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* Lu conversion au catholicisme de ce philosopheéclairé fut le résultat d'une conviction profonde,ainsi que ses deux derniers ouvrages en fournissentla preuve. Personne plus que lui n’avait été à mêmede peser le pour et le contre des doctrines , puisquetoute sa vie avait été employée à chercher la vérité àl’aide des lumières de la philosophie. Le choix qu’ilfit était donc profondément médité; et dans ses aveux,il explique avec sincérité les motifs d’une option dontle catholicisme a pu se féliciter.
DRUENTIA, rivière de Gaule, auj. la di haxci:.
DRUIDES, ministres de la religion chez les anciensGaulois ou Celtes; on fait dériver leur nom, soit dumot grec drus (chêne), soit des mots irlandais derhouydd (parlant do Dieu). Les druides se parta-geaient en trois classes : 1" les druides proprement ditsou prêtres, qui furent dans l’origine possesseurs dusuprême pouvoir, mais qui le cédèrent dans la suiteaux brenns ou chefs des guerriers, 2° les eubages,devins et sacrificateurs ; 3° les bardes, qui chantaient,les hymnes divins et les exploits des héros. Lesdruides croyaient à l’immortalité de l'àme et à lamétempsycose; l’ohjet de leur culte était surtout laNature; cependant ils reconnaissaient plusieurs dieux,tels qu’Ësus ou Hésus, Tcutatès, etc.; mais ils n’a-vaient point de temples; ils se réunissaient dans desombres forêts, entre Dreux et Chartres, par exemple;et à certains jours y cueillaient en grande cérémoniele gui sacré sur un chêne antique. Dans les grandescalamités , les druides immolaient des victimes hu-maines. Les dol-men et, les men-hir, pierres énormesque l’on trouve en grand nombre sur les côtes de lalirelagne, sont, regardés comme les autels où se con-sommaient ces sacrifices sanglants. Le druidismeétait mêlé d’une foule de pratiques superstitieuses ;il attachait de mystérieuses vertus à certaines plan-tes, telles que la sélage, la samole, la verveine, et sur-tout le gui, auquel étaient attribuées des propriétésmerveilleuses. Les druides étaient, en même tempsmédecins, astronomes, physiciens; ils n’avaient riend’écrit; toute leur science était contenue dans despièces de vers qu’ils apprenaient par cœur. Il y avaitaussi des druidesses : elles prédisaient l’avenir, etconsultaient les entrailles des victimes. Les invasionssuccessives des barbares et. l’établissement du chris-tianisme dans les Gaules mirent fin à la religion desdruides ; elle disparut vers le vi c siècle.
DRULINGEN, ch.-l. de cant. de France (Bas-Rhin),à 24 kil. N, 0. de Saverne ; 470 bah.
DRUMMOND (William), historien et poète écossais,surnommé le Pétrarque écossais, né en 1585 à Haw-thornden, mort en 1049 du chagrin que lui causèrentles malheurs et la fin tragique de Charles I er . Il aécrit une Histoire d’J'icosse de .1423 à 1043, in-8°, oùil professe les opinions les plus monarchiques; et despoésies élégiaques, remarquables par leur mélodie.On a publié ses Œuvres complètes, Edimbourg, 1711.
DRUNA, rivière de Gaule, auj. la drômis.
DRUSES, peuple. Voy. druzes.
» DRUS1US ou VAN DEN DRIESCHE (Jean), sa-vant orientaliste, né à Audenarde en 1550, mort pro-fesseur d’hébreu à Franeker en 1010, a composé ungrand nombre d’ouvrages, parmi lesquels on citeAlphabelum hebraicum vêtus, 1587 et 1009, in-4°;Grammatica linguœ sanctæ nova, 1012, in-4°.
DRUSL'S (M. Livius), tribun du peuple l’an 122 av.J. C., fut opposé par le sénat à C. Gracclius, qui s’é-tait rendu redoutable par sa popularité. Pour dé-truire l’influence de ce tribun séditieux, Drusus, aunom du sénat, combla le peuple de faveurs et do lar-gesses, et distribua gratuitement des terres. 11 gérases fonctions avec la plus grande intégrité, et futnommé consul l’an 112 av. J. C. — M. Livius Drusus,
son fils, tribun l’an 91 av. J. C., suivit le même plande conduite que lui ; et chercha à rattacher le peupleau sénat par des largesses et des lois populaires. Ilalluma la guerre sociale en voulant étendre auxItaliens le droit de cité, et périt assassiné (90).
drusus (CI. Nero), fils de Livie, et frère puîné doTibère, fut adopté par Auguste. Il remporta plusieursvictoires dans les Gaules, la Rhétie, la Vindélicie etla Germanie ; et fit creuser le canal du Rhin au Flevo(Yssel). Il mourut jeune, l’an 9 de J. C. 11 fut père ducélèbre Germanicus.
drusus , fils de Tibère et de Vipsanie, 2 e femme decet empereur, montra beaucoup de courage lors dela sédition de Pannonie (14 de J. C.). Son père l’élevaau consulat (21), et partagea avec lui la puissanceIribunilienne. Mais le jeune prince ayant donné unsoufflet à Séjan, celui-ci, pour se venger, le lit em-poisonner, l’an de J. C. 23.
DRUZES ou DEROUZ, peuple de la Syrie, habilele N. du pachalik d’Acre, dans le pays qui s’étend deBalbek à Arnoun, et le long de la Méditerranée, entreDjébaïl et Saïde. Le nombre des Druzes est de 120,000individus, dont 40,000 hommes pouvant porter lesarmes. Ils sont tributaires du pacha d’Égypte, mais defait presque indépendants. Les Druzes sont hospita-liers, belliqueux ; ils professent une religion particu-lière, dérivée de celle des Ismaéliens, et dont le pointcapital est l’adoration du calife Hakem Biamritlah,qui vivait au commencement du xi° siècle, et qu’ilscroient un Dieu incarné : aussi leur chef s’appelle-t-iltoujours hakem. Le hakem des Druzes réside à üéir-el-Kamar. Les Druzes ont pris, dit-on , leur nom deDurzi, un des premiers apôtres du calife Hakem, quiconduisit en Syrie ses partisans persécutés en Égypte.Retirés dans les montagnes du Liban, les Druzes de-vinrent redoutables : ils résistèrent longtemps auxattaques des Turcs, et ne furent soumis au tributqu’on 1588 par le sultan Amurat III. La l’orte leur adonné en 1842 un chef de leur nation. M. Sylvestre deSacy a publié l 'Exposé de la religion des Druzes,Paris, 1838, 2 vol. in-8°.
DRYADES (du mot grec drys, chêne), nymphesqui présidaient aux bois et aux arbres en général. 11ne faut point les confondre avec les Hamadryades.Celles-ci étaient pour ainsi dire attachées à l’arbre,et ne pouvaient le quitter un instant : elles mouraientavec lui. Les Dryades au contraire pouvaient errerdans les bois; elles étaient immortelles.
DRYAN'DER (Jonas isichmann, connu sous le nomgrec de), naturaliste suédois, disciple de Linné, né en1748, mort en 1810, so rendit en Angleterre, devintmembre de la Société Linnéenne de Londres, et futmis par J. Banks à la tète de sa bibliothèque. On a delui des Mémoires, qui se trouvent dans les Transac-tions de la Société Linnéenne, et le Catalogue de labibliothèque de J. Banks, 1800, 5 vol. in-8", ouvragequi présente la bibliographie la plus complète et lamieux faite des sciences naturelles.
DRYDEN (J.), célèbre poète anglais, né en 1631 àAdwinckle (Norlhamplonshire), mort en 1701, com-mença à faire des vers au collège. D’un caractèreversa’lile et vénal, il débuta devant le public par desstances à la louange de Cromwell (1658); et deux ansaprès, il célébra le retour de Charles II, dans unpoème intitulé: Astrea redux; il composa aussi enl’honneur de ce prince I ’Annus mirabilis (1666), et.fut nommé en récompense poète lauréat (1668). Ils'adonna ensuite au théâtre, fit des comédies et destragédies, et obtint pendant trente ans une suite desuccès non interrompue. Ses meilleures pièces sontDon Sébastien et la Conquête de Grenade. 11 publiaquelques satires politiques, entre autres Absalon etAchilophel (contre la révolte de Monmoulh), qui lui
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