EXAMEN RAISONNÉ
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où agit la cavalerie, il est toujours plus con-venable de faire rétrograder les escadrons dis-persés, derrière les bataillons, qu’on formeaussitôt en colonne contre la cavalerie. De cettemanière, on se trouve en mesure de riposteravec plus d’assurance à la cavalerie ennemie,si elle était assez hardie pour venir chercherles vaincus jusque dans les lignes de l’infan-terie. Les guerres modernes nous offrent plusd’un exemple qui prouve en faveur d’une dis-position pareille.
A la bataille d’Austerlitz, peu d’instantsaprès que le maréchal Soult, qui devait serendre maître des hauteurs de Pratzen, eutreçu l’ordre de démasquer son attaque, Napo-léon enjoignit au maréchal Bernadolte de dé-boucher de Girzikovitz et de porter ses deux di-visions, celle du général Rivaud sur sa gauche,celle du général Drouet sur sa droite, en lesdirigeant l’une et l’autre sur les hauteurs de
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Blazovitz.
La cavalerie du prince Murat se mit en ba-taille sur plusieurs lignes, à la gauche ducorps du maréchal Bernadotte, et marcha entreGirzikovitz et Krug.
Le maréchal Lannes avait reçu l’ordre deporter ses deux divisions en avant sur sa gau-che, en s’appuyant à lachapelle de Dworoschna,pour démasquer la cavalerie du prince Murat.La division du général Suchet, qui se trouvaitainsi au commencement de l’action en premièreligne de toute l’armée, céda sa droite à la di-vision du général Cafarelli. L’une et l’autre seconformant à l’ordre général pour le combat,s’avançaient sur deux lignes, la première enbataille, la seconde en colonne d’attaque, avecl’artillerie dans les intervalles. La division lé-gère du général Kellermann ouvrait la marchede cette masse. Une division de grosse cavale-rie faisait la queue de la colonne.
Le maréchal Lannes, ayant à sa droite ladivision Cafarelli, et à sa gauche celle du gé-néral Suchet, se porta en avant. Dès lors, lecombat s’engageasur tous les points du centreet de la droite des alliés. Le grand duc Cons-tantin avait dû former, avec le corps des gardes,la réserve de la droite, et quitta à l’heure in-diquée les hauteurs devant Austerlitz, pour seporter sur celles de Blasovitz et de lvrug. Apeine arrivé sur ce point, il se trouva déjà enpremière ligne et engagé avec les tirailleurs de
la division Rivaud et la cavalerie légère du gé-néral Kellermann. Le grand duc fît occuperaussitôt le village de Blasovitz par le bataillondes chasseurs de la garde.
Au même instant arriva aussi le prince Jeande Lichtenstein avec sa cavalerie. Ce généraldevait se porter, selon la disposition, sur lagauche du prince de Bagration, pour êtremaître de la plaine devant Schlapanitz. Celtecolonne de cavalerie, qui avait été placée der-rière la troisième colonne, et qui devait mar-cher sur le flanc droit pour se porter sur sonpoint d’attaque, fut arrêtée dans sa marche parles colonnes d’infanterie qui la croisèrent lors-quelles se portèrent en avant pour descendreles hauteurs. Pendant sa marche , le prince deLichtenstein avait fait placer en tète dix esca-drons, sous les ordres du général Ouvarof, surla gauche du prince de Bagration, pour assurerle flanc des troupes de ce général.
Au moment où le régiment des hussardsd’Elisavethgrad se fut formé en bataille, le ré-giment des hulans du grand duc Constantin setrouva en tête de la colonne de cavalerie. Leprince de Lichtenstein, arrivé sur la gauche dugrand duc, trouva l’ennemi en présence desgardes russes; c’était justement la cavalerie dugénéral Kellermann , soutenue par l’infanteriedes divisions Rivaud et Cafarelli. Le prince deLichtenstein ordonne aussitôt à sa cavalerie dedéployer pour charger l’ennemi. Le régimentdes hulans du grand duc Constantin fut le pre-mier qui déploya. Entraînés par l’ardeur dubrave général Essen, qui les conduisait, leshulans fondent avec impétuosité sut la cava-lerie légère de l’ennemi. Le choc fut des plusdécisifs, et la cavalerie légère de Kellermannrenversée.Elle se retire à travers les intervallesderrière l’infanterie, et les hulans veulent l’ypoursuivre ; mais, pris entre deux feux par l’in-fanterie des divisions Rivaud et Cafarelli, quivenaient de former des angles sur les flancs,ces intrépides cavaliers furent repoussés etperdirent aussi le chef valeureux qui les avaitconduits.
A la bataille de léna aussi, la division dedragons de Klein, soutenue par la divisiond’infanterie du général Marchand , s’étantavancée entre le bois d’Iserstcedt et Vierzehn-heiligen, attaque une division de cavalerieprusse-saxonne. Les chocs furent meurtriers,