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Tome premier.
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quai-je vivement, puisque vous nous annoncez vous-même qu ’ils sont jésuites. Comment donc! vous lesregardez comme tels parce qu ’ils portent l’habit deprêtre?... Que diriez-vous, je vous prie, d un bour-geois qui, en voyant un militaire en uniforme, di-rait, sans savoir à quel régiment il appartient:« Voilà un chasseur! » tandis que ce serait un dra-gon, ou bien : «.Voilà un dragon! » tandis que ceserait un chasseur ? Vous le traiteriez sans doutede..... Il en est de même du clergé : tous les prêtresne sont pas jésuites. Mon observation fit rire l'offi-cier aux éclats, et il me toucha la main avec cetteCordialité qui distingue la loyauté et la franchisede nos braves. Les deux prétendus jésuites, qui n'é-taient que de simples séminaristes, arrivèrent enfinau moment où se terminait notre discussion. L of-ficier et son compagnon de voyage, loin de les cha-griner, furent au contraire très-polis à leur égard;la pauvre dame revint de sa frayeur, écouta mesraisons, et finit, par rire elle-même de l’expressiondangereuse qui avait failli de lui coûter un peu cher.

On voudra bien me pardonner cette digression,à laquelle j’ai été entraîné malgré moi par l’injusteépithète de Jean - Jacques à propos de la doctrined’une société célèbre. Le fait que je rapporte, quoi-