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Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des mémoires sur les principes de la stratégie; de l'examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un mémoire sur l'artillerie / par N. Okouneff
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I)E LA GUERRE DE 1812.

Wolkovisk et Proujany; de Wilna aussi parLida, Belitza, Slonim et Besdege; dOsch-miany, par Olschany, Ivié, Novogroudek àSlonim; de Swentziany, par Mikhalischky,Smorgony, Vologin d elle va par Novo-groudek à Slonim ou par Neswige à Pinsk, dePoslavy, par Wileïka et Minsk à Neswige; deGloubokoé par Doksehitzy, Plestchenilzy à Bo-rissov; dOuchatch, par Lepell, Kolopenitchyet Bobr ; de Boudilovo par Senno et Kokanov àMohilev; deWilebsk par Babinoviczy à Orcha,et enfin de Poretchié à Smolensk.

Daprès cet exposé, il est facile de se con-vaincre que la section de la sphère dopéra-tions du nord, dont Mosco u est lobjet princi-pal, possède six points de départ qui formentsix lignes différentes dinvasion, lesquelles, ense confondant lune dans lautre, offrent deuxdirections pour pénétrer dans le cœur de lem-pire, dont lune, en tournant la Bérésina pres-quà sa source, passe par lentre-deux de cefleuve et de la Duna, et lautre en passant parMinsk, coupe la vallée de la Bérésina à Boris-sov et aboutit à Smolensk.

Les lignes dopérations qui en proviennentsont: pour la première direction, celle qui,en partant de Kovno, passe par Wilna, Smor-gony, Wileïka, Doksehitzy et plus loinàOrcha.Les autres, dont on peut en compter autant quede points dinvasion, vont se confondre lunedans lautre et se concentrent toutes dans lepoint de Minsk, qui forme ainsi le foyer dpartent les communications principales quimènent à la frontière-

Les deux points de Doksehitzy et de Minskdeviennent donc pour le terrain compris entrele Niémen et la Bérésina, des points centraisde la plus haute conséquence stratégique.

Des différentes lignes dopérations que jeviens de désigner, cellequi, en quittant Wilna,aboutit par Doksehitzy à Smolensk, en con-duisant les assaillants par un terrain moinsdifficile, en tournant presque à sa source lavallée marécageuse de la Bérésina, et leur of-frant, par conséquent, moins de difficultéstopographiques à vaincre, devrait aussi être lameilleure. Cependant plusieurs inconvénientslui ravissent beaucoup de ses avantages. Étantsur lextrême gauche de la base dopérationsdes ennemis, elle se trouvera toujours en dan-ger dêtre interceptée par une opération basée

sur le point défensif de Dunabourg; opérationqui paralysera tous les mouvements offensifsdes troupes qui voudront opérer dans cette di-rection.

La concavité de la base dopérations des dé-fenseurs , formée par les lignes de la Duna etde la Bérésina, en favorise même lexécution.Le point de Dunabourg étant plus rapprochéde celui dinvasion (Kovno), que ne le sontceux de la ligne de la Bérésina, qui formentle centre delà base du même point, consolideraces opérations avantageuses. Voudra-t-on assu-rer lintégrité de cette ligne dopérations, ilfaudra se laisser entraîner dans des mouvementsexcentriques toujours dangereux ; car en con-stituant cette communication en ligne dopé-rations, il est indispensable davoir un corpsdétaché, quon fera manœuvrer dans la sectiondes frontières entre Tilsit et Kovno, qui éclai-rera la gauche et protégera lopération prin-cipale.

Dans le cas la base dopérations des en-nemis sétendra depuis Kovno jusquà Brest-Litovskoy, la ligne dopérations offensive laplus sûre sera celle de Grodno à Minsk. Lescommunications de Wilna et de Bialistok serontles lignes de flanc et de coopération.

En adoptant la ligne de Grodno comme lignecentrale, les opérations seront dautant mieuxassurées que les points extrêmes de la basedopérations des ennemis, comme Kovno etBialistok, forment avec le point central com-mun , Minsk, un triangle stratégique à peu prèsrectangle, dans lequel la ligne dopérationsprincipale, en se trouvant établie à peu prèssur le centre de la base, conservera facilementson intégrité.

Mais cette ligne dopérations, dont les avan-tages principaux sont trop palpables pour quilsoit nécessaire encore de les approfondir da-vantage , nest pas cependant exempte de dé-fauts, qui lui ravissent à peu près toute sonefficacité. Premièrement, elle est plus longueque celle dont nous avons déjà parlé, et simême ce désavantage nétait pas mis au rangdes plus majeurs, car la différence nest pastrès-forte, son plus grand défaut serait celuide traverser un terrain boisé, marécageux,offrant des défilés difficiles à franchir, et nepossédant, comme nous venons de nous enconvaincre, que peu de routes parallèles ou de