gogne, s’était fait connaître à Paris par des poe'siesextrêmement licencieuses. Plus tard, malgré le dé-règlement de ses mœurs, il fut employé dans le mi-nistère; mais, quoiqu’il possédât des bénéfices, il nese trouvait point engagé dans les ordres. Au colloquede Poissy, oubliant le respect qu’il devait avoir pourune assemblée où assistaient le roi, la reine-mèreet tous les princes du sang, il osa employer sur laprésence réelle des expressions inconvenantes, etdéclara avec impudeur que Jésus-Christ était aussiéloigné de l eucharistie que lé ciel l’est de la terre :paroles étranges qui indignèrent tout l’auditoire ;mais Bèze eut honte de son peu de retenue, et cher-cha à s excuser en écrivant à la reine. Retiré à Ge-nève, où Calvin l’avait appelé, il mourut dans cetteville en i6o5, à 1 âge de quatre-vingt-six ans. Il avaitépousé dans sa vieillesse une jeune fille qu’il appe-lait sa Sunarnite. Bèze était non moins emporté queson maître : il cherchait à animer les protestans, quicommençaient à se répandre en Europe ; il excitasouvent à la révolte les hommes de son parti, et de-vint, par ses prêches séditieux, l’instigateur le plusardent des troubles qui agitèrent son siècle. Un gen-tilhomme huguenot (i) ayant assassiné le duc de(i) Poltrot.
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