UE LA STRATÉGIE.
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1. En objets secondaires ;
2. En objet principal.
Les premiers, tout en coopérant à l’intégritédes seconds, perdent leur valeur et sont sou-mis à une reddition certaine par celle de l’ob-jet principal ; tandis que le second est celuidont la possession influe directement sur laconquête des premiers et sur le sort de la guerre.
Celte classification est nécessaire, même in-dispensable, pour pouvoir, tout en accordantau grand nombre des objets des opérations quiforment notre échiquier la valeur intrinsèqueque chacun d'eux possède, décider aussi sur ledegré d’importance qu’ils méritent, et sur ladéfense opiniâtre ou moins prononcée à laquellenous devons les soumettre.
Pour rendre la classification des objets pas-sifs des opérations plus concrète et plus expli-cite, nous les partagerons:
1. En objets dont la possession dans la dé-fensive donne un caractère de stabilité auxgrandes opérations, et dans l’offensive, facilitela continuation des mouvements et prépare lesrésultats ultérieurs. C’est ce que nous avonsdésigné par objets secondaires des opérations ;
2. En objets qui décident des différentesmodulations et du sort de la guerre. C’est ceque nous avons nommé objet principal.
Les premiers, comme le dernier, ont une in-fluence majeure sur les opérations; car, pourparvenir au second, il est indispensable de serendre maître des premiers. Nous pouvonsdonc envisager ceux-ci comme le sine quà nonde la continuation non interrompue des opé-rations offensives, et la possession du derniercomme le terme définitif de la guerre.
En dernier résultat, nous voyons que nosopérations ont trois catégories différai les d’ob-jets pour but : l’objet immédiat et actif, l’ar-mée adversaire et les objets passifs, secondaireset principal.
de l’objet actif des opérations.
L’objet actif des opérations, l’année, doitnécessairement avoir deux buts principaux àremplir :
1. Dans l’offensive, de chercher à battre cellequi lui est opposée et de s’emparer des objetspassifs des opérations.
2. Dans la défensive, de résister au choc de
l’armée assaillante et de défendre les objets quisont mis sous sa protection.
Je passe sous silence tout ce qui se rapporteaux moyens de combattre et de vaincre lesarmées, car ces règles appartenant à la tac-tique, ne peuvent pas être discutées dans cesMémoires. Je n’entamerai donc ma dissertationque sur les moyens dont les armées doivent seservir pour couvrir les objets qui sont mis sousleur protection, ou pour s’en rapprocher, afinde s’en emparer.
Il est facile de se convaincre que, dans l’of-fensive , le rôle de l'armée est infiniment plusfacile à jouer que dans la défensive. Dans lepremier cas, ayant en sa faveur le choix del’attaque, elle conserve aussi l’avantage depouvoir choisir le but de ses opérations et del’aborder en restant toujours dans l’étatde con-centration ; tandis que l’armée défensive, ayantplusieurs objets d’une égale importance à dé-fendre, ignorant ceux que les assaillants pren-dront pourbut de leurs opérations, se trouvantdans la nécessité de couvrir une grande sec-tion de terrain, peut facilement être mise dansla cruelle alternative de devoir se disséminer,et n’opposera, par conséquent, que des partiesaffaiblies contre une masse plus puissante.
La concentration des forces étant, cepen-dant , le plus sûr garant de la victoire, l’arméedéfensive ayant un vaste échiquier stratégiqueà défendre, doit chercher à prendre une posi-tion qui la mette dans la possibilité de porterson influence surlesobjels des opérations, sansêtre réduite à la nécessité désavantageuse de sedisséminer.
Malgré la difficulté du rôle que cette arméeest appelée à jouer, la sphère active de ses opé-rations n’en est pas moins soumise à un certaincalcul géométrique, qui peut servir de déter-mination à l’influence qu’elle peut avoir sur lesobje ts confiés à sa défense. Cette déterminationla guidera dans le choix des positions qu’elledevra prendre, et simplifiera le mode de sesmouvements.
Soit ABC (Fig. 0 ), le terrain que l’arméedéfensive se propose de défendre. Les opéra-tions stratégiques étant,en grande partie, ba-sées sur le calcul du temps et des distances,c’est sur ce calcul que l’armée défensive devrarégler ses mouvements, afin d’être à même devenir encore à temps pour soustraire les diffé-