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DOM — DOM
DOMART, ville de France. Voy. iiommart.
DOMAT (Jean), savant jurisconsulte, né à Cler-mont en Auvergne en 1625, mort en 1695, fut avocatdu roi au présidial de Clermont, et consacra toute savie à l'étude du droit. Le droit romain avant lui étaitun véritable chaos; il lit jaillir la lumière au milieude cette obscurité, en replaçant les lois romaines dansleur ordre naturel, et en élaguant tout ce qui dansces lois était absolument étranger aux mœurs et auxusages français. Ses plus importants ouvrages sont :Lois civiles dans leur ordre naturel ; te Droit public;Legitm delectus. Ce dernier îfest qu'un choix en latindes lois les plus usuelles renfermées dans les recueilsde Justinien. Ces divers ouvrages ont été imprimésensemble, Paris, 1717, in-fol.; avec des additionsd'Héricourl sur le droit public, Paris, 172-1, 2 vol.in-fol. ; avec les notes de Boucheul, lterroyer et Che-valier, 1711, 2 vol.; et enfin avec le supplément deDejouy, 17;>5—1707, et 1777, 2 vol. in-fol.; ils ont étéréimprimés, en 1vol. in-8 u , 1828-1830, par J. Remy,avec les articles correspondants des codes, llomatétait janséniste et grand ami de Pascal.
BOMBASLE. Voy. Mathieu de domiiaslis.
BOMBES (pays de), ancien pays de France, com-pris au nombre des pays savoyards du grand gou-vernement de Bourgogne, entre la Bresse, le Lyon-nais, le Beaujolais et le Maçonnais, formait uneprincipauté qui, après avoir fait partie du royaumede Bourgogne, appartint aux maisons de Beaujeu, deBourbon et d’Orléans; capitale, Trévoux. Ancien par-lement, siégeant à Trévoux.
DOMBOU, ville du Sahara, à 110 kil. S. E. deBilma. On trouve aux environs d'immenses lacs salésqui sont peut-être le Palus Chelonides de Ptolémée.
DOMBOVITZA, riv. de Yalaehie, sort du montTamas en Transylvanie et se jette dans l'Ardjich.
D0MBR0WSK1 (Henri-Jean), général polonais, néprès de Cracovie en 1753, prit les armes en 1791pour défendre la Pologne, remporta plusieurs avan-tages sur les Russes et les Prussiens, mais fut néan-moins obligé de se réfugier en France (1790); il yforma une légion polonaise; et la commanda pendantl’expédition d'Italie. En 1800, après la victoire d’iéna,Dombrowski courut en Pologne; et y rassembla plusde 30,000 combattants, qui vinrent grossir l'arméefrançaise. Il fut nommé commandant de la 3 e divi-sion *du grand-duché de Varsovie (1809) ; et repoussales Russes, qui avaient envahi la Pologne. En 1812,après avoir fait les plus grands efforts pour couvrirla retraite de la grande armée, il ramena les débrisde l'armée polonaise en deçà du Rhin. En 1815,Dombrowski fut nommé général de la cavalerie etsénateur palatin du nouveau royaume de Pologne;mais il ne jouit pas longtemps de ces nouvelles digni-tés, et mourut en 1818.
DOMEL, île de l'empire Birman, à 30 kil. de lacôte, par 95° 21’ long. E., 11“ 13’ lal. N., est la plusgrande de l'archipel de Mergui ; 03 kil. sur 30.
ÜOMÈNE. ch.-l. de canl. de Fronce (Isère), à 9 kil.N. E. de Grenoble; 1,000 bab.
DOMEN1CI1I (Ludovico), né à Plaisance, mort àPise en 15(>i, a publié des traductions d'au leurs grecs;a refondu Y Orlando innamorato de Boiardo, Venise,1532, in-8 u ; cl a composé lui-même : Dialoghi d’a-more, Venise, 1308, in-8".
DOMERGUE (Fr.-Urbain), grammairien, né à Au-bagne (Bouches-du-Rhône) en 1715, mort à Paris le29 mai 1810, fut professeur de grammaire généraleà l'école centrale des Qualre-Nalions à Paris, profes-seur d'humanités au lycée Charlemagne et membrede l’Institut. Il s'occupa avec zèle à réformer la lan-gue, défigurée par le néologisme révolutionnaire; etfonda à cet effet un Journal de langue française, qui
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obtint un grand succès. On a de lui une Grammairesimplifiée, 1778; la Prononciation française déter-minée par des signes invariables, etc., 1790. Domer-gue tenta d’introduire dans la grammaire une no-menclature savante, mais bizarre, qui n'a pas étéadoptée.
DÜMESDAY-BOOK (c.-à-d. livre du jugement),grand rôle des propriétés foncières de l'Angleterreque Guillaume le Conquérant fit dresser de 1080 à1080, afin de servir de base pour régler à l'avenirtous les différends qui s’élèveraient au sujet des fiefs ;le manuscrit, conservé dans l’abbaye de Westminster,existe encore. 11 a été imprimé et publié en 1783,2 vol. in-fol. En 1810, on publia des Additions et desIndex, 2 vol. in-fol. On y a joint en 1833 une Intro-duction générale, 2 vol. in*8“.
DOMËYRE-EN-HAYE, ch.-l. de canton de Franco(Meurthe), à 13 kil. N. de Tool; 370 bab.
DOMFRONT, Donnifrons ou Dumfronium, ville deFrance, ch.-l. d'arr. (Orne), sur une colline d'où sortla Vurenne, à 58 kil. N. 0. d’Alençon; 2,080 hab.Collège. Coutils, droguels, serges ; "forges, papele-teries, verreries. — Doinfronl était jadis une desplus fortes places de la Normandie; elle fut fondéeau xi c siècle par Guillaume, comte de Bellesme, etfut prise et reprise plusieurs fois par les Français etles Anglais aux xm c et xiv c siècles, et par les pro-testants et les catholiques pendant les guerres reli-gieuses du xvi c siècle. — L’arr. de Doinfronl a 8 can-tons (Athis, la Fcrté-Macé, Fiers, Juvigny, Messey,Passais, Tinchebray, plus Doinfronl) et 108 connu.'
DOMINGUE (saint-), île. Voy. Haïti.
D0MIN1CA. Voy. marquises (îles).
domixica, une des Antilles. Voy. Dominique (la).
DOMINICAINE (République , nom que prit en 1813la partie orientale de file d Haïti, après s'ètre rendueindépendante à la faveur des troubles qui suivirentla chute du président Boyer. Celle République, quicompte environ 50,000 individus, Espagnols la plu-part, a pour capitale Santo-Domingo. Elle élut d'a-bord pour président Ximénès, puis le général San-tana. Le président (aujourd’hui empereur) d'Haïti,Soulouque, a jusqu’ici (1832) vainement tenté de laréd uire.
DOMINICAINS ou Frères Prêcheurs, ordre reli-gieux de la règle de Saint-Augustin, fut fondé parsaint Dominique, à Toulouse, en 1215, et approuvéla même année par le pape Innocent III. Il reçutpour mission de prêcher et de convertir les héréti-ques. Les fonctions inquisitoriales furent ajoutées en1233 à ses attributions. L'ordre des dominicains afourni un grand nombre de papes et de personnagescélèbres ; saint Thomas d'Aquin, Albert le Grand,Caïetan, Dominique Soto, étaient sortis de son sein.Cet ordre soutint une longue rivalité avec celui desfranciscains. Supprimés en France, en 1790, lesdominicains se sont conservés dans les autres payscatholiques, notamment à Rome, où ils ont un cou-vent célèbre, qui leur sert de chef-lieu. Ils ont étédepuis peu d’années réintroduits en France par lepère Lacordaire. — Voy. jacobins.
DOMINIQUE (la), une des Petites-Antilles, au S. E.de la Guadeloupe, par 60 u 35' long. Ü., 15 u lat. N. :30 kil. sur 22; 18,000 hab. (dont 13,000 nègres ouhommes de couleur); ch.-l., Roseau. Montagnes vol-caniques. Beaucoup de soufre, eaux thermales, solfertile; pas de port. — La Dominique fut découverteen 1193 par Colomb (c'était un dimanche, < lies domi-nica; d’où son nom). Elle appartint d'abord aux Es-pagnols, puis aux Français, jusqu'en 1703; elle estaujourd'hui à l'Angleterre. Voy. Antilles.i DOMINIQUE (saint), fondateur de l'ordre des domi-• nicains, né en 1170 à Calahorra dans la Vieille-Cas-