DE LA VENDEE.
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garde ébranlée -, pour assurer le succès de cetlemanœuvre, il fallait que la division Chalbos quisuivait se portât rapidement sur le flanc de l’en-nemi , et Kléber avait commandé ce mouve-ment ; mais Léchelle se trouva là, et loin d’ac-courir à son secours, s’effrayant au bruit ducanon, il retint la division qui commençait hs’avancer. Peu après, de plus en plus épouvantépar le fracas de l’artillerie, le lâche prit la fuite
à la vue de toute l’armée.
L’effroi du général en chef devait être con-tagieux ; les bataillons de Chalbos se troublent,rompent leurs rangs, et toute la division s’enfuità l’exemple de Léchelle. A cetle vue, les soldatsde Mayence, qui se battaient courageusementen avant, se croient coupés par derrière ; ilsreculent : l’ennemi redouble d’ardeur et d’efforts.Quelques pièces de canon tombent en son pou-voir ; il les tourne contre les républicains : alorstout se débande; les cris de Kléber, les menacesdes officiers, leurs exhortations, rien n’a plusle pouvoir de rallier la troupe. Elle lâche pied,le désordre est à son comble ; les Vendéenssont bientôt maîtres du reste de l’artillerie, etpoursuivent les républicains, dont ils font unaffreux carnage.