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Tome premier.
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1283-1284
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attirèrent beaucoup d’ennemis, et l'exposèrent mêmeà de mauvais traitements, l’eu avant la révolutionde 1088, il se fit catholique; aussi perdit-il son litrede poète lauréat sous Guillaume d'Orange. N'ayantplus d'autres ressources que son talent, il se remità l'œuvre, quoique déjà vieux. C’est alors qu’il com-posa plusieurs de ses meilleurs ouvrages : sa Tra-duction de Virgile, 1097; des traductions de Juvénal,de l’erse, ses, Fables, 1098 ; et la plus belle de sesodes, la Fête d’Alexandre, pour la Sainte-Cécile.Outre ses ouvrages en vers, il en a composé quel-ques-uns en prose ; le plus estimé est l'Essai sur lapoésie dramatique. Dryden est inis à la tête des poêlesclassiques de l’Angleterre pour l'élégance, l'harmo-nie, le goût ; on le regarde comme le père de lacritique dans son pays. 11 est à regretter que, presséle plus souvent par le besoin, il ait travaillé avectrop de précipitation. Waller Scott a donné en 1808une édition complète de Dryden, Londres, 18 vol.in-8°, réimprimée à Edimbourg, 18:21.

DHYOI’ES, peuplade sortie, dit-on , de l’Arcadie.Ils se fixèrent à une époque reculée sur les bords duhaut Céphise et au S. du mont OEIa, d’où ils éten-dirent leurs ravages dans les environs. Hercule leschassa de ce pays, qui recul alors les Doriens et pritle nom deDoride. Les Dryopes se dispersèrent, et al-lèrent, les uns en Argolide où ils élevèrent Asine, lesautres en Eubée où ils fondèrent Carysle ; quelques-uns passèrent en Asie avec les émigrants athéniens etioniens, et s’établirent près de Cyzique; quelques-unsmême abordèrent dans l'ile de Chypre.

DUACEM, ville de la Gaule, auj. douai.

* DUALISME, système de ceux qui soutiennent,en doctrine, qu’il y a dans le monde deux principeséternels et nécessaires.

DUARTE. Loi/, éiiouard, roi de Portugal.

DU DAIUtY (Jeanne vaurkrniéu , comtesse), maî-tresse de Louis XV, née à Yaiicouleurs en 17-1-1, étaitfille d'un commis aux barrières. Après avoir passéquelque temps chez une marchande de modes, puisdans une maison de débauche à Paris, sous le nomde mademoiselle Lange, elle fui présentée à Louis XV(1769) par le comle Jean du Barry, dont elle avaitété la maîtresse. Le vieux roi, frappé de sa beauté,conçut pour elle une vive passion, et lui accordabientôt un crédit sans bornes. On lui fit épouser,pour lui donner un rang à la cour, Guillaume duBarry, frère du comte Jean. Elle devint bientôt l’in-strument. de tous les intrigants ; fit disgracier le mi-nistre Choiseul. qui avait osé reprocher au roi l'ab-jection de son choix ; contribua beaucoup à l’exil desparlements (1771); distribua les grâces au hasard;et dilapida les finances. Louis XV fil bâtir pour ellele pavillon de Luciennes, près de, Marly. A la mortdu roi (177-1), elle se retira de la cour, et vécut igno-rée jusqu’à la révolution. A cette époque, elle filcourir le bruit qu’on lui avait volé ses diamants, etles porta en Angleterre pour secourir les émigrés.Arretée à son retour, elle fut condamnée à mort en1793. Elle montra une grande faiblesse dans ses der-niers moments. On a publié un grand nombre d’ou-vrages sur madame du Barry.

DU BAltTAS (Guillaume de sadiste), poêle fran-çais, né à Monlforl en 1544, mort eu 1590, se distin-gua sous Henri IV par sa bravoure dans les combatset son talent pour les négocialions, et fut chargé demissions en Angleterre et en Danemark. Il composades poésies, qui obtinrent un grand succès; le plusconnu de ses ouvrages est la Semaine de la Créa-tion, en 7 livres, qui eut plus de 30 éditions en sixans; il a fait aussi une Seconde Semaine, qui com-prend des histoires de l’Ancien Testament. Ge poèteavait de la verve, de l'imagination, mais manquait

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de goût. Ses Œuvres ont été réunies en 1611, 1 vol.in—fol. .

I)U BELLAY (Jean), cardinal et homme d'Etat,1-192-1560, jouit de la faveur de François 1 er , occupales sièges de Bayonne, l’aris, Limoges, Bordeaux;fut ambassadeur près de. Henri Ylll et de l’aul 111,puis lieutenant général du royaume pendant que leroi repoussaitCharles-Quinl en Provence. Disgracieà la mort de François I™. il se retira à Home. 11 P(’°'légea et cultiva lés lettres : c’est sur sa propositionque fut fondé le Collège de France. On a de lui desl’oésies latines, 1546, des Lettres, etc. Rabelais avaitété attaché à sa maison. — Guillaume du Bellay,soigneur de Langey, son frère, un des plus bravesgénéraux de François 1 er , 1191-1513, fut vice-roi duPiémont, où il battit les Impériaux, remplit diversesmissions, et laissa de précieux mémoires qu’il inti-tula Ogdoades (Huitaines), parce qu’il les divisa de8 en 8 livres. — Ces mémoires ont été continués parson plus jeune frère, Martin du Bellay, qui fut aussigrand capitaine que bon négociateur. Les Mémoiresde Martin du Bellay, avec des fragments des Ogdoades,ont paru on 1569, in-fol.

mj iiéi-IjAY (Joachim), poète, cousin des précé-dents , né vers 1521 à Liré près d'Angers, mourut aParis en 1560. Ses vers lui donnèrent accès à la cour,où on l’appela l'Ovide français. Des ennemis secretsle firent accuser d'irréligion : ces tracasseries le con-duisirent au tombeau. On a de lui : Foésies fran-çaises, Paris, 1561, in-l", et 1597, in-12; Poésieslatines, 1569, en deux parties, in-4°. Il écrivit enprose la Défense et illustration de la langue fran-çaise, 1553, in-8°. Du Bellay fut avec Ronsard un deceux qui tentèrent de régénérer la poésie française.

DU IREZ (oï DAitr), maréchal de France, illustrales règnes de François P' et de Henri IL 11 servitavec une haute distinction en Italie, et reçut le bâtonde maréchal en 1512. Il partagea avec le connétablede Montmorency la gloire d'avoir déconcerté les pro-jets de Charles-Quinl, lorsque ce prince envahit laProvence (15.14). Il battit deux fois les Anglais enPicardie; mais une faute de son gendre, Jacques deCoucy-Vervins, qui rendit aux Anglais la place deBoulogne ;1544), lui fit perdre la confiance du roi.Mis en jugement avec Coucy (1549), ils furent con-damnés l'un et l'autre à perdre la tète. Coucy subitsa sentence. Henri II fil grâce au maréchal, qui futenfermé au château de Loches. Il en sortit au boutde trois ans, et mourut de chagrin à Paris en 1551.Sa mémoire cl celle de son gendre furent réhabilitéesen 1575.

DUB1S, riv. de Gaule, auj. le noms.

DUBLIN, Ballu-na-Cleib cllirom-choll-Ccel.cn lan-gue erse, Eblanaportus et Dublana des anciens, villecapitale de l'Irlande, clt.-l. de la prov. de Leinsleret du comté de Dublin, par 8° 30’ long. 0., 53° 2F'lat. N., à 460 kil. N. 0. de Londres; 265,000 bah.C’est une des plus belles villes du ltoyaume-Uni. LeLitl'ey la traverse, deux canaux l'environnent, et elleest située sur une superbe baie dite baie de Dublin;mais le mouillage est incommode malgré les im-menses travaux qu’on y a exécutés. Deux archevê-chés, l'un anglican, l'autre catholique. Université.Boulevards de 16 kil. de tour. Bassins, phare, docks,place dite Sainl-Stephen’s Green. Cirque royal. Nom-breux jardins de plaisance; six ponts en pierre et unen fer. Edifices principaux : banque nationale,bourse, douane, palais de justice, magasin de tabac,archives, collège de la Trinité ou université, théâtreroyal, mairie, timbre, cathédrale de Saint-Patrick,superbes hôpitaux, casernes, balles aux toiles, nou-velle halle aux blés, palais du lord-lieutenant. Ecoledes sciences naturelles, grand jardin botanique de