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Tome premier.
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2?) I

lui avait appesanti les paupières. Nous aurions peut-être lieu de croire que ce grand écrivain, dont ilfaut déplorer les funestes erreurs, avait puisé dansnos Livres saints ces traits d’une éloquence mâle,hardie, vigoureuse, ce style naturel, brillant, har-monieux, que nous admirons dans la plupart deses écrits. L Histoire de l’Eglise, les Caractères deLa Bruyère, les Hommes illustres de Plutarque, leDiscours de Bossuet sur l’histoire universelle, tousces ouvrages furent encore l’objet principal de seslectures ; Plutarque surtout était pour lui un auteurplein d’attraits. Avant ses liaisons philosophiques,Jean - Jacques remplissait avec simplicité certainsdevoirs que la religion nous impose. Pendant sonséjour auxCharmettes, près de Chambéry, des jésui-tes ou des carmes de cette ville venaient lui dire lamesse dans une chapelle attenante à la maison so-litaire où il menait une vie douce et tranquille avecM me de Warens, qui lui tenait lieu de mère. Rous-seau avait été confié à la direction de cette damelorsqu’il voulut embrasser la religion catholique, etce fut elle qui contribua le plus à sa conversion.M me de Warens étant devenue sa protectrice, sonamie, Jean-Jacques lui témoigna, en retour de tantde bienfaits, une tendresse, un attachement qu’il ne