tout cela disparaissait aux yeux de Gibbon ; il nevoyait dans la capitale du monde chrétien queruines, que barbarie, que destruction, que néant.Peu d années après son retour en Angleterre, il futpommé membre du parlement; mais il ne parut ja-mais à la tribune tout le temps qu’il siégea. Privé deces talçns qui distinguent l’orateur, il fut encoredépourvu de sentimens élevés, et montra constam-ment des vues étroites. Gibbon, s étant retiré des vaffaires politiques , ne voulut se livrer désormaisqu’à la continuation de son grand ouvrage sur ladécadence et la chute de l’Empire romain. En 1783,il vint se fixer à Lausanne, où M. Deyverdun, sonami depuis trente ans, lui offrit dans sa propre mai-son une retraite commode et agréable. Le premiervolume, publié en 1776, lui avait attiré des criti-ques aussi justes que sévères ; on vit le clergé an-glican se lever en masse pour repousser les attaquesde l'auteur contre le christianisme. Gibbon trouvasurtout de vigoureux adversaires dans les docteursWatson, White , Chelsum , Whitaker, Priestley,Milner, dans sir David Dalrimple, ainsi que dansplusieurs autres zélés défenseurs de la Révélation.Ces théologiens, les plus fameux de l’Angleterre.,pouvaient-ils rester froids et insensibles en voyant
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