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Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des mémoires sur les principes de la stratégie; de l'examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un mémoire sur l'artillerie / par N. Okouneff
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EXAMEN RAISONNÉ

sions formées d’infanterie. La cavalerie faisaitP arrière-garde. Ayant joint ses ennemis, Gon-zague envoya ses arquebusiers contre eux, qui,après avoir fait leur décharge, s’ouvrirent pourlaisser passer les gendarmes. Malgré la coura-geuse résistance du prince de Parme, la cava-lerie flamande fut renversée et rejetée surl’infanterie de l’arrière-garde qu’elle rompitet mit en fuite. Don Juan arriva aussi avec lereste de ses troupes et augmenta le carnage.Strada fait monter la perte des confédérés à10,000 hommes. Mais ce qu’il y a de plus frap-pant, c’est que 600 hommes de l’armée espa-gnole commencèrent l'action, et que leurnombre montait à peine à 1,200, quand ellefut décidée en leur faveur-

En 1691, le maréchal de Luxembourg, enlevant son camp de Renaix pour en établir unprès d’Hérinnes, avait enjoint à M. de Marsilly,auquel il donna 400 chevaux, de lui faire unrapport exact sur les mouvements des ennemis.Ayant appris dans la nuit, qu’ils se proposaientde décamper le lendemain matin, le maréchalse mit à la tète de 70 escadrons, espérant re-joindre du moins leur arrière-garde. 11 prit lechemin de Tournai à Mons, qu’il suivit jusqu’àBraflé, et le laissant ensuite à droite, il allapasser auprès de Ville-au-Puis, qu’il laissa àgauche, et Tourpe à droite, pour entrer dansla plaine que les ennemis occupaient entre leruisseau de Leuze et celui de la Catoire.

Les ennemis avaient, en effet, commencéleur mouvement rétrograde, et en arrivantdans la plaine de Leuze, le maréchal de Luxem-bourg n’y trouva que la cavalerie ennemie,qui apparemment y avait été laissée pour pro-téger la retraite de l’infanterie.

Au moment où la cavalerie du maréchal deLuxembourg fut rassemblée, il ordonna l’atta-que. Le combat fut très-vif, néanmoins la ca-valerie française remporta une victoire com-plète. Mais le maréchal, s’apercevant que lesennemis rappelaient leur infanterie, qui com-mençait déjà à border le ruisseau de Blicquy,et glorieux surtout d’avoir remporté une vic-toire complète sur ses ennemis, ne voulut pascompromettre plus longtemps ses troupes, etles ramena à Tournai.

La campagne de 1813, nous fournit aussides exemples tout aussi favorables pour la ca-valerie légère et tout aussi convainquants, par

les courses que le général Zschernichef eL lelieutenant-colonel de Marvitz, firent à Casselet à Brunswick.

SECTION IV.

DES POSITIONS DE LA CAVALERIE.

Ayant énuméré dans la section IV du secondchapitre, tous les avantages et les propriétésdes positions sous le rapport purement topo-graphique, je n’envisagerai maintenant cellesde la cavalerie que sous le seul rapport descombats.

Les positions de la cavalerie, par rapport aucombat, doivent être envisagées sous troisrapports différents :

1° Par rapport au choc;

2° Par rapport au terrain ;

3° Par rapport à l’ordre de bataille.

Les chocs de la cavalerie se faisant dans lemême ordre dans lequel elle se trouve placée,car ce n’est pas pendant le mouvement qui pré-cède le choc qu’on peut changer l’ordre debataille primitif de cette arme , un point es-sentiel pour la cavalerie est l’ordre dans lequelelle doit être formée, et les intervalles quidoivent exister entre les escadrons.

Nous avons vu dans la section II du secondchapitre, où j’ai traité des propriétés de lacavalerie de ligne, que, par rapport aux for-mations, le déploiement par escadron formaitla base de sa tactique. Par rapport aux inter-valles , d’après l’ordre normal adopté aux régi-ments de cavalerie, les escadrons possèdentdans les différentes armées européennes, deplus ou moins grands intervalles. Mais commeles différentes formations doivent être adaptéesaux circonstances, scrutons les moments del’action de la cavalerie, où les intervalles peu-vent être avantageux ou nuisibles.

Dans les combats que la cavalerie soutient,elle ne possède pas de probabilité plus grandepour la réussite, comme de moments plus dan-gereux, que lorsqu’elle prend ou est prise enflanc ou à dos ; il ne peut donc pas y avoir deformation plus efficace, que celle qui rend(sans cependant tomber dans le défaut del’excès), les lignes offensives plus grandes quecelles des adversaires, ou bien, si les lignesqui se chargent sont égales, de posséder des