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Tome premier.
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démentit presque jamais durant le cours de sa vie.Mais on ne peut concevoir par quel étrange de'lirele même Jean-Jacques a eu la bassesse de diffamercette femme dont l’honneur lui faisait un devoir decacher les vices, s "il est bien vrai, comme il le rap-porte, qu’elle ait eu dans la suite des liaisons cou-pables avec lui (i). Elle avait douze ans de plus queRousseau. Il fait du reste un magnifique éloge desqualités de cette dame, et il annonce qu elle estmorte bonne catholique.

M rac de Warens, ne'e de La Tour, était d’une fa-mille noble et ancienne du pays de Vaud; elle ha-bitait les environs de Lausanne, ou le village deChailly, situé à une lieue de Vevey. Des chagrinsdomestiques lui firent abandonner la Suisse pouraller se jeter aux genoux de Victor-Amédée, roi deSardaigne, qui se trouvait alors à Evian en Savoie.Le prince la reçut sous sa protection, et lui donnaune pension de deux mille francs (2). M“ e de Wa-rens, escortée par un détachement des gardes

(1) Rousseau avance (mais la chose est incroyable) queM me de Warens entretint un commerce secret avec lui pourl’empêcher de se laisser aller à la séduction du monde. Q uoi qu’ilen soit, il est honteux pour .Jean-Jicques d’avoir «divulguéainsi les faiblesses de sa malheureuse bienfaitrice.

(a) Ou de quinze cents livres du Piémont.