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iiôi.k (la), un des plus liants sommets de lu chaînedu Jura, est située en Suisse (pays de Vaud), à 20 kil.N. de Genève, 1 ,<_>!>(► mètres au-dessus du niveau dela mer; de celle hauteur, on voit le Monl-Itlauc ettoute la chaîne des Alpes, depuis le Saint-Golhardjusqu'au mont Cenis.
DOLET (Étienne), savant du xvi e siècle, naquit àOrléans en 1509. Il fut dans sa jeunesse secrétaired'ambassade à Venise, puis étudia la jurisprudenceà Toulouse, où il se (il, par son humeur turbulenle,des querelles avec le parlement. Vers 1534, il s'éta-blit imprimeur;') Lyon. Dans cette ville, il s'attira despersécutions par son caractère satirique et par laliardiesse de ses opinions religieuses ; et fut deux foismis en prison. Il fut bientôt relâché ; mais ayantcommis de nouvelles imprudences, il fut incarcéréune seconde fois. En vain François 1 er , qui le proté-geait, avait-il consenti à lui faire grâce, la Sorbonnele condamna, et il fut amené à Paris pour y subir lesupplice; il fut pendu, puis brûlé en place Mauhert(1546). Son crimeétait, selon les uns, d’avoir professél'athéisme, selon les autres, de s’être montré favora-ble aux opinions de Luther. Ses principaux ouvragessont : Commentarii lingtiœ Intime, Lyon, 1536-1538,2 vol. in-fol.; Formulât lalhmrum locutionum, 1511!);De Imitatione Ciccroniana, 1535 et 1510, où il com-bat Érasme.
DOLGELLY, ville d’Angleterre (principauté deGalles), dans le comté de Merioneth , à 41 kil. S. E.de Caernarvon ; 4,200 hab. Lainages et draps gros-siers.
DOLGOHOUKI (princes) , illuslre famille russe,qui fait remonter son origine à saint Vladimir et àlîurik, lige des grands-ducs de Russie. Son nom, quisignifie longue main, fut porté pour la première fois,au xn e siècle, par Georges, 8 e fils de Vladimir Mo-nomaque. Elle a fourni un grand nombre de géné-raux et d'hommes d'Etat distingués; nous citerons ;Jacques Fcdorovitch Ilolgorouki, né en 1039, morten 1720, qui fut en 1087 chef de la première ambas-sade russe envoyée en France et en Espagne. Rentréen Russie, il combattit d'abord contre les Turcs,puis contre le roi de Suède, Charles XII, qui le fitprisonnier à Narva. Après dix ans de caplivilé, ilparvint à s'échapper ; et revint à Saint-Pétersbourg.II fut nommé sénateur en 1702 ; et se distingua danscette charge par sa-franchise et par la fermeté aveclaquelle il sut résister aux volontés souvent despo-tiques de Pierre le Grand. — Iwan, prince de. Rol-gorouki, petit-neveu du précédent, s’empara de l'es-prit de Pierre II, czar de Russie, avec lequel il avaitété élevé; et fil exiler Menzikofi’; à l’avénement del'impératrice Anne, il fut envoyé lui-même en Sibé-rie avec sa femme, et quelques années après (1738),il fut mis à mort avec la plus grande partie de safamille sur les plus simples soupçons. — Parmi lesmembres de cette famille qui survécurent à ce tra-gique événement, nous pouvons mentionner VasiliPolgorouki, général en chef sous Catherine II, quiforça les lignes de Pérékop en 1771, el mérita le nomde ‘Krymski, pour avoir conquis la Crimée ; — elIwan-Mikaïlovilch Ilolgorouki, né en 1704, mort en1824, qui s'est distingué comme poêle; et à quion doitdes odes, des épilres philosophiques et des satires.Ses œuvres complètes parurent sous ce litre : Etalde mon âme, ou Poésies du prince J. J/. Dolyorouki,Moscou, 1819.
R’OLIVKT. Voy. oliykt el fabre domvet.
ÜOLLART , golfe de la mer du Nord, à l’embou-chure de l’Ems, entre les prov. de Groninguo (Pays-Ras) et de Frise orient. (Hanovre) ; il a de 30 à 35 kil.d’enfoncement sur 15 de large. II fut formé en 1277pardeux irruptions de la mer qui engloutirent 33 vil-
lages et 100,00(1 hah. Des reprises considérables onteu lieu depuis au moyen d'cndiguemenls.
ROLLE (la), montagne de Suisse. Voy. nous.
DOLLEREN, riv. de France, liait dans les Vosges,passe à Massevaux (Haut-Rhin), et se jette dansl’ill.
IlOLLOND, famille d’opticiens anglais. Jean Rol-lond, né en 1700, mort en 1702, issu de réfugiés fran-çais, était d’abord fabricant de soie; il étudia seul lesmathématiques; el ayant formé ses deux fils, Pierreel Jean Dollond, il se consacra avec eux à la fabrica-tion des instruments de mathématiques el d'astrono-mie. Ils ont perfectionné les lunettes achromatiques,les télescopes réfringents el le micromètre.
* DOLMANS (Pierre), jésuite, né près de Maes-trielil, mort en 1751, a travaillé aux Acta sanctorumdes Rollandistes, depuis 1730 jusqu’à 1739.
DOLOMIEU, village de France, dép. de I Isère, au
N. O. et près de la Tour-du-Pin ; 2,006 hah., donnaitjadis son nom à un marquisat.
DOLOMIEU(Déodal-Guy-Sylvain-Tancrède guatetde), géologue et minéralogiste français, né en 1750,au château de llolomieu en Dauphiné, mort en 1801,membre de l'Institut, ingénie.urel professeur à l'Ecoledes mines el au Muséum d'histoire naturelle, a en-richi la science de différents ouvrages sur les sub-stances volcaniques et sur des questions soit géné-rales, soit particulières, de géologie et de minéralogie.Il parcourut à pied pour faire ses observations laplus grande partie de l’Europe, et visita Malte, lePortugal, la Sicile, la Calabre, l'Italie, le Tyrol, laFrance, les montagnes de la Suisse et de la Savoie,et l’Egypte pendant l'expédition française dont il filpartie. Il élait entré jeune dans l’ordre’dc Malte, maisil le quitta après y avoir éprouvé diverses tracasse-ries. Au retour de l'expédition d’Egypte, il fut jetésur les côtes du royaume de Naples, et y subit pen-dant 21 mois la plus dure captivité. Les plus remar-quables de ses ouvrages sont : la Philosophie miné-ralogique, Paris, 1802, in-8°; Voyage aux îles deLipari, Paris, 1783, in-8" ; Sur le tremblement de terrede la Calabre, Rome, 1784, in-8° ; Sur les îles Ponceset les produits volcaniques de l’Etna, Paris, 1788,in-8". Les minéralogistes ont donné en son honneurle nom de dolomie à une espèce de pierre calcaire.
DOLOPES , ancien peuple de la Thessalie, au S.
O. , au pied du Pilule, el sur les confins de l’Élolie clde l Épirc. Leur pays était traversé par l’Achéloiis.Ils vinrent à Troie, sous la conduite de Phénix.
DOLORES(miSTiiA-sEM)KA-UK-LOs), ville de la Con-fédération mexicaine, à 35 kil. N. 0. de Guaiiaxuato.Cesl là qu'éclatèrent les premiers troubles qui ame-nèrent l'indépendance du Mexique (1810).
DOM ou DON, de dominas, seigneur, litre d'hon-neur, usité en Espagne et en Portugal, ne s’appli-quait d'abord qu'aux princes el aux seigneurs; iln'est plus auj. qu’une forme de politesse. — Ce nomest aussi appliqué aux religieux de certains ordresqui se prétendaient nobles, par exemple, aux béné-dictins, aux chartreux, etc. On dit qu’il fut primi-tivement porté par le pape, d'où il passa aux évêques| et aux seigneurs, et enfin aux simples moines. Devant| les noms de religieux, ou écrit toujours dom.
I DOMAIRON (L.), littérateur, né à Béziers en 1745,| mort en 1807, fut professeur à l'École militaire de-puis 1778 jusqu'à la révolution; devint au rétablis-sement des études professeur de belles-lettres, etprincipal à Dieppe, puis fut nommé inspecteur de1'inslruction publique. On a de lui plusieurs ouvra-ges de littérature cl d’histoire, dont les plus estiméssont : Principes généraux des belles-lettres, 1785,2 vol. in-12, et 1802, 3 vol. in—12 ; les Itudiments del’histoire, 1801, 4 vol. in-12.