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Tome premier.
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crimes qui font, sans doute, frémir l’humanité,mais dont la religion ne pouvait être responsable.Et ce qu’il y eut encore de plus affligeant, ce fut devoir les efforts de certains journalistes à faire re-jaillir (mais en vain) sur le clergé catholique le scan-dale horrible de deux de ses membres, et à vouloirainsi verser le blâme et le mépris sur le corps entierde nos vénérables pasteurs. Conduite odieuse, etque l'on ne saurait trop flétrir : car elle est souve-rainement injuste, et annonce un manque absolude bonne foi (i).

(i) Assurément, nous devons respecter la décision destribunaux. Mais ne se rappelle-t-on pas que, dans le temps,des doutes s’élevèrent sur la culpabilité de Contrafatto ? Unécrivain très-connu publia même, dans un journal, un ar-ticle rédigé en ce sens, et qui, je crois, ne fut combattupar personne.

J’étais à Brest au mois de février i83i. Curieux de con-naître l’arsenal, j’allai m’y promener un jour, avec la per-mission du commandant de place. Je vis alors le malheu-reux Contrafatto, dans une chambre nommée la Chapelle dubagne, et que l’on trouve à droite avant d’entrer dans lapremière salle des galériens : il était habillé de rouge commeles autres forçats, et prenait dans le moment même une.leçon de flûte, que lui donnait un musicien de Paris, con-damné pour vol à vingt ans de travaux forcés. Lorsque j’en-trai, Contrafatto se leva en me saluant avec beaucoup d’hon-nêteté. 11 me dit qu’il était né i> Piazza, près de Palernue,