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Tome premier.
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de la question de l’hermésianisme contre les empiéte-ments du feu roi de Prusse. Celui-ci le fit enlever devive force à son sic^e en 1837, et transférer à Minden.A l'avénement de Frédéric-Guillaume IV, l 'affaire deCologne se termina d'une manière satisfaisante pourles deux partis : l’évêque de Spire, M. Geissel, futnommé coadjuteur île SI. Droste; et celui-ci renonçaà l'administration de son diocèse. Il mourut à Mun-ster. le 19 octobre_1845, en laissant, un ouvrage re-marquable intitulé : De la paix entre l’Église et lesÉtats, dans lequel il discute les questions les plusgraves avec un calme et une modération qui ne sedémentent jamais.

DROUÉ, cli.-l. de canton de France (Loir-et-Cher),à 26 kit. N. de Vendôme; 1,021 liai).

DROUET, conventionnel, né en 1763, mort en 1821,était maître de poste à Sainte-Méiiehould lorsqueLouis XVI, fuyant de Paris avec sa famille, passapar celle ville, le 21 juin 1791, pour se rendre à Monl-médy. Drouet, ayant reconnu ce prince par sa res-semblance avec le portrait empreint sur les assignats,prit une route détournée pour arriver avant lui àVarcnncs; il mit sur pied dans celte ville les auto-rités et la garde nationale; et parvint ainsi à fairearrêter la famille fugitive. En 1792, il fut nommédéputé à la Convention, et s’y lit remarquer par sonexaltation. En 1793, il siégea au conseil des Cinq-Cents, en 1798 au Corps législatif; et l’année suivanteil fut nommé sous-préfet à Sainle-Ménehould. 11 futexilé comme conventionnel à la restauration.

drockt d’eruis. maréchal de France, né à Reimsen 1763, mort en 1811, s’enrôla en 1792; devint gé-néral de division en 1803; fit capituler Danlziek(1807); fut blessé à Friedland; servit sous Massénaen Espagne; résista aux Anglais jusqu'à la fin, com-battant sur l'Adour, à Orlbcz, à Toulouse (1814) ; futun des plus empressés à reconnaître Napoléon au re-tour de file d’Elbe ; commanda le premier corps d'ar-mée pendant les cent-jours; fut condamné a mortpar contumace en 1816; trouva un asile en Prusse;l'entra en France en 1823, mais ne reprit du servicequ’en 1830; fut nommé en 1831 gouverneur généralde l'Algérie; adopta quelques mesures utiles, no-tamment la création des bureaux arabes, l’intro-duction du régime municipal, l'établissement d’uncollège ; mais comme il ne déployait pas contre Abd-el-Kader la vigueur nécessaire, il fut rappelé dès1833; il n’en fut pas moins nommé maréchal eu 1813.Un camp créé par lui près de Iioufarik conserve sonnom. On a imprimé la Vie militaire du généralDrouet, écrite par lui-même, 1844.

DROUOT (le comte), célèbre général d'artillerie, néà Nancy en 1774, mort dans cette ville en 1847, étaitfils d'un boulanger. Sorti de l’école d'artillerie deMetz, il fit la campagne d'Égypte, où Ronaparle nelarda pas à le distinguer; fut nommé en 1808 majorde l'artillerie de la garde impériale; assista auxgrandes batailles de l'empire; et contribua puissam-ment au succès des armées françaises, surtout àWagram, à la Moskovva, à Lulzen, à Bautzen; futaprès celle dernière affaire nommé général de divi-sion; gagna le combat deWaebau, la veille de labataille de Leipsick (16 octobre 1813); sauva les dé-bris de l’armée devant Hanau , en lui frayant un pas-sage (30 octobre); défendit pied à pied le territoirefrançais en 1814; fit des prodiges à Nangis et audéfilé de Vauclor; suivit, à l'ile d'Elbe Napoléon, quile nomma gouverneur de l'ile; l'accompagna égale-ment à son retour en France en 1813, quoiqu'il eûtdésapprouvé l’entreprise; lit à Waterloo des effortsincroyables, mais inutiles; se relira après ce désas-tre au delà de la Loire avec la garde impériale, dontil avait été nommé commandant par la commission

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provisoire ; sut contenir cette troupe qu'on craignaitencore, et aida à la licencier; mais ne s’en vit pasmoins proscrit par Louis XV1I1, et traduit devant unconseil de guerre, mais il fut acquitté. Il se retira danssa ville natale, et refusa constamment depuis d'ac-cepter aucune fonction publique; il devint aveugledans scs dernières années. Drouot n’était pas moinsrt r son sang-froid au milieu du danger

que par son "habileté à diriger l'artillerie. Il possé-dait , on outre, toutes les vertus antiques; Napoléonl’avait surnommé le Sage; il lui laissa par son testa-ment 100,000 fr. Animé d'une piété sincère, Drouotpratiqua, même au milieu des camps, les devoirs dela religion. Il employa la plus grande partie de safortune en bonnes œuvres et en fondations utiles. Lepère Laeordaire a prononcé son Éloge funèbre dansla cathédrale de Nancy. La ville de Nancy lui a élevéun monument. Une rue de Paris a reçu son nom.

DROZ (Pierre jacquet-), habile mécanicien suisse,né en 1721 à la Chaux-de-Fond, dans le comté deNcufchâtel, mort à Dienne en 1790 , trouva d'abordle moyen d'adapter, à peu de frais, aux horlogescommunes un carillon et des jeux de flûte; inventaune pendule qui, au moyen de la combinaison dedeux métaux inégalement dilatables, marchait sansêtre remontée tant que les pièces n'en seraient, pasusées par le frottement; fit une pendule astronomi-que, et un automate qui écrivait lisiblement et fai-sait tous les mouvements des doigts. — Henri-LouisJacquct-Oroz, son fils et son élève, né à ta Chaux-de-Fond en 1752, mort en 1791, n’avait pas encore22 ans lorsqu’il apporta à Paris un automate dessina-teur, et une figure de jeune fille, qui touchait duclavecin, suivait des yeux la musique, et indiquaitla mesure par des mouvements de tête, se levaitquand elle avait, fini déjouer, et saluait la compagnie.Droz fabriqua aussi deux mains artificielles, imitantet remplaçant presque ta nature.

droz (François-Xavier-Joseph), écrivain estimable,né à Besançon en 1773, d'une famille de magistrats,mort en 1830-, s’enrôla en 1792 dans le bataillon duDoubs, où il fut aussitôt élu capitaine par ses cama-rades ; servit pendant 3 ans à l'armée du Rhin commeofficier d'état-major ; quitta bientôt une carrière quiconvenait peu à scs goûts paisibles; professa lesbelles-lettres à l'école centrale de Besançon ; vint en1803 se fixer à Paris, où il occupa pendant plusieursannées un emploi dans les bureaux de Français (deNantes), directeur général des droits réunis ; fut reçudans la société d'Auteuil, où il devint l’ami de Ca-banis et de Ducis; débuta par un roman sentimental,Lina, qui fut peu remarqué; publia en 1806 l'Artd'être heureux, qui n’est que la confidence du secretde son propre bonheur; concourut-on 1811 pourl 'Éloge de Montaigne par un discours qui fut distin-gué ; ' "a en 1823 son livre De la philosophie mo-

rale, livre où il cherche, par un éclectisme éclairé,à concilier les divers systèmes des moralistes, et au-quel l’Académie décerna le prix fondé par Monlyonpour l’ouvrage le plus utile aux mœurs; fut. iui-même admis dans cette compagnie dès l’année sui-vante, et justifia ce choix par de nouveaux écrits :Étude sur le beau dans les arts, Application de lamorale ci la politique, Économie politique, Histoiredu règne de Louis XVI : ce dernier (3 vol. in-8",1839-1842), est le plus important de ses ouvrages; ily montre que l'on eût pu prévenir ou diriger la révo-lution. Consacrant ses dernières années à la défensedes idées religieuses, il a dans ce but : Penséessur le christianisme, Aveux d'un philosophe chrétien.Il était entré dès 1832 à l'Académie des sciences mo-rales. Droz se montre constamment homme sage,aimable et conciliant, écrivain pur et plein d'onction.