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Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des mémoires sur les principes de la stratégie; de l'examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un mémoire sur l'artillerie / par N. Okouneff
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DE LA GUERRE DE 1812.

plutôt le mouvement concentrique sur Smo-lensk. Le second cependant, en séparant lesmasses offensives par la vallée du Dnepre, etles forçant par conséquent dopérer sur lesdeux rives du fleuve, sera toujours moins avan-tageux que le premier.

Lextrême gauche, dont le premier devoirest de prévenir tout mouvement offensif basésur le point de Dunabourg, devra aussi net-toyer les deux rives de la Duna, dont le cours,parallèle aux lignes dopérations principales,offre toujours une ligne défensive flanquante,dangereuse pour les mouvements offensifs ulté-rieurs.

Smolensk devenant le dernier objet straté-gique majeur, quon rencontre en avançantvers Moscou, cest doivent se rassemblertous les moyens matériels, les forces physiqueset les efforts des défenseurs pour en conserverla possession. Avec la reddition de Smolensk,on fraye le chemin jusquà Moscou, et si le ter-rain de 37 à 38 myriamèlres, compris entre /Smolensk et Moscou, offre plusieurs avantagestactiques, ceux de la stratégie, quant à la con-servation de la capitale, but des opérations,deviennent presque nuis.

On avait employé pour le camp de Drissabeaucoup de moyens matériels, mais qui nefurent daucune utilité. Ce point navait pas étéheureusement choisi, car il nétait daucuneimportance stratégique. Lassiette de Drissa,poste latéral à la ligne dopérations naturelle,ne présentait pas même de position de flancpour une défense indirecte de lobjet primitifdes opérations, ni de champ de bataille avan-tageux, larmée défensive, sans risquer deperdre ses communications avec Smolensk,pût recevoir ou livrer une bataille. Dans le casdune défaite et dun mouvement rétrograde,si même le passage sur la rive droite delà Dunafût assuré par les ponts qui se trouvaient sousla protection immédiate des fortifications ducamp, le désavantage le plus grand était, quelarmée rétrogradante se trouvait rejetée surSébège, et par conséquent tout à fait hors dela ligne dopérations naturelle par Smolensk àMoscou.

Le poste de Smolensk, au contraire, mis àlabri dune attaque irrégulière, offrait aux dé-fenseurs tous les moyens de prolonger les opé-rations avec avantage sur la ligne du Dnepre.

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Smolensk est le point central aboutissenthuit routes différentes, dont cinq mènent verslest et le midi de la Russie. La ville dominantla vallée du Dnepre, offre des moyens facilesde manœuvrer sur les deux rives. Larmée ras-semblée sous ses murs, livrant bataille sous laprotection des retranchements, a tous les avan-tages lactiques en sa faveur, et celui incalcula-ble de manœuvrer dun point central, contreune position demi-circulaire, et par conséquentétendue. Avec de pareils avantages, une affairegénérale sous Smolensk aurait pu offrir facile-ment un pendant à la bataille de Dresde. Smo-lensk étant lobjectif principal de larmée en-nemie, devait aussi attirer lattention desdéfenseurs. Cétait, en un mot, la clef de Mos-cou , du cœur de lempire, qui a été et sera tou-jours de la plus haute conséquence pour lesmouvements stratégiques dune guerre faitedans la section de la sphère dopérations dunord, et dont Moscou serait le but principal.

Des points stratégiques. Daprès lesquisseque je viens doffrir, nous venons de voir queles lignes dopérations de la sphère du nordavec leurs subdi visions qui se confondent l'unedans lautre, et qui conduisent à Moscou, seréduisent à celles de Kovno par Wilna, delles se partagent et atteignent les rives de laBérésina par Dokschitzy etBorissov; de Grodnopar Novogroudek; de Bialislok par Wolkovisk,et de Brest-Litovskoy par Kobrin.

Les points centrais les plus importants, sont :Wilna, Grodno, Bialistok, Belsk , WolkoviskKamionka, Mikhalischky, Wologin, Slonim,Neswige, Molodetchno, Wileïka, Dokschitzy,Minsk, Orcha et Smolensk. Les lignes secon-daires qui servent de voies pour les mouve-ments concentriques, qui joignent aussi lesdifférents points dintersection des frontièresavec les points centrais, ainsi que ceux quimarquent les lignes transversales, ont été déjàrécapitulés plus haut.

Sur toute létendue de la frontière, ainsi quedans lespace compris entre le Niémen, la Dunaet la Bérésina, le pays étant abordable en toutsens, il serait difficile de désigner des pointsqui puissent répondre entièrement à toutes lesconditions que lart militaire impose à un pointstratégique ; mais ceux convergent les routesprincipales qui conduisent dans lintérieur delempire, et qui servent de rassemblement aux

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