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Venise et de Gênes. A Venise, le doge avait pour at-Iriliutions principales : de décider la guerre ou la>aix, de commander les armées, de nommer auxonctions civiles et ecclésiastiques, de présider lesénat; mais il ne pouvait prendre aucune résolutionsans l’assentiment du conseil des Dix. La monnaieétait frappée au nom du doge, mais non à ses armes ;il ne pouvait choisir une épouse ailleurs qu’à Ve-nise; il devait aussi en entrant en charge se fianceravec l’Adriatique, usage qui faisait sans doute allu-sion à l’empire que Venise avait sur les mers. Le pre-mier doge fut Paulucci Anafesto (097), cl le dernierLudovico Marini qui était en exercice lorsque la ré-publique de Venise fut conquise par les armes fran-çaises (1797). Les doges vénitiens les plus célèbressont les Dandolo, les Faliero, les Tiepolo et lesGradenigo [voy. ces noms). — A Gênes, la dignité dedoge fut créée en 1339, et fut d'abord conférée à vie ;le doge devait être de famille plébéienne et de lafaction gibeline. Parmi ces doges perpétuels nousciterons les noms de Guarco, Montaldo, Fregoso etAdorno. En 1328 André Doria changea la forme dugouvernement : il fil décréter qu’on élirait un nou-veau doge tous les deux ans, et qu’il serait choisiparmi les familles aristocratiques; ce doge devaiten outre partager le pouvoir avec un conseil de400 membres choisis dans la noblesse. Les Spinola,les Doria, les Grimaldi, les Iuipcriali, les Durazzo,les Balbi, les Pallavicino, etc., sont les plus célèbresde ces derniers doges. Gênes cessa aussi d'avoir desdoges en 1797, lors de l’occupation de cette républi-que par les armées françaises.
DOGGER'S-BANK, banc de sable de la mer du Nord,entre l’Angleterre, la Hollande et le Danemark, par5i° 10-57° 23' lat. N. et l 3 21-4° 17' long. E., estfort étendu. Il est Irès-fréqucnlé pour la pêche de lamorue. Le 3 août 1781, il s’y livra, entre les Hollan-dais et les Anglais, un célèbre combat naval où lespremiers furent vainqueurs.
DOGNACZKA, bourg de Hongrie (Krasso), à 12 kil.S. de Boksan. Aux environs, mines d’argent, fer,plomb, cuivre.
DOHNA (comtes de), ancienne et illustre familled’Allemagne, originaire de la Gaule Viennoise (Dau-phiné), fut transportée en Allemagne par Charlema-gne (806), pour défendre les frontières de l’empirecontre les Wendcs. Elle tire son nom du château doDohna ou Donye, situé à quelques kil. S. E. deDresde. Le titre de burgrave était héréditaire danscette maison. Elle a produit un grand nombre depersonnages distingués. Les principaux sont : Fa-bien, burgrave de Dohna, né en 1530, mort en 1622;il fut le compagnon d’enfance d’Albert, premier ducde Prusse; parcourut la France et l’Italie ; puis entraau service de Jean-Casimir, comte palatin, qui lechargea de plusieurs missions ; et reçut le comman-dement d’un corps de troupes allemandes envoyé ausecours de Henri IV, roi de France. De retour enPrusse , il reçut de l’électeur de Brandebourg, Jean-Frédéric, le "titre de grand burgrave du duché dePrusse, 1604. — Acace, burgrave de Dohna, neveudu précédent, né en 1581 .Après un voyage en France,il fut nommé gouverneur du fils de l’électeur pala-tin ; et fut, dans la suite, chargé de plusieurs mis-sions diplomatiques par son élève, Frédéric V, élec-teur palatin et roi de Bohème. Après les désastres dece prince, Dohna se relira en Prusse, où il mouruten 1647. — Dideric, burgrave de Dohna, né en 1581,mort en 1620. Il entra au service de Maurice de Nas-sau , général des Provinces-Unies, passa à celui del’électeur de Brandebourg, puis rejoignit son frèreAcace à la cour de Frédéric V. Il possédait parfai-tement le latin, le français, l’espagnol et le po-
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louais. — Frédéric, bourgmestre de Dohna, de lafamille des précédents, acheta en 1657 la seigneuriede Coppet en Suisse; recul le droit de bourgeoisie àBerne, et occupa une place dans le grand conseil dece canton. II donna pour précepteur à ses trois filsle célèbre Bayle. — Alexandre, comte de Dohna, feld-maréchal des armées prussiennes, premier minisired’Etat de Frédéric I er et Frédéric-Guillaume I er : ilavait été gouverneur de ce dernier.il mourut en 1728.
D01L, riv. de France. Voy. adtiiion.
DOIRE BALTÉE, Dora Baltea des Italiens, DuridMajor des anciens, riv. d’Italie, qui prend sa sourceau pied du Pelit-St -Bernard, arrose Aoste et Ivrée,et tombe dans le Pô entre Crescenlino et Rrusasco,après 175 kil. de cours. — Elle a donné son nom àun département de l’empire français dont Ivrée étaitle chef-lieu,
noiRE r iC aire, Dora Riparia des Italiens, DuriaMinor des anciens, riv. d’Italie, au S. de la précé-dente, sort du versant oriental des Alpes Collicnnes,traverse la province de Suse, et va grossir le Pô unpeu au-dessous de Turin après 120 kil. de cours.
* DOISCHE, com. rur. de Belgique, prov. de Na-mur, arr. adm. de Philippeville, arr. jud., cl à 23 kil.de Binant; 418 hab.
DOKKUM, ville du royaume des Pays-Bas (Frise),à 19 kil. N. E. de Leeuwarden, à 9 kil. de la mer, alaquelle elle communique par un large canal; 4,101hab. Patrie de l’astronome Gemma Frisius.
DOL, ch.—1. de cant. de France (Ille-et-Vilaine), à6 kil. S. E. de Sl.-Malo; 3,387 liai). Ancien évêché.Cidre.
DOLABELLA (P. Corn.), gendre de Cicéron, em-brassa pendant la guerre civile le parti de César,servit sous ce général à Pharsale, à Thapse et àMunda. Il fui successivement tribun, consul (44 av.J. C.), et gouverneur de Syrie. Après la mort de Cé-sar, il fut dépouillé de son gouvernement par Cas-sius, et s’en vengea en faisant périr Trébonius, gou-verneur de l’Asie Mineure, et l’un des meurtriers dudictateur. Déclaré pour ce meurtre ennemi de la ré-publique, il s’enferma dans Laodicée ; el y fut assiégépar Cassius, qui le réduisit à se donner la mort,l’an 43 avant J. C. Dolabella était très-petit : Cicé-ron, le voyant un jour ceint d’une épée fort longue,lui dit plaisamment. « Qui vous a donc attaché àcelle épec? »
DOLCE ou DOLCI (Carlo), peintre italien, né àFlorence en 1616, mort en 1686, excellait surtoutdans le portrait. On lui doit aussi plusieurs tableauxtrès-eslimés, entre autres : Jésus-Christ dans le jar-din des Oliviers i qu’on voyait au musée du Louvreavant 1815 ; Hérodiade portant la tâte de saint Jean-Baptiste ; une Sainte Cécile; Jésus-Christ bénissantle pain; la Vierge allaitant Notre-Seiyneur. Ce der-nier a été gravé par François Bartolozzi.
DOLE, Dola Sequanorûm et Didattium, ville deFrance, ch.-l. d’arr. (Jura), près du Doubs et sur lecanal du Rhin au Ilhone, qui y prend son origine, à47 kil. N. de Lons-le-Saunier; 0,322 hab. Belleéglise de Notre-Dame, beau collège (jadis aux jé-suites). Produits chimiques; mécaniques hydrauli-ques, etc. Quelques restes de monuments romains.— Dole est très-ancienne; elle étail la capitale de laFranche-Comté avant Besançon; cl eut un parle-ment, ainsi qu’une université "célèbre, créée en 1422.Charles-Quint la fortifia en 1530; le prince de Coudél’assiégea vainement en 1636, mais Louis XIV la pritet la démantela en 1674, et transféra le siège du gou-vernement à Besançon. — L’arrondissement de Dolea 9 cantons (Chaumergy, Chaussin, Chemin, Dam-pierre, Gendrey, Montbarrey, Monlmircy-le-Châleau,Rorheforl, plus Dole) et 153 communes.
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