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religieuses el morales, comme Arnaud, Bossuol, Fé-nelon, Nicole, et la plupart des jansénistes de Porl-Itoyal ; tantôt pour battre en brèclie toutes lescroyances; Bayle descend en ligne direcle de celteclasse particulière de cartésiens. Après une vogue deplus d'un demi-siècle, le cartésianisme s'éclipsa ra-pidement devant la faveur qui s'attachait aux systè-mes nouveaux de Locke, de Newton, de Leibnitz;cependant il continua d’être en France la philosophiedominante jusqu'à Condillac.
DESCHAMPS (Eustache), dit Morel parce qu’il futprisonnier chez les Mores, vieux poëto français , néau milieu du xiv c siècle à Vertus en Champagne,mort en 1321, suivit la profession des armes. Sonouvrage le plus étendu est intitulé : Miroir de la Vé-rité. Il a écrit un grand nombre de fables; la Fon-taine en a imité quelques-unes, notamment la Cigaleet la Fourmi et le Conseil tenu par les Itats. JL Cra-pelet a publié en 1832 un choix de ses poésies.
deschamps (François-Michel-Cbrélien), poète néprès de Troycs en 1083, mort en 1737, fut abbé, puismilitaire, et enfin financier. On a de lui plusieurs tra-gédies : Caton d‘Utique, 1715; Antiochus el Cléopâtre,1717 ; Médus, 1739.
* deschamps (Barthélemi), religieux franciscain, néà Liège en 1(115, mort en 1678, devint gardien descouvents de Vcrviers et de Bolland. il voyagea long-temps en Orient, fut nommé supérieur des Cordeliersde Sidon, revint à Liège, et y publia un Voyage de laTerre Sainte et du Levant, in-12.
ÜESCOUTURES, gentilhomme normand. Foj/.cou-tekes (des).
DESENZANO, ville du roy. Lombard-Vénitien, à25 kil. S. E. de Brescia, sur le lac de Garda; 3,600hab. Bon port. Pèche active. Vins estimés.
DÉSEItTES (îles), groupe d’îles de l’océan Atlan-tique, à l’E. de Madère, par 32° 30' lat. N., 18° 55'long. O. Auj. elles ne méritent plus leur nom, on ytrouve plusieurs couvents, au milieu de bois d’oran-gers. L'ÎIe qu'on nomme la Table-Déserte est fertileet donne surtout de bon vin.
DES ESSARS (Pierre), surintendant des financesde France sous Charles VI, dut son élévation à laprotection du duc de Bourgogne Jean-sans-Peur. Enl it 1 il était prévôt de Paris, et les Parisiens lui don-nèrent le litre de Père du peuple pour avoir assuréles approvisionnements de la capitale au milieu destroubles qui l'agitaient; mais il ne sut pas conserverlongtemps leur amour. On l’accusa d’avoir dilapidéles finances de I'Ëtal; il fut obligé de fuir, et de-meura quelque temps caché dans ses terres; il cher-cha ensuite à rétablir son crédit en s'attachant auduc de Guyenne, et s’empara de la Bastille au nomde ce seigneur. Mais il y fut assiégé, obligé de serendre, poursuivi comme dilapidateur, accusé d'a-voir voulu enlever le roi, condamné à mort et exécutécil 1313.
DESESSARTS (Denis deciianet, dit), comédien,né à Langres en 1730, mort en 1793, joua avec ungrand succès les financiers. Il était d une grosseurénorme.
DESESSARTS (Nicolas lemotne), né en 1733, morten 1810, d'abord avocat, puis libraire, est auteur ouéditeur d’un grand nombre de volumineux ouvrages,dont les plus connus sont : Causes célèbres, 1773-1789,196 vol. in-12; Bibliothèque de l’homme de goût,1798, 3 vol. in-8°; Siècles littéraires de la France,1800-1803, 7 vol. in-8».
DESESSARTZ (Jean-Charles), docteur régent dela faculté de médecine de Paris, membre de l’In-stitut, né à Bragelogne (Aube) en 1729, mort en 1811,a donné : un Traité sur l'éducation corporelle desenfants en bas âge, 1760, in-8”; Discours sur les in-
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himations précipitées; Mémoire sur la musique;Traité sur le croup, Paris, 1807.
DESËZE (Raimond-Romain),avocat, né à Bordeauxen 1750, plaida d’abord au parlement de cette ville ; fu tappelé à Paris par Vergennes, alors ministre ; défendità son début la cause des tilles d'Helvétius ; fil acquitter,en 1789, ltezenval, accusé de trahison; fut choisi parLouis XVI pour être adjoint à ses défenseurs, Tron-che! et Matesliei'bes; et prononça avec courage la dé-fense du roi à la Convention , le 26 décembre 1792;il fut par suite arrêté comme suspect, et ne sortit deprison qu’après le 9 thermidor. Sous le directoire etl’empire, il se tint éloigné de toute fonction publique.En 1813, il fut nommé président de la cour de cas-sation el pair de France; il entra à l'Académie enmai 1816, et mourut en 1828.
DESFAUCHERETS (J. L. brousse), né à Paris en1732, mort en 1808, a donné plusieurs comédies quibrillent par l’esprit, et dont la meilleure est le Ma-riage secret, 1786, en 3 actes et en vers. Il a rempliavec intégrité des fonctions municipales pendant larévolution.
DESFONTAINES (l'abbé P.-Franç. guyot), criti-que, né à Rouen en 1685, mort à Paris en 1733, étaitfils d'un conseiller. Il entra d'abord chez les Jésuites,mais il les quitta en 1715. Ii prit alors le rôle d’aris-tarque el publia, soit seul, soit avecFréron, Gras-set, etc., différents recueils périodiques : le Nouvel-liste du Parnasse (1731) ; Observations sur les écritsmodernes; Jugements sur les écrits nouveaux.
desfoiytaines (Guillaume-François fouques dks-d.ayes, connu sous le nom de), écrivain français, néà Caen en 1733, mort en 1823, coopéra à la publica-tion de la Nouvelle Bibliothèque des romans, el donnaseul, ou en société avec MM. Barré et Itudet, ungrand nombre de pièces de théâtre.
desfom’aixes (René-Louis), botaniste, né à Trem-bley (Ille-et-Vilaine) en 1750, mort en 1833, fut reçumembre de l'Académie des sciences en 1783; etpartit aussitôt pour l’Afrique afin d'étudier la tlorodes côtes de Barbarie. De retour de son voyage en1786, il en publia le résultat sous le nom de FloreAtlantique, Paris, an vi (1798), 2 vol. in-3°, avecplanches. On lui doit aussi des observations nouvellessur le dattier, le lotos de Libye, le chêne à glandsdoux, un Mémoire sur l’irritabilité des plantes ; l’ His-toire des plantes et des arbrisseaux qui peuvent êtrecultivés en France en pleine terre , 1809; des Expé-riences sur la fécondation artificielle des plantes,1831.
* DESFORCES (Pierre-Jean-Baptiste choudard) ,poète dramatique né à Paris en 1736, y est mort en1806. Contraint par ses parents d’apprendre la méde-cine, il l'abandonna pour la peinture, qu'il quittaégalement pour se faire comédien. En 1782 il re-nonça à monter sur le théâtre pour se livrer unique-ment aux lettres. Ses pièces qui eurent le plus desuccès sont : Tom-Jones à iMidres, comédie en5 actes et en vers; l'Epreuve villageoise, opéra en
2 actes; la Femme jalouse, comédie en 5 actes et euvers : c’est, le meilleur ouvrage de l’auteur ; Tome-Joncs et Fellamor, comédie en 5 actes et en vers : elleest inférieure à Tom-Jones à I.ondres, dont elle estla suite; le Sourd ou l’Auberge pleine, comédie en
3 actes el en prose. Desforges est, en outre, auteurde romans licencieux.
desforges-maillard (Paul), né au Croisic en Bre-tagne en 1699, mort en 1772. Du fond de sa pro-vince , il adressait de mauvais vers au Mercure:le rédacteur do ce journal lui avait signifié qu'iln’insérerait plus rien de lui. Alors il imagina d’a-dresser ses poésies sous le nom d'une muse bretonneimaginaire, mademoiselle Materais de la Vigne. Elles