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MÉMOIRES SUR LES PRINCIPES
rents objets des opérations à la possession desennemis.
Supposons que les points D, E, G, T, soientles oajels qu’il est indispensable de défendre,et la section L, M, N, la ligne frontière verslaquelle les assaillants dirigeront leurs mouve-ments offensifs; trois objets, E, D , G,commeles points les plus avancés, seront ceux qui setrouveront les plus exposés aux attaques desennemis. Nous avons vu que, dans des caspareils , une position centrale était toujours laplus avantageuse. Voici comment on procéderaà sa détermination:
L’ennemi peut se présenter sur deux direc-tions, c’est-à-dire, vers la section de la fron-tière comprise entre L et M, ou entre M et N.L’essentiel est de se trouver à la même distancequel ennemi de l’objet menacé, afin que celui-cine paisse s’en rendre maître plus tôt. Suppo-sons. maintenant, que l’armée offensive, enchoisissant la section des frontières compriseentre M et N, occupe la position P, il est toutsimple que, s’il ne s’agit que de la défense del’objet des opérations D, tous ceux de la circon-férence , comme Q, R, S, offriront des positionsd’où l’armée défensive conservera toujours soninfluence sur l’objet menacé : car la ligne DP,étan. égale à DR, DS, ou DQ, l’armée défensivepostee même en S ouQ, pourra venir à tempspour soustraire l’objet D à la possession desadversaires. Il suffit donc de connaître le pointoù se trouve l’armée assaillante, pour pouvoirdéterminer la section de terrain , sur laquelleles opérations des défenseurs posséderont uneinfluence directe toutes les fois qu’il s’agira dene défendre qu’un seul objet des opérations. Enprenant cet objet, comme par exemple D, pourcentre, et la distance de cet objet à celui P oùse trouve l’armée offensive, pour rayon, il suffirade tracer une circonférence, qui déterminerala section du terrain où les défenseurs domine-ront stratégiquement l’objet des opérations D.
11 n’en est pas de même lorsqu’on a deuxobjets à défendre, comme, par exemple, D et G.Supposant qu’au commencement des hostilités,l'armée offensive se trouve en V, ayant l’alter-native de pouvoir menacer et choisir pour butde son attaque les deux objets D et G, il faudraque l’armée défensive se place de manière àpouvoir défendre également un objet commel’aulre. En thèse générale, cette position ne
pourra être que celle qui sera à égale distancedes trois objets, D,V et G, comme, par exempleK. Deux communications, VD et VG, condui-sent aux deux objets D et G; l’armée défensive,placée en K, pourra bientôt reconnaître le vraipoint d’attaque et y venir à temps pour le dé-fendre.
Mais, avant de songer à la défense des objetsdes opérations, l’essentiel sera de diriger notreattention sur les qualités de l’armée; car, pour 1que les opérations acquièrent un certain équi-libre, il est indispensable quel’objet immédiatsoit en état de leur accorder une force positive.
L’armée doit se caractériser par sa forcenumérique, son courage moral et sa capacitémanœuvrière. C’est de ces trois vertus qu’é-mane l’ascendant tactique qu’une armée pos-sède sur une autre; c’est cet ascendant aussiqui nous accorde la possibilité de défendre oude nous rendre maîtres des objets des opéra-tions. Ceci nous indique qu’il existe des rela-tions entre la stratégie et la tactique, relations,au reste, qu’on a su aussi rendre souvent se-condaires, pour ne pas mettre la première dansune dépendance trop absolue de la seconde.
En fortifiant les objets des opérations, on a ;su leur accorder une puissance indépendante jtemporaire, et cet état d’indépendance, qui jn’est souvent que de peu de durée, a été d’au- Jtant plus nécessaire, que l’armée active ne peut jpas mettre toujours sous sa protection immé- ?diate tous les objets passifs des opérations du jthéâtre de la guerre. En possédant cependantla faculté de soutenir par eux-mêmes leur état !d’intégrité, ces points ont souvent rendu à la 1stratégie, des services bien importants.
A l’avantage de pouvoir se soutenir par leurforce intrinsèque, ces objets fortifiés joignentune autre prérogative non moins grande. cellede servir d’appui aux armées qui se replientsous leur protection, où elles trouvent tout cequi est nécessaire pour leur entretien et leurexistence.
DES OBJETS PASSIFS SECONDAIRES.
Les objets secondaires des opérations étantceux qui, dans la défensive , donnent ui ca-ractère de stabilité aux opérations, et, dansl'offensive, facilitent la continuation des glandes |opérations et préparent les résultats ultéiieurs,