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Tome premier.
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ceux que j’ai contre mou impatience. Je n'ai puvaincre encore CETTE BÊTE FÉROCE. U prodiguait àses adversaires les épithètes les plus outrageantes :celles A'âne, de chien, de cheval, de goinfre, demonstre et de scélérat, étaient ses complimens ordi-naires lorsqu’il voulait les xefuter. Vestphale, luthé-rien, l’ayant traite' de déclamateur, Calvin, pour luiprouver qu’il ne 1 était pas, lui répondit : Ton écolen est qu une puante étable à pourceaux... M’entends-tu, chien? m entends-tu bien, frénétique? ni entends-tu bien, grosse bête? Quels mots dans la bouched un réformateur ! « Quel homme, dit un célèbre« philosophe en parlant de Calvin, quel homme fut« jamais plus tranchant, plus impérieux, plus déci-« sif, plus divinement infaillible à son gré? La« moindre opposition, la moindre objection qu’on« osait lui faire était toujours une œuvre de Satan,« un crime digne du feu (i\ »

On reproche encore à Calvin d’avoir voulu fairecroire qu’il avait le don des miracles. En effet, Bol-sec, son ancien disciple, rapporte qu’un jour il dé-cida un pauvre homme à contrefaire le mort, afinde pouvoir le ressusciter lui-même, et de donnerpar-là une preuve de la divinité de sa mission; mais(i) J.-J. Rousseau ( Lettres édites de la montagne ).