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Tome premier.
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lors dans une indifférence complète sur la religion;il devint même, à ce que l’on croit, un peu scep-tique à la manière de Bayle. C’est en Italie qu’ilconçut la première idée d’écrire l’histoire et la dé-cadence de l’ancienne capitale du monde. « Ce fut« à Rome, dit-il, le i 5 octobre 1764, qu’étant assis« et rêvant au milieu des ruines du Capitole, tandisque« des moines déchaussés chantaient vêpres dans le« temple de Jupiter, je me sentis frappé pour la pre-« mière fois de l’idée d écrire l’histoire de la déca-« dence et de la chute de cette ville ; mais, ajoute-« t-il, mon premier plan comprenait plus particu-« lièrement le déclin de la ville que celui de l’Em-« pire; et quoique dès-lors mes lectures et mes ré-« flexions commençassent à se tourner généralement« vers cet objet,, je laissai s’écouler plusieurs années,«je me livrai même à d’autres occupations avant« que d’entreprendre sérieusement ce laborieux tra-« vail. » Les ruines de l’ancienne Rome l’avaienttellement frappé, qu il ne voyait partout que ruineset désolation : les monumens superbes élevés dansles derniers siècles de l’Eglise, le Vatican, Saint-Pierre, Saint-Jean-de-Latran, etc., tous ces chefs-d’œuvre de l'art et du génie, dus au zèle des sou-verains pontifes, et embellis par leur munificence,