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DOM — DOM
1250
tille, se distingua de lionne heure |inr la ferveur deson zèle et par son lalenl pour la prédication ; il en-seigna la théologie à Paloncia, entra à 28 ans dans lechapitre de l'évêque d’Osma, cl accompagna ce pré-lat à la cour de Danemark, où le roi de Castille l'avaitchargé d'une négociation. A leur retour, ils s'arrêlè-rent tous deux dans le Languedoc qui élail alorsinfecté de l'hérésie des Albigeois , et s élan! mis à latête de quelques missionnaires, ils travaillèrent àprêcher la foi et à convertir les hérétiques par laparole. Pendant que Simon de Mont fort, a la lêle d'uneformidable armée de croisés, les exterminait par lefer (1205-1215), saint Dominique opéra un grandnombre de conversions par la seule persuasion; il neprit aucune part à la guerre, ne voulant d'autresarmes que la prédication, la prière et les lions exem-ples. Durant son séjour dans le Languedoc, il fondaà Toulouse l’ordre des Frères Prêcheurs, qui a prisde lui le nom de dominicains (1215). Il alla ensuitese fixer à Home : lionorius lit créa pour lui l'otlicode maître du sacré palais, le chargeant de tenir uneécole spirituelle dans le palais du Vatican et de nom-mer les prédicateurs. Il employa ses dernières an-nées à répandre son inslilul, qui bientôt compta denombreux couvents en France, en Italie, en Espa-gne. Il mourut à Pologne en 1221. Quelques-uns leregardent comme le premier inquisiteur, et disentqu’il fut chargé d’exercer ces fonctions dans le Lan-guedoc ; d’autres disent que l’inquisition cxislailavant lui (dès 1181). Il fut canonisé en 1231 par Gré-goire IX, qui fixa au \ du mois d'août le jour de safêle. On lui attribua des miracles. Sa vie a élé écritepar un grand nombre d'auteurs, notamment par lepère Tournn, 1739, cl récemment par M. Lacor-daire (1811). — Il ne faut pas le confondre avec unautre saint Dominique, dit l’Encuirassé , parce qu'ilportait une cuirasse de mailles de fer qu’il ne quittaitque pour se flageller : celui-ci vivait dans le xi° siè-cle, et mourut en 1000. Il se rendit célèbre par sesaustérités. Il passa sa vie dans les déserts de Monte-fellro et de Fonlavellano, au milieu des Apennins,ne vivant que de pain et d'eau, et se flagellant sanscesse. On l'honore le Li octobre.
noMisiQi t: EiAxcoLKi.Li, nom de deux acteurs dela Comédie-Italienne, père et fils, qui eurent ungrand succès sous les règnes de Louis XIV el deLouis XV, surtout dans le rôle (l'Arlequin. Le lilscomposa lui-mème des comédies et excella dans laparodie.
noMiNiQun (Louis), littérateur. Voy. domkmciit.
DOMINIQUIN (uo), Domenico ’/.ampicri, peintrecélèbre, né à Pologne en 1581, élail fils d'un cordon-nier. Il se forma à l'école des Garrache à Pologne,avec l’Albane , son ami, puis se rendit à Home. Celui dans celte dernière ville qu’il exécula son pre-mier tableau : Adonis tué par un sanglier. Peu detemps après il peignit son beau Saint André, qu'ilcomposa en rivalité avec le Guide, el sa Communionde saint Jérôme, où il est resté lidèle au principe deson maître Annihnl, qui n'adinetlail pas plus de12 figures dans une composition. Le Dominiquinexécuta ensuite à Pologne la Vierge du Rosaire, elson Martyre de sainte Agnès; puis il revint à Home,où il produisit de nouveaux chefs-d'œuvre qui soule-vèrent contre lui une foule d'envieux. Enfin, appeléà Naples pour orner à fresque la chapelle du trésor,il essuya dans cette ville les mortifications les plushumiliantes, et y mourul en 1 (Vil, empoisonné, selonquelques historiens. On estime surtout ses peinturesà fresque. On a refusé au Dominiquin l'invention ;mais il s'est placé, par son dessin exact et expressif,par son coloris vrai, au premier rang après Haphaël,le Corrège et le Titien. — * Le Seigneur reprochant
à Adam sa désobéissance ; David jouant de la harpe ;Sainte Famille; deux Paysages; Ravissement desaint. Faut; la Vierge et l’enfant Jcsus; Sainte Cécile;Ënée el Anchise; Hercule et Achetons; Hercule etCacus; Timoclée devant Alexandre; te Triomphe deT Amour; Renaud el Annule (musée royal de Paris).Vierge; Saint Jean; Archevêque (musée de Itrera,Milan). Martyre de sainte Agnès; Notre-Dame-du-Rosaire; Martyre de saint Pierre (musée de Bologne).Madeleine; deux Paysages (palais l’ilti, Florence).Communion de saint Jérôme (musée du Vatican,Home). Flagellation de saint Grégoire {église de Saint-Grégoire, Home); Chasse de Diane; Sibylle de Cumes(palais Borghèse, Home). Paysages historiques (palaisüoria, Home). L’Ame tentée; Miracles de saint Jan-vier (musée degli studj, Naples). Martyre de saintÉtienne; trois Paysages (National gallery, Londres).
DOMINIS (M.-Aulonio ns), né en 155(1 à Arbc, surles côles de la Dalmalie, entra d'abord chez les jé-suiles, où il enseigna avec un grand succès la philo-sophie et l’éloquence; devint évêque de Segni, puisarchevêque de Spalalro; mais ayant embrassé l’opi-nion des réformés, il se démit de ses dignités et seréfugia en Angleterre (1(M(1), où il écrivit contre lepape, et où Jacques I™ lui donna de riches bénéfices.Au bout de peu d'années il changea encore une foisd’opinion, quitta furtivement l'Angleterre, el alla àHome où Grégoire XV le reçut bien, et où üominis serélraela publiquement. Mais ayant laissé entrevoirque sa conversion n'était pas sincère , il fut enferméau château Saint-Auge, où il mourut en 1621. Do-minis est célèbre dans l'histoire de la science puniravoir eu la première idée de l'explication de l'arc-en-ciel, idée (jne Desearfes adopla depuis et compléta.Gelle explication se trouve dans le traité De Radiis invilris pcrspectivis el iride, Venise, 1611, ouvragequi d'ailleurs est rempli d'erreurs.
* DOM (S (François), député pour le district de Ma-lines (Anvers) au congrès national de Belgique en1830.
DOMITIEN, Titus Flavius Domitianus, empereurromain , 2 e lils do Vespasien, né à Home l'an 51 de.1. C., succéda à Titus son frère l'an 81. Au commen-cement de son règne il laissa espérer un gouverne-ment assez heureux ; il se montrait libéral el juste ; ilembelliI la ville de plusieurs édifices; rétablit la bi-bliothèque qui avait élé brûlée; et lit avec quelquesuccès la guerre contre les Galles, les Germains etles Daces. Mais se livrant bientôt à son naturel fé-roce, il mil à mort un grand nombre, de sénateurs etde Humains distingués, et s’empara de leurs biens;excila contre les chrétiens la plus cruelle persécu-tion; proscrivit les philosophes, les gens de lettreset les historiens, dont il craignait les jugements sé-vères. Il se livrail en même temps aux "unes
débauches; et poussant l'orgueil jusqu'à la folie, ilvoulut être regardé comme dieu, et se lit élever desautels. Il succomba enfin victime d'une conspirationformée dans son palais même par Domilia Longina.son épouse, qui craignait pour sa vie ; et fut assas-siné par Klienno, affranchi de celle femme, l'an 96 de.1. G., à l'âge de .15 ans. Ge monstre se plaisait à fairetrembler ses sujets, lors même qu’il les épargnait.Un jour il invita à lin festin les principaux sénateurs,et les recul dans une salle tendue de noir, où étaientpréparés"autant de cercueils que de convives; aprèss’être fait un jeu de leur frayeur, il les laissa sortir.Une autre fois, dil-on, il convoqua le sénat pour dé-cider dans quel vase on devait faire cuire un turbot.Dans ses moments de loisir, il s’amusait à percer desmouches avec un poinçon, ce qui donna occasion àVihius l’riseus, auquel’on demandait s'il n'y avaitpersonne avec l’empereur, de répondre : « l’as même
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