Berlin, I81G.

dents le Périégèle, écrivain grec, auteur d'unpoème sur la géographie, intitulé : Pcriegesis, elc.,ou Voyage autour du monde, vivait, à ce qu'on croit,dans le i" siècle de notre ère. Ce poëme a été tra-duit en vers latins par Priscianus, Avienus et Papius,en prose latine par II. Étienne, et en vers françaispar Bénigne Saumaisc, 1397. La meilleure éditiondu Periegesis, avec les traductions latines, est celled’Oxford, 1717.

denys (saint), dit l’Aréopagite, était un des jugesde l'Aréopage quand saint Paul comparut devant cetribunal ; converti par le discours de l'apôtre, Denysfut établi par lui premier évêque d’Athènes, et futbrûlé vif vers l'an 93 de J. G. On a sous son nom

des écrits mystiques qui paraissent avoir etc com-posés vers le v c siècle, et dont l'auteur est inconnu-(les ouvrages sont au nombre de quatre : De la Hié-rarchie céleste ; De la. Hiérarchie ecclésiastique ; DesNoms divins ; De la Théologie mystique. Envoyés enprésent à Louis le Débonnaire par un empereui(l'Orient, ces écrits obtinrent un grand crédit, et de-vinrent un des éléments de la philosophie scolasti-que. Ils contenaient une application du platonismeet. de la doctrine de l'émanation au christianisme-L’édition la plus estimée de ces ouvrages est celle dÇB. Gorder, Paris, IGM, in-fol., grec-latin. Ils ont detraduits en français par l’abbé Darboy, 1841, in-8”.On le fête le 3 octobre.

denys (saint), apôtre des Gaules, fut envoyé deRome dans les Gaules vers 230, fut le premier évo-que de Paris, fonda plusieurs églises en France, etsouffrit le martyre avec Rustique et Eleulhère scscompagnons vers 272, pendant la persécution de Va-lérien. Il fut mis à mort près de Paris, selon les uns,à Montmartre ( mons Martyrum) , selon les autres aSt.-Denys. On l'honore le 9 octobre. On dit qu'aprrsson martyre il avait marché, portant son chef dansses mains : cette tradition vient peut-être de ce que,pour rappeler son supplice, on le représentait la têteséparée du tronc, et qu'on plaçait sa tète entre sesmains.

denys, surnommé le Petit à cause de sa taille,moine originaire de Scythie, vint à Rome vers SOI),y fut fait abbé d'un monastère, s'acquit une granderéputation par des ouvrages sur la discipline ecclé-siastique et la chronologie, et mourut en 340. On ade lui des recueils de Canons apostoliques (publiéspour la première fois en IG28, in-8°, par Justel) ; desDécrétales ; (les versions latines d'ouvrages de saintPacûme, etc. Ge fut Denys le Petit qui introduisit l'u-sage de compter les années à partir de la naissancede .f. C. ; il trouva une période de 332 ans qui com-mençait à l'année même de l'incarnation, et qu'onappela, d’après son nom, période dionysienne.

denys, roi de Portugal, né à Lisbonne en 12G1 ,mort en 1323, succéda en 1279 à son père Al-phonse III, et mérita les beaux noms de Père de lapatrie, de Itoi. libéral et lioi laboureur, par les char-tes qu'il octroya à scs sujets, chartes qui protégeaientle peuple contre les seigneurs, et encourageaient lesarts et l'agriculture. Il fit avec avantage la guerrecontre la Castille, et l'Aragon, pour la défense desdroits des infants de Lara. En 1310 il embrassa avecchaleur la cause des Templiers, soutenant leur inno-cence. Quand l’ordre eut été détruit, il en recueillitles débris, cl les admit dans un ordre nouveau, qu'ilcréa en Portugal sous le nom d’ordre du Christ[voy. ce mol). Dcnys fonda la première université duPortugal (à Co'imbre, 1291), et créa la marine du pays.

* denys (Jacques), peintre d'histoire, élève de Jor-daens, né à Anvers en 1643, passa la plus grandepartie de sa vie en Italie. Son talent lui valut la pro-tection du duc de Mantour et du duc de Florence. Ilrevint mourir à Anvers. Tous scs tableaux sont enItalie.

¥ denys (Pierre), artiste ciseleur en serrurerie, néà Mous en 1G38, mort à Paris le 20 mars 1721, alla seperfectionner à Rome et à Paris jusqu’en 1690, annéedans laquelle il entra dans l’ordre de Saint-Benoît,en qualité de commis, nom sous lequel on désignaitun laïque qui s’engageait à exercer son art selon lesordres de son supérieur. On doit à Denys entre au-tres ouvrages remarquables : la Grille, la Balustradeet les Hampes de l’abbaye de Saint-Denis (détruitesà la révolution); la Grille du chœur des religieusesde Chelles; les Grilles de la cathédrale de Meaux ; laPorte du chœur de Notre-Dame de Paris.