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Tome premier.
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1197-1198
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DESBASSYNS un iuchoont (Phil. parois), habileadministrateur, né en 1774 à Saint-l'aul (île Bour-bon), d'une famille de colons riche et ancienne, morten 1840, fut chargé, sous le consulat et l’empire, denégociations avec l'Angleterre qu’il mena à lionnelin, 111 relâcher en 1811 les malheureux soldais fran-çais retenus sur les pontons, obtint à la paix la res-lilution de plusieurs colonies, fut après 1S15 envoyécomme intendant à l'ile Bourbon, où il créa d’utilesinstitutions, fut à son retour nommé membre duconseil de l’amirauté, et élu, par le déparlement dela Meuse, membre de la chambre des députés. Pos-sesseur d’une grande fortune, Uesbassyns en lit leplus noble usage : il légua 1-10,001) francs aux pau-vres.

DESB1LLONS (le père Fr.-Jos. terrasse j, poètelatin, né en 1711 à Ghàteauneuf en Berri, mort en1789, entra chez les jésuites, enseigna les humanitésavec distinction à Nevcrs, à Caen, à la Flèche, puisvint à Paris afin île s’y livrer à son goût pour la lit-térature. Lors de la dissolution de la société desjésuites, il se retira à Manheim où il resta jusqu’à samort. On a de lui 15 livres de fables latines fort esti-mées, sous le titre de Fabulœ Æsopicœ, Manheim.

DESGAMISADOS, nom donné en Espagne, de 1820à 1821, à la fraction la plus violente du parti démo-cratique; ce mot répond au mot sans-culotte du fran-çais; il voul dire sans chemise.

DESCAMPS (Jean-Baptiste), peintre, membre del'Académie, né à Dunkerque en 1714-, mort en 1791,excella dans les scènes de village. 11 a publié une 17edes peintres flamands, allemands et hollandais,4 vol. in-8®, 1758-1768; le Voyage pittoresque de laFlandre et du llrabant, in-8", 1769.

DESCABBIÉBES, littérateur. Voy. hérissant.

ÜESCAHTES (Belle), Cartesius, célèbre philosophefrançais, né à Labayc en Touraine l’an 1596, d’unefamille noble, étudia à la Flèche sous les jésuites,et se distingua surtout en philosophie. 11 se des-tina d’abord à la carrière des armes, servit commevolontaire sous Maurice de Nassau (1017) et sous leduc de Bavière ( 1619), mais il quitta le service aubout de peu d’années (1620). Il se mit alors à voyager ;parcourut l’Allemagne, la Hollande, l'Italie ; vint àplusieurs reprises à Paris, où il se lia avec les sa-vants, particulièrement avec Mersenne, Mydorgc,Sorhière, (llersellier, et après être resté plusieursannées indécis sur le choix d’un étal, il résolut de selivrer tout entier à la méditation. Pour y mieuxréussir, il quitta la France, où il eût trouvé Irop dedistractions, et se relira en Hollande ( 1629), où ilvécut dans la retraite, habitant tantôt Amsterdam,Devenlcr, la Haye ouLeyde, tantôt les délicieusessolitudes d’Eyndegeest ou d’Egmont. Le premierfruit de ses travaux avait été un Traité du Monde,dans lequel il admettait, comme Galilée, le mouve-ment de la terre (1638). En 1637 il publia le Discoursdelà Méthode, avec la llioplrique, les Météores et laCéomélrie, rédigés en français; ii y enseignait uneméthode nouvelle qui devait faire révolution dans laphilosophie; et il présentait comme applications decelle méthode plusieurs de ses plus admirables dé-couvertes. En 1641 parurent les Méditations sur laphilosophie première, qu’il rédigea en latin, et qu'ildédia à la Sorbonne; elles furent suivies en 1641 desFrincipes de la philosophie, écrits aussi en latin, etoù l’auteur présentait l’ensemble de sa doctrine. Cesouvrages attirèrent à Descartes un grand nombred'admirateurs, mais ils lui suscitèrent aussi de vivescontradictions. A la tête de ses adversaires se plaçaun théologien d'Utrecbt, Gisberl Voet, qui l’accusad’athéisme, et fut sur le point de faire brûler ses li-vres par la main du bourreau (1643). Quelques-uns

de ses écrits furent mis à Yindese. Il eut aussi à ré-pondre aux objections toutes philosophiques de Hob-bes, de Gassendi, d’Arnaud et. d’un grand nombred’autres. Mais d’un autre côté il recueillait des suf-frages : ses principes étaient enseignés dans plusieursuniversités; la princesse Élisabeth, fille de l’électeurpalatin Frédéric V, recherchait ses entretiens; Ma-zarin lui accordait une pension de mille écus (1647) ;enfin la reine Christine le pressait de se rendre à sacour. Flatté de cetle invitation, üescartes partit pourStockholm à la lin de 1649, mais au bout de peu demois il succomba à la rigueur du climat. Il mouruten 1650, âgé de près de 54 ans. Ses restes furent rap-portés en France en 1667, et déposés avec honneurà Sainte-Geneviève, mais ii ne fut lias permis de pro-noncer son oraison funèbre. Descartes est regardécomme le rénovateur des sciences. Croyant peu so-lides la plupart des connaissances que les anciens nousont transmises, il résolut de douter provisoirementde tout et de reconstruire l'édifice entier sur de nou-velles hases en ne se liant qu'à l’évidence, et en sui-vant une méthode toute nouvelle. Dans les travauxqu’il enIreprit pour opérer cette grande restauration,il faut distinguor le métaphysicien, le mathémati-cien, le physicien et l’astronome. En métaphysique,il prit pour point de départ ce célèbre onlhymème,Je pense, donc je suis, et se servit de cette premièrevérité pour établir et l’existence de Dieu, qu’il fondesur l’idée même que nous en avons, et celle des corps,qu’il fonde sur la véracité de Dieu; il distingua net-tement l’esprit do la matière, mais sans expliquerl’action réciproque des deux substances ; plaça lesiège de l’ànie dans la glande pinéale; enfin réduisit,les animaux à notre que de pures machines. En ma-thématiques, il fit faire un pas immense par l’inven-tion d'un nouveau mode de notation en algèbre, celuides exposants, et par l’application de cette science àla géométrie des courbes; ce qui lui permit de résou-dre comme en se jouant des problèmes regardés jus-qu’alors comme insolubles. En physique, il découvritla véritable loi de la réfraction, et proposa la plusexacte théorie de l’arc-cn-ciel qu’on put. donner alors ;mais il se livra aussi Irop souvent, dans l'explicationdes météores, aux hypothèses les plus gratuites. Enastronomie et en cosmologie, il imagina ce fameuxsystème des tourbillons, suivant lequel le soleil ellesétoiles fixes sont le centre d'autant de tourbillons dematière subtile qui font circuler autour d’eux lesplanètes; mais, moins hardi queGopernic, il ajoutaitque tous ces tourbillons circulaient eux-mêmes au-tour de la terre. Il s'occupa aussi beaucoup de phy-siologie et d’anatomie. Les ouvrages de üescartes,outre ceux que nous avons cités, sont les Fassionsde l'dme, Amsterdam, 1649; le Monde ou Traité de lalumière, 1664 (posthume); Traité de l’homme et dela formation du fœtus, 1664; Compendium musicte,1650; la Mécanique, 1608; cl de nombreuses Lettres,1657-1667. L’édition de ses OHuores la plus récenteet. la pins complète est celle de M. Y. Cousin, en11 volumes in-8°, Paris, 1824-1826. — Malgré l’oppo-sition que la philosophie de Descartes avait rencon-trée à son début, elle se propagea dans toute l’Europe,et, y obtint, sous le nom de cartésianisme, un grandnombre de partisans, qui lurent appelés, cartésiens.Parmi ceux-ci, les uns, comme Delaforge, Glersel-lier, Claubcrg, Sylvain Régis, Jacques Rohault, secontentèrent de reproduire la doctrine du maître, etde la commenter timidement; les autres, commeMalebranche, Spinosa, Fardella, en tirèrent des con-quenees chacun à leur manière, et bâtirent des sys-tèmes qui s’en écartaient forl; d'autres enfin n em-pruntèrent à Descartes que son esprit cl sa méthode,dont ils se serviront, tantôt pour défendre les vérités