DE LA VENDEE.
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venable de préparer les voies, en jetant d’a-vance dans les esprits le germe des idées qu’ilavait dessein de faire prévaloir. Aussi écrivit-ilau Directoire, le 5 décembre : « Il eût été à« désirer que l’on ne criât pas sans cesse eon-« tre les prêtres : la masse des campagnes les« veut; les ôter tous, c’est vouloir éterniser la« guerre ; il ne s’agit que de les détacher des« nobles et des chefs, ce qui n’est pas difficile« en les accueillant. Il en est dans la Vendée,
« j’ose le dire, qui m’ont parfaitement servi.
« Charette les a proscrits : c’est ce qu’ilpouvait« faire de plus maladroit, car tous les simples« du quartier s’en sont détachés eu criant au« sacrilège. Je laisse à la sagesse du gouverne-nt ment à pbser' celte réflexion. »
Hoche partit pour Paris vers le milieu de dé-cembre, et apres une courte absence il reparutà la tête de son armée avec tous les moyens etle pouvoir nécessaire pour agir efficacement.Dès les premiers jours de janvier 1796, on vitse développer, sur une vaste échelle, le planmilitaire et politique qu’il avait conçu. Les trou-pes nombreuses qui composaient, sous son com-mandement, l’armée des Côtes de l’Océan, for-mèrent , autour des provinces insurgées, un