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Tome premier.
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1215-1216
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DIA — DIA

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DIARIN, Daudyana, ville de la Turquie d’Asie(Erzeroum), à 97 kil. N. de Vau ; 500 maisons. Forlecitadelle. On voit près de Diadin un couvent d'Armé-niens, liali par ITérnclius, prince de Géorgie.

D1ADOCHUS (phocijI's). Voy. ritocers.

DIADUMEN’IANUS (M. Opelius Macrinus Anlo-ninus), lils de l’empereur Maerin, fut associé par sonpère à l'empire après la mort de Caracalla, l'an deJ. G. 217, el périt un an après, assassiné par ses pro-pres soldats.

DIAGOltAS, philosophe grec de Mélos, disciple deDémoei'ite. Ayant été victime d'un parjure qui reslaimpuni, il passa de la superstition à l'athéisme; cequi le fait appeler vulgairement ltiagoras l’Athce. Ilfut chassé d'Athènes vers l’an 115 av. J. G. pour avoirtourné en ridicule les mystères d’Eleusis. Les Athé-niens ayant mis sa tèle à prix, il quitta la Grèce etpéril dans un naufrage, vers la fin du v c siècle av. .1. G.Suivant une autre version, Il mourut à Gorinlhe.

RtAKOVAR, ville des Étals autrichiens (Esclavo-nie), à 70 kil. E. de Poséga: 3,200 lmb. Gh.-I. de l’é-vêché d'Eselavonie. Palais épiscopal et cathédrale.

DIALA, Delas, rivière de la Turquie d'Asie, sortdu Djebel-dagh { Zagros ), se divise en plusieurs liras,el tombe dans le Tigre, à 13 kil. S. E. de Bagdad,après un cours de 270 kil environ.

DIALE (flamine). Voy. n. ami ne.

DIALIBA, lleuved'Afrique. Voy. djomra.

DIAMANT (le) , paroisse et bourg sur la côte mé-ridionale de la Martinique, à 13 kil. S. de Fort-lloyal ;1,530 hah., dont 1,300 esclaves. Commerce de sucre.

DIAMANTE. bourg du royaume de Naples (CalabreCilérieure), à 7 kil. N. O. de Belvédère; 1,570 hah.

D1AMANTIN (district) ou des diamants, district duBrésil, dans la comarque du Cerro-Ério, qui faitpartie de la province de Minas-Geraüs : il a 70 kil. duS. au N.. 35 de l'E. à l'O.; cli.-l., Santo-Antonio-de-Tijuco. Dans les 20 premières années de la décou-verte, on en exporta, dit-on, plus de 1,000 onces(31 kilogrammes 501 grammes) de diamants. Le pro-duit annuel, quoique très-riche encore , est pourtantinfiniment moindre ; on l'évalue auj. à 23,000 karats(5 kilogrammes). Oulre ces pierres précieuses, ledistrict des Diamants renferme aussi des mines d'oret d’argent.

D1AMOND-HARBOUR, ville de l'Inde anglaise (Cal-cutta), à 63 kil. S. 0. de Calcutta, sur I’Hougly,branche occidentale du Gange, près de son embou-chure, sert de port à Calcutta. Climat, malsain

DIANA (Anlonin), théologien, né à Païenne en1590, morl en 1663, jouit d'une grande réputationde son temps, et fut examinateur des évêques sousUrbain VIII, Innocent X et Alexandre VIII. Il a laissédouze livres de Résolutions morales, Païenne, 1629-1656, souvent réimprimées, entre autres à Lyon,1667, sous le titre de Diana coordinatus. Il en a éléfait de nombreux abrégés.

DIANÆ promontoiuim, cap du Péloponèse, sur legolfe Laconique.

DIANAM (ad), auj. Zainah, ville de Numidie, chezles Massyliens, entre. Tamugad à l'O. et Sélif à l'E.

DIANE, Artémis des Grecs, déesse, fille de Jupiteret deLatone, avait à remplir trois rôles distincts,sur la terre, au ciel et dans les enfers, el recevait enconséquence trois noms différents ; sur la terre, elleétait connue sous 1e nom de Diane el était la déesse dela chasse el delà chasteté. Dans le ciel, elle s’appelaitI'hébé, et était la déesse de la lune, comme Apollon,son frère, était le dieu du soleil. Dans les enfers, onla nommait Hécate; là elle présidait aux enchante-ments et aux expiations. On attribue à Diane diversesaventures; elle changea en cerf le chasseur Actéonqui avait eu l’imprudence de la regarder lorsqu'elle

était au bain; mais quoiqu’elle fût si fière de sachasteté, elle avait aimé Endymion, Pan et Orion.Son culte était répandu en beaucoup d'endroits ; maiselle était surtout adorée à Éphèse, où elle, avait leplus beau temple de l'univers (ce temple fut brûlé parEroslrate); en Tauride,oû on lui immolait les étran-gers que la tempête jetait sur la cèle; à Aricie prèsde Borne, où son temple était desservi par un prêtrequi ne pouvait parvenir à celle fonction qu’en tuantson prédécesseur. On la représente ordinairementvêtue d’une tunique courte et légère, un arc à lamain, le pied chaussé d'un brodequin, et accompa-gnée d’une biche ou d’un chien de chasse.

diane de poitieus, duchosso de Valentinois, filleaînée, de Jean de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier,née en 1199, morte en 1566. épousa, à l’àge de 13 ans,Louis de Brézé, comte de Maulevrier et grand séné-chal de Normandie. Elle perdit son mari en 133t : etdevint, quelques années après, la maîtresse du dued'Orléans, fils de François l ,,r , et depuis roi sous leuoin de Henri II. Diane se trouva alors en concur-rence pour le crédit avec la duchesse d'Élampes,maîtresse de François I" : chacune d'elles eut sonparti à la cour, et leur rivalité occasionna plusieursscènes scandaleuses. Mais à la morl de François l",el à l'avéncmcnl de Henri II, Diane fit exiler’la du-chesse d'Elampes; et régna désormais seule enFrance sous le nom de son amanl. Catherine de Mé-diras, femme de Henri II, dut elle-même, malgré sabeauté et son esprit, cédera l'ascendant de la favo-rite, qui fut faite duchesse de Valentinois; et qui s’en-toura d’une cour brillante dans son château d'Anet,un des plus beaux ouvrages de l'architecte PhilibertDelorme. Elle conserva son pouvoir jusqu'à la morlde Henri II (1539).

ihane de France, duchesse d'AngoulêmP,, fille na-turelle du dauphin Henri (Henri II; et d'une Piémon-laise. ou do Diane de Poitiers suivant Brantôme, néeen 1538, morte en 1619, épousa Horace Farnèse,puis François de Montmorency, fils du connétable(qu’elle sauva de la Saint-Barthélemy). Elle négociala réconciliation de Henri lit son frère avec Henri,roi de Navarre; el jouit auprès de cc prince, devenuroi de France, d'un grand crédit.

DIAN1UM, Dénia, ville d’IIispanie, dans la Tarra-conaise, chez les Contestant , sur la mer, près d'uncap nommé aussi JHanium (auj. le cap Martin), élaitune colonie de Marseille el devint fameuse pendantla guerre de Scrlorius. Voy. dénia.

ÜIANO, ville du royaume de Naples (principautéCilérieure), à 75 kil. S. E. de Salerne, dans une bellevallée; 7,000 hah. Château fort. — Ville des Etalssardes, dans le duché de Gênes, à 1 kil. N. E. d'O-neglia : 3,000 hah.

ÜIARBEK ou DJARBEKIR, autrement Amid ouKara-Amid, Carcathiocerta ou Amida des anciens,ville de la Turquie d’Asie, ch.-l. du pachalik de Diar-bekir, sur le Tigre, rive droite, à 625 kil. N. 0. deBagdad, par 37» 31’long. E.,37“55’lal. N. ; sa popu-lation est évaluée à 38,000 liai), par les uns, et à80,000 par les autres. Archevêché nestorien. Mu-railles épaisses et très-élevées, flanquées de tours. Ca-thédrale arménienne, mosquées remarquables, fon-taines, bazar, caravansérai. Maroquins renommés;tissus de soie, laine, coton; poterie, ustensiles de.enivre. Grand commerce avec Smyrne, Alep, Bassora,Constantinople. Aux environs, beaux jardins, fruitsexquis. — On ignore l'époque de la fondation de cetteville. Elle fut plusieurs fois détruite ; sa dernière res-tauration date des règnes de Valens et de Valentinien.Après avoir subi diverses dominations, elle finit partomber en 938 au pouvoir des Turcs qui la possèdentencore aujourd'hui.