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Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des mémoires sur les principes de la stratégie; de l'examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un mémoire sur l'artillerie / par N. Okouneff
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DES TROIS ARMES.

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la seconde ligne ( 1 ), tandis que la troisièmesera mise en réserve.

Si on découvre sur le champ de bataille unpoint dont la possession doit décider de la vic-toire en faveur de l’un ou de l’autre parti, ilest juste de faire toujours coopérer les feux desbatteries adjacentes avec celles qui occupentle poste primitif. Dans un cas pareil, il est in-dispensable de bien faire attention à la direc-tion des projectiles des pièces des secondes,pour que les effets des premières soient con-centriques avec ceux des batteries primitives.C’est sur les feux perpendiculaires de la bat-terie primitive, les mouvements de l’ennemi,que le terrain où il se trouve placé et celuiqu’il devra parcourir pour se rapprocher dupoint d’attaque peuvent nous indiquer, qu’oncalculera l’obliquité des batteries adjacentes,pour qu’elles puissent défendre avantageuse-ment tous les débouchés qui y mènent. Onrendra les feux plus ou moins concentriques,selon qu’on voudra les diriger sur la mêmemasse, ou battre en brèche une certaine éten-due de terrain occupée par les troupes en-nemies.

Pour rendre l’avantage de cette dispositionplus évident, adaplons-la à quelque terrain, etprenons, par exemple, les hauteurs de Pratzen.

En fixant notre attention sur la position deshauteurs de Pratzen, d’où on pouvait battre enbrèche les défilés entre Pontovitz, Kobelnitz, etdu château de Sokolnitz, et entraver par con-séquent les mouvements offensifs de l’ennemi,on peut se convaincre de l’importance de cepoint. Les défilés de Girzikovitz et Pontovitzqui couvraient la droite de la position, le lacde Kobelnitz qui en défendait le front, et lesdéfilés entre ce lac, le village et le château deSokolnitz qui couvraient la gauche, avaientconstitué ce poste en position défensive, dontles approches étaient très-difficiles, que le feude l’artillerie pouvait défendre avec facilité, etdans la défense duquel celte arme devait jouerun rôle très-important.

Pour la défense du centre de tout le champde bataille ou des hauteurs de Pratzen, le ter-rain était donc circonscrit entre Girzikovitz etPontovitz pour le flanc droit, entre Pontovitz

(i) Car ignorant le point sur lequel on peut être dansle cas de prendre l’offensive, lorsque la nécessité s’enprésentera , on soutiendra par les batteries placées en

et le lac de Kobelnitz pour le centre même, etentre la partie méridionale du lac et le châteaude Sokolnitz pour le flanc gauche. L’artillerie,devant le village de Pratzen, devait donc êtrela batterie primitive, celles qui devaient coo-pérer à la défense du passage des défilés entreGirzikovitz, Pontovitz, Kobelnitz et le châteaude Sokolnitz, étaient les batteries adjacentes.

Revenons maintenant au terrain occupé parl’ennemi. 11 avait dans son centre une plainecomprise entre les villages de Turas, Latein,Schlapanitz etMaxendorf, qui favorisait le dé-ploiement des colonnes, leurs manœuvres etleur action. La partie méridionale de Turas etMaxendorf, au contraire, coupée par des sour-ces marécageuses, des lacs et des bouquetsd’une assez grande étendue, s’opposait à lalibre circulation des troupes, etdeviit par con-séquent gêner leurs mouvements. Le terrainentre Schlapanitz et Maxendorf était donc lavraie sphère d’activité des troupes que l’en-nemi devait diriger contre Pratzen. Les défilésentre Kobelnitz et le château de Sokolnitz, nepouvant être franchis qu’avec difficulté et eninterrompant l’harmonie des mouvements descolonnes d’attaque, devenaient pour les hau-teurs de Pratzen, un point qu’on ne devait pas,il est vrai, perdre de vue, mais qui ne pouvaitpas être considéré comme le point le plus im-portant. L’artillerie postée sur les hauteurs dePratzen aurait donc dû diriger ses feux contrele terrain compris entre les défilés formés parGirzikovitz, Pontovitz et la partie septentrio-nale du lac de Kobelnitz, et les batteries adja-centes devaient être placées entre Kobelnitz,Pontovitz et Girzikovitz. On aurait dû calculerl’obliquité de leurs feux, d’après ceux de labatterie primitive, et cela de la manière sui-vante : la batterie de Kobelnitz aurait été dési-gnée pour défendre le débouché entre la partieseptentrionale du lac de Pontovitz, et celles dePontovitz et Girzikovitz pour défendre le dé-filé entre ces deux postes. Soutenues par unemasse imposante de troupes prêtes à défendrel’artillerie, si l’ennemi tentait de s’en rendremaître, ou bien d’achever de désorganiser lescolonnes offensives de l’ennemi, que le feumeurlrier du canon aurait entamé, les batte-

seconde ligne, celles de la première, et sur le point oùl’on voudra être dans l’offensive.