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Tome premier.
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1er le temple universel, se nomme la chapelle duculte ou chapelle Saint-Etienne ; on ne la désignépoint autrement. Elle est très-petite, surtout très-*incommode à cause des bancs où il est peu facile dese mettre à genoux : en cela on a recherche l’agré-ment de ceux qui prient assis ou debout, et jamaisd’une manière plus respectueuse. Le maître-autel etle chœur, à la disposition seule des Catholiques,sont séparés de la nef par une grille en fer, où,après la messe, de grands rideaux verts cachent letabernacle aux yeux des hommes qui ne veulentpas de l’Eglise romaine. Je vis dans le chœur lesportraits des douze apôtres, celui de la sainte Viergeportant l’enfant Jésus, et deux autres tableaux dontl’un représente la Conversion de saint Paul, et l’au-tre la Pvésurreclion du Lazarre. Cette chapelle estd’ailleurs d’une simplicité mesquine. La chaire àprêcher est occupée successivement par les ministresdesdifférens cultes, c’est-à-dire auxheuresfixéespourchaque office par le règlement. Un ecclésiastique,qui remplissait autrefois les fonctions provisoiresde curé des Catholiques à Lausanne, me disait unjour qu’il n’avait jamais pu se décider à prêcher laparole de Dieu du haut d’une chaire où il savaitqu’une demi-heure après lui un ministre protestant