ms
I)1E
D1J
1220
l'ope, et spécialement en Allemagne, en Suisse et enPologne. — En Allemagne, la Diète germanique oude l’Empire est chargée de veiller sur les affaires gé-nérales de l'Allemagne et de concilier les différendsffui pourraient, s'élever entre les États confédérés.Le président de la diète est toujours un représentantde l’Autriche; les décisions de celte assemblée por-tent le nom de recès. (Voy. Allemagne.) Celle dièteexiste depuis les temps les plus anciens et a subipendant le cours des siècles une foule de transfor-mations. Elle se lient, aujourd'hui à Francforf-sur-le-Mein; elle se réunit, selon les circonslances, soif enséance ordinaire (alors chaque État n’a qu'une voixet les décisions sont prises à la majorité absolue), soiten séance générale (le nombre des voix des diversÉtals est alors fixé selon l'importance politique dechacun d’eux). —La diète helvétique date du xv° siè-cle; elle fut dissoute en 1797 par suite de l'invasionfrançaise, fut rétablie en 1803 par Napoléon, et con-firmée par le congrès de Vienne. Elle se rassembletous les ans pendant un mois, alternativement dansun des cinq cantons directeurs (Fribourg, Soleure,Hàle, Zurich et Lucerne), et se compose de 21 dépu-tés ; elle est chargée de toutes les affaires extérieureset de touI ce qui peut être d’un intérêt général pourla confédération tout entière. — En Pologne la dictese composait généralement de la noblesse polonaise,et n’élail réunie que sur l'invitation du souverain etpour lui donner son avis sur les mesures qu’il voulaitprendre. Ce qui la distinguait surtout, c'est qu'elleavait le droit d’élire le roi de Pologne ; elle prenaitalors le litre de diète d'élection. Ces dièles se tenaienten plein air à Wola près de Varsovie ; tous ceux quiy assistaient étaient à cheval. — On donne aussi lenom de dicte aux états généraux de la Suède.
* DIETIilCII (Chrclien-Guillaume-Ernest), peintre,et graveur à Peau-forte, dont les ouvrages sont fortrecherchés, né à Weimar en 1712, mort à Dresde en1771, était élève d'AI. Tliiele. Le musée de liruxellespossède de cet artiste, le Portrait de lui-même. Lagalerie d’Arcnherg, à Bruxelles, a sept tableaux deüiclrich. entre autres : la .Vf«7 de Xoël; l’Adorationdes bergers; un Démouleur; un Lunettier.
D1ETZ, ville-du duché de Nassau, à 9 kil. N. E. deNassau; 1,800 liah. Pépinière d’arbres à fruits.
DIEU ou D’YEII (île), Ogia insula, île de France,dans l'Atlantique, sur la cède du département de laVendée, cuire Belle-Ile et la Rochelle. à 19 kil. ducontinent ; El kil. sur i; 2,500 bah. Elle ne renfermequ’un petit bourg. Ce n’est qu’un vaste rocher gra-nitique, défendu pur un fort et des batteries. Scs bah.sont pêcheurs. Son nom semble venir iVlléxus.
DIEU (saint jean nu). Voy. jean.
DIEUDONNÉ, nom de deux papes, qui se nom-maient en latin, le premier, Deus-ltedit (613-618) ; lesecond, A Dco-Datus (072-070).
DIEU-LE-FIT, ch.-l. de caiit. de France (Drôme),à 25 kil. E. do Monlélimarl; 3,011 bah. Eaux ther-males.
DIEIiZE , Decem Pagi, ch.-l. de cant. de France(Mcurtbe), à 15 kil. É. de Château-Salins, sur laSeille et le canal des Salines; 3,803 bah. Saline quiproduit 500,000 quintaux de sel par an. Fabrique desoude. La saline est exploitée depuis le xr> siècle. —Celle ville esl très-anc.icnne ; sous les Romains, c’étaitun posle militaire fort important.
DIEZEN, riv. de Belgique. Voy. dommel.
DICBA, ville d'Assyrie, auj. corna.
DIGBY, ville, de l'Amérique anglaise (Nouvelle-Écosse), à 177 kil. S. 0. d’Halifax. Pèche active.
DICBY (Everard), gentilhomme anglais, catho-lique, né en 1581, prit une part Irès-aelivo à la con-spiration des Poudres, dont le but élait de faire sau-
ter les deux chambres du parlement le jour où le roi(Jacques 1 er ) y viendrait ; il fut arrêté les armes à lamain dans le Staffordshire, où il préparait un soulè-vement, fut pendu, puis écartelé le 30 janvier 1605,ainsi que ses complices.
DiGBY (Ivenelm), fils du précédent, célèbre par souesprit et sa science, né en 1603, mort en 1665, jouitde la faveur de Charles I ,r et s’attacha à ce princependant la guerre civile. Il fut emprisonne par ordredu parlement; ayant obtenu sa liberté, il vint enFrance où il fut recherché des savants, el fut chargépar Charles P' r de plusieurs missions. Cependant ilse rallia à Cromwell et resta sans emploi à la restau-ration. Après la fin tragique de son père, on l’avaitfait élever dans la religion protestante, mais il l’aban-donna en 1636 pour le catholicisme, et même écriviten faveur de sa nouvelle foi. Ses principaux ou-vrages sont : un traité De la nature des corps, unautre De la nature et des opérations de l'Ame (161-4),des Institutiones pcripaleticæ, 1651. Ivenelm Digbypartagea eu physique les erreurs de son temps etcrut aux rêveries de l'alchimie; il prétendait guérirles blessures par une poudre sympathique, et il écri-vit une dissertation sur ce sujet (1658).
niuiiY (Jean), comte de Bristol, de la même fa-mille que les précédents, né en 1380, mort, à Parisen 1633, fut membre du conseil de Jacques l or , clremplit diverses missions diplomatiques, celle entreautres qui avait pour objet le mariage du princeCharles avec l'infante d'Espagne. Celle négociation,qu’il avait menée à bien, échoua par les fautes deBuckingham, qui lui imputa tous ses torts et le fitemprisonner à son retour d’Espagne. Il non pritpas moins dans la suite parti pour Charles P' r ; et futcontraint à s'exiler pendant les troubles de la révo-lution, après avoir perdu toute sa fortune.
iiiuby (Georges), comte de Bristol, fils du précé-dent, né en 1612, mort eu 1676, fut un des royalistesles plus fougueux, el porta une funeste atteinte à lacause royale, qu’il croyait servir, eu conseillant àCharles 1 er l'arrestation de six membres du parle-ment accusés do haute trahison. Après avoir portéles armes pour la défense de l'infortuné roi, il ap-puya, sous sou successeur, le projet do rétablir lareligion catholique et fut obligé de prendre la fuite.
DIGES, bourg de France, dcp. de l'Yonne, à 14 kil. .S. O. d’Auxerre: 1,588 bah. Source minérale.
DJGGS (cap et île), dans l'Amérique septentrionale,à la pointe de la côte du détroit d'IIudson, par 62“44' lat. N., 81° long. O. Bennes.
D1GNANO, ville des Étals autrichiens, dans leroyaume d’Illyrie (Trieste), à 13 kil. N. de Pola ;3,500 bah. Belle cathédrale.
DIGNE, Dinia, ville de Franco, ch.-l. du dép. desBasses-Alpes, à 800 kil. S. E. de Paris; 3,730 bah.Evêché. Vieux murs flanqués de tours. Cour d’assi-ses; tribunal do ! r0 instance; collège communal;cathédrale, hôtel de la préfecture, statue de Gas-sendi (né près de là). Bibliothèque publique. Eauxthermales. Commerce de fruits secs, etc. — L'arron-dissement de Digne a 9 cantons (Barrêmc, la Javie,les Mées, Mo/.cl, Mousliers, Riez, Scync, Yalensole,plus Digno) et 98 communes.
DIG01N, ch.-l. de cant. de France (Saône-et-Loire),à 23 kil. 0. de Charolles, sur la Loire, et au lieu oùs’unit à la Loire le canal du Centre; 2,503 bah.Faïence. Commerce de sel. Hôpital récemment fondépar JI. de Chiseuil.
DIGOR, ville de l'Inde anglaise (Calcutta), par 24“lat. N., cl 84“ long. J5. Temple célèbre où les Hin-dous font de fréquents pèlerinages.
DIJON, Divio ou IJibio, ville de Franco, ch.-l. dudép. de la Côte-d'Or, sur l’Ouche, à 271 kil. S. E. (la