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Tome premier.
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leur reprit lu Mésopotamie ; puis tournant ses armescontre la Germanie, il vainquit les Barbares. OutreMaximien, auquel il donna le nom d 'auguste, Dioclé-tien s'adjoignit en 292 deux autres collègues, qu'ilnomma césars (titre qui équivalait à celui d'héritierprésomptif de l'empire) : ce furent Constance Chloreet Galérius; il assigna des provinces à chacun d'eux.Ces quatre princes obtinrent chacun de leur côté dessuccès, et rentrèrent en triomphe dans Home l'an 303.En celle même année Dioclétien, à l'instigation deGalérius, commença contre les chrétiens une terriblepersécution, qui dura dix ans. L'année suivante iltomba dans une grave maladie qui affaiblit sa raison.Cet affaiblissement, joint aux menaces de Galérius,l'engagea à abdiquer l'an 303 de J. C. II se retira àSalone où il cultivait lui-même son jardin; il disaitn'avoir commencé à vivre que du jour de son abdica-tion. Un ajoute même que, Maximien ayant voulul'engager à reprendre la couronne, il l'invita, pourtoute réponse, à venir voir ses jardins de Salone. 11mourut en 313.

DJODOItE de Sicile, historien grec, né à Agyriumen Sicile, vivait du temps de César et d'Auguste.Après avoir visité les principaux pays de l'Europe etde l'Asie, il s’établit à Home et y publia, sous le titrede Ilibliothèque historique, un ouvrage en .40 livresqui contenait l'histoire universelle depuis le commen-cement du monde jusqu'à la 180 e olympiade (00 ansav. J. C.). Il ne nous en reste malheureusement que13 livres, savoir : les 3 premiers, qui traitent de l'É-gypte, de l'Assyriéct des premiers temps de la Grèce;le 1 I e et les suivants jusqu'au 20°, qui vont jusqu'à labataille d’ipsus (301 ans av. J. C.). Cet historienmontre peu de critique; il parait n’avoir pas puiséaux meilleures sources, mais son ouvrage est néan-moins fort précieux et contient des détails qu'on netrouverait nas ailleurs. Son style est simple cl clair,mais peu élégant. Les éditions les plus estimées deDiodore sont celles de Wesseling, grecque et latine,Amsterdam, 1710, 2 vol. in-fol. ; et de Dindorf, Leip-sick. 1828-1832, 0 vol. in-8°; celle-ci contient de nou-veaux fragments.

DIOGÈNE, philosophe cynique, né à Sinopc,113 ansav. J. C., fut chassé de sa patrie avec son pèrepour avoir fait de la fausse monnaie, cl vint de bonneheure à Athènes où il étudia la philosophie sous An-tisthène. Il y vécut dans la plus grande misère, et nesubsistait guère que d'aumônes. Dans la suite, ayantété fait prisonnier par des pirates, il fut vendu commeesclave à Corinthe, et acheté par le philosophe Xé-niade, qui, frappé de son mérite, lui confia l'inten-dance de ses biens et l’éducation de ses enfants. Dio-gène mourut à Corinthe l'an 323 av. J. C., âgé de90 ans. Il avait ordonné qu'on jetât son corps dans unfossé ; mais ses amis lui tirent des funérailles magni-liques. Ce philosophe outra les austérités de la seclecynique. Il logeait, dit-on , dans un tonneau, n’avaitpour meuble qu’une besace, un bâton et une écuelle.Il jeta même son écuelle, parce qu’il avait vu unjeune enfant boire dans le creux de sa main. Onraconte que, plein de mépris pour scs contemporains,il so promena un jour en plein midi une lanterne àla main, disant : « Je oherche un homme. » Un par-tisan de Zénon d'Élée niait devant lui le mouve-ment : il se leva, et se mit à marcher, réfutant ainsises ridicules arguties. Il y avait dans sa pauvreté vo-lontaire beaucoup d’orgueil et de vanité. Alexandrele Grand, étant à Corinthe, eut la curiosité de le voir,et lui demanda ce qu'il pouvait faire pour lui : « Teretirer de mon soleil, » répondit le philosophe. Onassure qu'Aloxandre s'écria : « Si je n'étais Alexan-dre, je voudrais être Diogène. » Toutes ces anecdotescl une foule d'autres, que l'on raconte de Diogène,

sont loin d'être authentiques. On a sous le nom deDiogène des Lettres qui sont évidemment supposées.

Diogène d'Apollonie, philosophe grec, né dans l'ilcde Crète, disciple et successeur d'Anaximènes dansl'école d'Ionie, Hérissait vers 300 av. J. C. U se dis-tingua parmi les philosophes qui enseignaient enIonie, avant que Socrate philosophât à Athènes; ilcroyait, comme son maître, que l'air était la matièrede ions les êtres ; mais il attribuait à ce principe pri-mitif une vertu divine.

iiiogènk exerce, Laertius, écrivain grec, natif deLaërle en Cilieie, vivait l'an 190 de J. C., et apparte-nait, à ce qu'on croit, à la secle épicurienne. On ade lui, sous ce litre, De vilis, dogmatibus et apo-phlhegmutibus clarorum philosophorum, un ouvrageen 10 livres, fort précieux pour ('histoire de la phi-losophie. Il est à regretter que l'auteur manque decritique; il s’attache plus aux anecdotes qu'aux vuesscientifiques, vise au bel esprit et mêle des épigram-mes en vers de sa façon aux récits historiques. Leséditions les plus estimées de Diogène Laëree sontcelle de Meihomius, grceque-latine, avec des notes deMénage, etc., Amsterdam, 1092, 2 vol. in—i° ; cl cellede Iliibner, Leipsick, 1828, loulo grecque.

Diogène (romain), empereur d'Orienl. Yoy. romain

DIOGÈNE.

* DIOGNÈTE, philosophe qui vivait sous Marc-Aurèle, donna des leçons de vertu à ce prince, et luiapprit à faire des dialogues. Mare-Aurèle monlratoujours beaucoup d'estime pour Diognète. On croitque c’est à celui—ci qu'est adressée la Lettre à Dio-gnète qui se trouve parmi les ouvrages de saintJustin. 11 parait certain que celte lettre n’a pas éléécrite à un juif, comme quelques savants l’ont cru,mais à un païen. La maniéré dont l'auteur parle desfaux dieux à celui qui doit recevoir sa lettre, ne laissepresque pas de doute à cet égard : « Envisagez, dil-» il à Diognète, non-seulement des yeux du corps.» mais encore de ceux de l'esprit, en quelle manière,» et sous quelle forme existent ceux que vous re-» gardez comme des dieux : l'un est de pierre, l'autreu d'airain; cependant vous les adorez, vous les ser-» vez. » Celle Lettre a Diognète est un des [dus pré-cieux morceaux de l'antiquité ecclésiastique, ltienn’csl comparable au périrait que l'auteur y trace dela vie et des mœurs des premiers chrétiens; et cequ’il dit des mystères de la religion est plein de forceet de grandeur.

DIOIS (pays de), Diensis tractas, ancienne petiteprovince de France, faisait partie du lias ,

et était située entre le Valentinois et le Gapençuis;•10 kil. sur 30. Ch.-I., Die; autres places, Aousl, Luc,Saillans, etc. Le Diois était jadis habité par les To-contii et les Tricastini, peuple de la Viennoise; cefut dès le x c siècle un comté vassal des comtes deToulouse marquis de Provence, ceux-ci le donnèrenten lief à Aymar II de Poitiers ;1189), qui le réunitau comté de Valentinois, d'où finalement il passa àla couronne au xv“ siècle. Les évêques de Die avaientdepuis 1178, par don de l'empereur Frédéric 1 er , ledomaine direct de cette ville, qu’ils abandonnèrenton I HOàGharlos VII. Aujourd'hui le Diois est com-pris dans le département de la Drôme.

DIOLIBA, rivière d'Afrique. Voy. djolira.

D10MA, rivière de la Hussie d'Europe, dans le gou-vernement d'Oronbourg, prend sa source-à 130 kil.N. 0. d'Oronbourg, tombe dans la Biélaia un peu au-dessous d'Oufa, après un cours de 270 kil.

DIOMÈDE, roi fabuleux des llistones, peuple doTliraco, est célèbre par sa cruauté : c'était de chairhumaine qu'il nourrissait scs chevaux. Hercule levainquit cl le fil dévorer par ses chevaux; le hérosbâtit ensuite la ville d'Ahdère dans scs Étals.