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Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des mémoires sur les principes de la stratégie; de l'examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un mémoire sur l'artillerie / par N. Okouneff
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DES TROIS ARMES.

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la nécessité des prompts secours, e t dont lesmembres couverts d’honorables stigmates, ser-vent de preuves irrécusables de leur entier dé-voùment pour le souverain et le pays qu’ilsont l’honneur de servir.

SECTION V.

de l’action de l’infanterie en général.

Si l’art de savoir bien choisir une positionet de placer ses troupes, est d’une importancemajeure pour les combats, celui de les mettreen action est plus utile encore, car les vic-toires ne sont uniquement que le résultat del’action des différentes armes.

Chaque action porte plus ou moins l’em-preinte du caractère du chef qui commande lestroupes. Il n’est donc pas tout à fait inutiled’approfondir celui de son ennemi et de calcu-ler, d’après une donnée pareille, les disposi-tions de la journée. Voir s’il faut le fatiguerpar une défense prolongée et tomber à corpsperdu vers la lin du combat, ou bien s’il estplus facile de l’étonner par une attaque viveet inattendue, le rompre par des chocs sou-vent répétés, le poursuivre sans relâche pourlui ravir tous les moyens de rétablir l’ordre deses troupes et s’emparer des trophées.

L’action de l’infanterie est composée de deuxrôles : l’attaque et la défense qui doivent êtrebasés, le premier , sur la plus haute élévationdu degré de décision des moyens d’agression,et le second , sur la prolongation la plus opi-niâtre des moyens de résistance. Ces deux rôlespeuvent être envisagés sous dix aspects diffé-rents.

1° Dans les plaines;

2° Sur un terrain coupé et parsemé d’habi-tations ;

3° Employés à défendre des fortifications decampagne ;

•4° Sous le rapport des engagements contrel’infanterie ;

3° Contre la cavalerie;

6° Contre l’artillerie ;

7° Des combats en masse ;

8° Des combats en débandade ;

9° Du choc ;

10° Des feux.

Chaque engagement, chaque combat, doitêtre basé sur la rapidité des mouvements, car

c’est le meilleur moyen pour parvenir promp-tement à son but, et toujours au prix de peude sang. Mais, si la rapidité doit servir de baseaux mouvements, les moyens qu’on emploiepour parvenir au but qu’on se propose d’at-teindre , doivent être toujours les plus décisifs.Les demi-moyens dont la marche ne peut êtreque tâtonnante et les effets indécis, entraînentaprès eux deux pertes sensibles ; celle d’uneplus grande consommation d’hommes , et celledu temps, dont le prodigue emploi, arrêtantsouvent le cours des combinaisons, en rendaussi les résultats moins décisifs et souventpresque nuis.

Jamais cette empreinte de décision, si utiledans les manœuvres de la lactique, et le choixdes moyens les plus décisifs, ne se sont déve-loppés avec un caractère plus marqué, quedans les campagnes du dix-neuvième siècle ;voilà pourquoi les résultats des batailles deJéna, d’Eckmiilh, de Taroulino, de Culm, dela Katzbach, deDennewitz, Leipzig, etc., fu-rent si décisifs, et leurs trophées si nombreux.

Nous avons vu, dans les articles précédents,que l’infanterie en général possède trois for-mations que nous devons envisager comme lesseules formations guerrières, qui se soumettent,il est vrai, à de petites modifications, mais quiforment la base de sa tactique. C’est la forma-tion en ligne de bataille, en colonnes et en dé-bandade. Ces formations fondamentales possè-dent différentes compositions que nous devonsenvisager comme des ramifications scientifi-ques de l’art des combats, et qui consistentdans la combinaison des différentes armes enmasses offensives, dont la force , ainsi que lacombinaison, doivent être assujetties au ter-rain et à l’arme que l’on se prépare à combattre.

En appliquant l’action de l’infanterie auxneuf premiers cas différents, dont j’ai donnél’énumération au commencement du chapitre,nous nous convaincrons facilement qu’elle seréduit, pour les formations fondamentales, aujuste choix des plus décisives, selon l’ennemiet le poste qu’on se propose d’attaquer, et, pourla composition des masses, à la combinaisondes armes selon le terrain, la force et l’ennemiqu’on se propose de combattre.

L’infanterie, comme l’arme la plus nom-breuse, étant aussi celle qui se prête le plusfacilement aux différents modes de combats sur