DE LA VENDÉE. 389
« à la bonne cause. Toutes les communications« ont été rompues, le parti s’est trouvé ruiné et« presque réduit aux abois. Les efforts des An-
« glais ont été presque nuis.Messieurs les ec-
« clésiastiques, je vous annonce, au nom de l’as-« semblée que j’ai l’honneur de présider, que« votre conduite excite le mécontentement géné-« ral. Je vous défends, en son nom, de vous« mêler de tout autre objet que de votre minis-« tère. Je vous annonce, en outre, qu’il ne vous« sera plus loisible de vous présenter aux assem-« blées du conseil sans invitation ; je vous invite« à vous retirer. »
Les reproches étaient fondés , sans doute ;mais le véritable motif de l’irritation des chefschouans contre les prêtres était leur refroidisse-ment pour ce qu’ils nommaient la bonne cause,et non pas leurs crimes, auxquels ces gentils-hommes avaient participé, et qu’ils célébraientmême avec enthousiasme alors qu’ils leur étaientutiles. Toutefois les injures et les récriminationsimpolitiques du comte de Châtillon excitèrent leressentiment du clergé de la Bretagne , et necontribuèrent pas peu à le détacher de la causede l’émigration. De son côté, Charelte, irritécontre les prêtres par le même motif, les traitait