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Paris {301 par Troyes); 20,071 liai). Évêché, courroyale, cour d'assises, Irihunaux de l rc instance etde commerce; académie univ., collège royal, facultéde sciences et de lettres, école de droit, de médecine,des beaux-arts ; académie des sciences ; bibliothèque,jardin botanique, etc. Rues larges et bien pavées.Château fort, bâti par Louis XI. Quelques beaux édi-fices, monuments antiques; place Royale. Cheminde fer. Filature de laine et de coton. Commerce ac-tif : vins, grains, moutarde renommée, etc. — Dijondoit son origine à un camp retranché établi par Césarpour contenir les Autunois et les Langrois. Son nomlui vint d'un temple que l’empereur Aurélien y avaitélevé à ses dieux (Divis , et par corruption Divio).Elle ne prit quelque importance qu’au iv° siècle.Aux environs de celte ville, Clovis vainquit le roiburgunde Gondebaud par la trahison de Godégisileen 300. Dijon fut entièrement détruite en 1137 parun incendie. Rebâtie 20 ans après, elle devint bientôtla capitale du duché de Bourgogne. En 1177, aprèsla réunion du duché de Bourgogne à la couronne,elle fut la capitale de la province, ie siège des étalsgénéraux et d’un célèbre parlement. En 1305, lemaire de Dijon, René Fleulelol, ouvrit les portes dela ville à Henri IV. A Dijon sont nés les dues deBourgogne Philippe le Bon et Jean-sansi-Peur, Bos-suet, Crébillon, Longepierre, Piron, Rameau, Bou-liier, De Brosses, la Monnoye, Cazotte, Guylon deMorvcau, Clément, Marel. — L’arrondissement a11 cantons (Auxonne, Fontaine-l’raneaise, Genlis,Gcvrey, Granccy-le-Château, Is-sur-Tille, Mirebeau,Ponlailiier-sur-Saône, Saint-Seine-l’Abbaye, Sclon-gey, Sombernon, plus Dijon qui forme 3 cantons) et20o communes.
DIJONNAIS, partie du duché de Bourgogne, sedivisait en 5 parties . le bailliage principal de Dijon,et les 1 bailliages particuliers de Beaune, Nuils,Auxonne, Saint-Jean-dCrLosne.
DIKKEMARK, village de Norwégc (Aggerhuus), à22 kil. S, O. de Christiania. Usines très-importantes.
* D1LBEEK, com. rur. de Belgique, prov. de Bra-bant, arr. adm. et jud. de Bruxelles, dont cette com-mune est à 7 kil.; 1,710 hab.
DJLEM, partie mérid. du Ghilan. Vuy. giiilan.
D1LLEN ou DILLEN1US (J. J.), botaniste, né âDarmstadt en 1087, mort â Oxford en 1717, se fitde bonne heure connaître par ses travaux sur lescryptogames. En 1721, il quitta sa patrie pour sefixer en Angleterre où l’appelait un riche amateur,Guillaume Sherard, qui prit soin de sa fortune, etcréa pour lui une chaire de botanique à Oxford. Ilpublia en 1721 une nouvelle édition du Synopsisplantarum Anyliw de Ray; en 1732 l’ Hortus eltha-mensis, où il décrit les plantes du jardin de Sherardâ lillham, et en 1711 VHistoire des mousses, son chef*d’œuvre, et l’un des ouvrages les plus parfaits en cegenre; il en avait lui-même dessiné et gravé lesligures. Dillenius fut recherché de Linné qui donnaen son honneur le nom de dillenia â un genre desmagnoliers.
DILLENBURG, ville d’Allemagne, dans le duchéîle Nassau, â 30 kil. N. E. de Nassau, sur la Dille;2,500 bah. Haras. Fonderies de fer cl de cuivre, bon-neterie, etc. Château en ruine, qui servait jadis derésidence aux princes de Nassau-Dillcnburg.
DILLON (Arthur, comte ne), général, d’une fa-mille noble d’Irlande, né en 1070 dans le comté deRoscommon, mort en 1733, s'attacha â la fortune deJacques 11, prit du service en France, fut nommécolonel d’un régiment irlandais que son père availlevé â ses frais, et devint bientôt un des officiers lesplus distingués de l’armée française. Maréchal decamp à 31 ans, lieutenant général à 30, il fil avec
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gloire les campagnes de Vendôme en Espagne, deVilleroi en Italie, servit sous Villars (1708), sousBerwiek (1700), et s’empara en 1713 de Kaiserslau-tern.
dillon (Arthur, comte de), petit-fils du précèdent,fut aussi colonel du régiment Villon; servit d’aborddans les îles cl fut gouverneur de Saint-En 1702, il fui chargé d’un commandement en Cham-pagne, et battit les Prussiens ; mais sa conduite ayantdans la suite paru équivoque, il fut rappelé, et con-damné â mort en 1701.
DiLLox (Théobald), frère du précédent, maréchalde camp, fut employé en 1702 sur la frontière deFlandre, sous les ordres de Rochambeau, et péritvictime de la défiance et do l’indiscipline des trou-pes. Ayant, d’après ses instructions, évité le combatque lui offrait une division ennemie, ses soldats cru-rent qu’il trahissait et ils le massacrèrent (28 avril1702).
* D1LSEN , com. rur. de Belgique, sur la Meuseet le canal de Bois-le-Duc â Maeslricht, prov,^ deLimbourg, arr. adm. de Maeseyck, arr. jud. de Ton-gres, dont cette commune est a 8 kil. ; 1,083 liai).
DLMEL ou DIEMEL, rivière d'Allemagne, prend sasource sur les limites de la principauté de Wuldeck,traverse la Weslphalie, la Hesse-Éleclorale, et sejetle dans le Weser à Carlshafen, après un cours de77 kil. de 10. â l'E.
DIMITIU ou DMITRI. Voy. démétrils.
DIMOTIKA, Didymotichos, ville de la Turquied’Europe (Rnumélie), â 12 kil. S. d'Andrinople, surla Maritza; 8,000 hab. Archevêché grec. — Érigéeen seigneurie par les croisés et donnée au comte de.Sainl-Pol. Charles XH y séjourna après la bataillede Pullava.
DINA, fille de Jacob et de Lia. Voy. sichem.
DJNADJPOUR, ville de l’Inde anglaise (Calcutta),par 23“ 30' lal. N., 80“ 20' long. E. ; environ 30,000hab. Ch.-I. d’un district qui comptai! 2,025,720 hab.en 1831, et qui fait un commerce considérable en riz,indigo et labae.
DINAN, Dinellum au moyen âge, ville de franco,ch.—I. d’arr. (Côtes-du-Nord), â 55 kil. E. de Sainl-ISrieuc, sur uu mont, près de la Itance; 7,703 hab.Epaisse muraille, vieux château fort. Tour Saint-Vincent. Tribunal de l re instance; collège; sociétéd’agriculture. Industrie : toiles, llanelles, basins,souliers de pacotille, etc. On trouve près de Dinanune source minérale. — Dinan était jadis une villedes Diaulites; au moyen âge, elle eut des seigneursparticuliers qui prenaient le titre de vicomtes, etdont descendait Dugueselin. Ce dernier la défenditcontre le duc de Lancaslre, qui l’assiégeait en 1350.— L'arr. de Dinan a 10 eanl. (Rroons, Evran, Jugon,Matignon, Plancoël, Plélan, IMoubalay, Saint-Jouan-de-l’Ue, plus Dinan qui compte pour 2) et 02 com-munes. — Dinan est la patrie de Duclos.
"DINANT, Dinandium au moyen âge, ville deBelgique, sur la Meuse, prov. de Nninur, chef-lieud'arr. adm. cl jud,, chef-lieu de canton de justice dopaix et de milice; 0,807 hab. Papeteries; tanneries;brasseries; savonneries; raffineries de sel; fabrica-tion de chapeaux, de papiers peints, d'étoffes delaine, do cartes, de vinaigre; verreries; coutelleries;scieries de marbre. Les pains d'épices connus sousle nom de conques de Dinant , sont très-renommés :c’est un composé de farine d’épeaulre et de miel. Leshabitants fabriquaient anciennement des ustensilesen cuivre, qu'on appelait dinnnderics : celte indus-trie a beaucoup déchu aujourd'hui. On exploite surle territoire des carrières de [lierres de taille bleuescl de marbre noir. Au sommet d’un des rochers cuirelesquels Binant est resserré, est le château fort ou la