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CAMPAGNES
monlraienl en général disposés à se soumettreà la République. Celte défeclion des ecclésiasti-ques indigna les chefs chouans, dont le mécon-tentement éclata surtout alors dans une assem-blée convoquée au château de Bourmont, etprésidée par le comte de Chàtillon, émigré ré-cemment arrivé de l’Ile-Dieu. Le discours de ceseigneur, décoré du cordon bleu, et exerçantune grande influence dans le parti de la contre-révolution, a été recueilli par un témoin ocu-laire 1 ; en voici les traits les plus remarquables :« Les prêtres , ministres d’un Dieu de paix , mi-« nistres d’une religion qui saisit l’homme dès« son berceau pour le conduire au trépas, avaient« contracté l’obligation d’aider vos chefs de tous
«leurs moyens.Qu’ont-ils fait, ces hommes
« dévorés d’orgueil et d’ambition ? ils ont écouté« leurrage et leurs passions; ils ont prêché V ef-« fusion du sang, au lieu des principes de vertu.« Ils ont oublié la véritable cause; ils ont fait« arrêter les voitures publiques, les postes, as-« sassiner les voijageurs, ainsi que tous les hom-« mes en places ? qu’il eut été facile d’attacher
‘ L'administrateur des hôpitaux d’Angers, homme gé-néralement estime’. Guerres des. Vendéens ,t. v, p. 021.