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EXAMEN RAISONNÉ
» à 3 Français, parce qu’ils étaient mieux ar-» mes, mieux montés, mieux exercés; mais» que 100 cavaliers français ne craignaient pas» 100 mamelouks; que 300 étaient vainqueurs» d’un pareil nombre, et que 1,000 en bat-» taient 1,500. » Si plus tard, dans sa réponseaux Noies critiques de Napoléon , page 41, legénéral Rogniat nous assure que les mameloukss étaient rendus redoutables à la cavalerie fran-çaise, l’assertion peut être vraie, et même dé-duite de la description que le général Rona-parle fait des deux cavaleries. Si on acceptedonc que les mamelouks se sont rendus redou-tables aux Français dans les engagements despatrouilles, de rencontres, etc., où il n’existejamais de masses, mais où l’on combat enfourrageurs, il serait difficile de leur accordercette même supériorité dans les batailles ran-gées. Si le général Rogniat avait pris la peinede s’étendre sur les modifications qu’on pou-vait tirer du cas que les deux adversaires dé-battaient, la dispute aurait pu être aplanie toutde suite, et je suppose qu’il aurait, fini par êtrede l’avis de son antagoniste.
De là vient aussi l’ascendant incalculable quela cavalerie russe a eu de tous les temps surcelle des Turcs. On a vu souvent quelques es-cadrons battre et mettre en fuite des milliersde cavaliers.
Si l’infanterie forme la base de la composi-tion des armées, la cavalerie en est un acces-soire dont les travaux sont indispensable poursoutenir avec avantage les engagements dansles grandes plaines, et pour compléter les vic-toires. Pour ce qui regarde le rôle que cettearme est appelée à jouer en général dans lesarmées, les subdivisions de ce rôle, sur les-quelles j’aurai l’occasion de revenir plus lard,sont soumises, pour les cas isolés, à une très-grande énumération.
Pour que chaque arme soit en état de rem-plir le rôle qu’elle est appelée à jouer, nerevendiquons d’elle que ce que, d’après lesforces et les vertus inhérentes à sa nature, elleest en état de produire. Ne l’employons quedans les cas où elle peut agir avec efficacité, etconsidérons la cavalerie, dans le service qu’elleremplit dans les batailles, sous deux rapports
(0 Dans la haute antiquité, le contraste qui existaitdans l’équipement des cavaleries thessalienne, numide
tout à fait différents. Tant que le point quidoit décider de la victoire en faveur de l’unou de l’autre parti est encore au pouvoir denotre adversaire, et que les troupes qui le dé-fendent s’y maintiennent encore avec conte-nance et supériorité, la cavalerie ne doit êtreconsidérée que comme arme de secours, qu’onemploie pour soutenir l’infanterie et l’artilleriecontre les mouvements offensifs de la mêmearme, et, en général, si le terrain le permet,dans tous les engagements, ou bien pour com-pléter la désorganisation de quelque point dela ligne ennemi, si les effets foudroyants del’artillerie et des masses d’infanterie y ont pro-duit quelque flottement. Si, au contraire, lavictoire n’est que peu douteuse, et qu’il nes’agisse plus que d’un choc pour la compléteret augmenter les trophées de la journée qu’elleembrasse sans hésiter le rôle d’arme indépen-dante, et que son mouvement et son clioc,semblables à l'éclair et à la foudre qui s'ensuit,renversent, désorganisent et enlèvent à sonennemi ses aigles et ses> canons.
Mais si, faussement instruits de l’emploi dela cavalerie dans les batailles rangées, nousl’employons dans ces moments de crise où tousses efforts deviennent inutiles, en lâ §0 U met-tant à des éches indubitables, nous rendronsnon-seulement ses services inutiles, mais nouslui ravirons aussi celle assurance morale quidouble la vraie force de chaque arme, et ilsuffit souvent, pour la démoralisation d’unetroupe, de la fatale conviction que son ennemiest invincible. De combien d’heureux résultatsl’armée française n’a-t-elle pas été redevableà ce faux nimbe dont la tète de Napoléon aparu être couronnée après les victoires de Ri-voli, Marengo, Austerlitz et Iéna?
Pour que la cavalerie arrive justement aubut qu’on se propose de lui faire atteindre, ilfaut non-seulement que son emploi réponde àsesvertus, mais que son armure et son équipementsoient en rapport direct avec son service. D’uncôté, ne paralysons pas sa vélocité en la sur-changeant de fardeaux inutiles, et de l’autre,ne lui ravissons pas, par quelque manque d’ar-mure et d’équipement, les moyens de dévelop-per la force qui est inhérente à sa nature (î).
et grecque, était frappant. Les cavaliers tliessaliens etnumides étaient à demi-nus, sur des chevaux presque