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CAMPAGNES
immense cordon, de manière à les séparer d’unreste de la France; elles s’étendirent, d’un côté,sur une ligne de cinquante lieues, de Granvilleà Tours, et de là jusqu’à La Rochelle, com-prenant , à droite de la Loire, douze départemensenvahis par la chouannerie, et, à la gauchedu fleuve, l’étendue entière de la Vendée mi-litaire. Toutes les villes de ce vaste territoirefurent déclarées en état de siège, c’est-à-direque l’action des pouvoirs civils y fut suspendueet fît place à l’autorité militaire, concentrée en-tre les mains du général en chef, et exercéeen son nom par ses lieutenans. Une colonnemobile attachée au service de chacune de cesgrandes communes, eut la mission de protégerles convois d’approvisionnemens pour les habi-tans et pour la troupe, d’assurer la liberté etla sûreté des roules, et de se porter rapide-ment sur les points menacés.
Ces nombreuses colonnes communiquaiententre elles; partout le citoyen paisible trouvadésormais une prolection active, et le brigan-dage une prompte répression avec un châtimentterrible. Cependant les soldats observaient ladiscipline la plus sévère; et les insurgés s’éton-naient de voir une force si imposante user de