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christianisme, et il aurait voulu n’avoir jamais écritcontre la Révélation. M. Bridel est persuadé qu’ilest mort avec des sentimens religieux; mais un au-tre littérateur vaudois, qui a également connu Gib-bon, m’a semblé ne point partager l’avis de soncompatriote. Le docteur Gregory, dans ses Lettressur la littérature, dit que Gibbon composait en sepromenant dans sa chambre, et qu’il n’écrivait ja-mais une phrase sans l’avoir d’abord parfaitementconstruite et arrangée dans sa tête.
Un voyageur moderne paxle ainsi de Gibbon etde la maison que celui-ci occupait durant son sé-jour à Lausanne : « L’appartement principal, à pré-« sent un comptoir, a dû être agréable ; mais la« terrasse dont Gibbon fait tant d éloges, longue de« quarante toises sur cinq tout au plus, sablée, dé-« nuée d’ombre, donnant sur un verger qui cache« la vue, n’est qu’une grillade ; et le petit cabinet« où l’historien écrivit les dernières lignes de son« grand ouvrage sur le déclin de l’Empire romain ,« décline lui-même et tombe en ruines. L’illustre« auteur n a pas laissé ici (à Lausanne) des souve-« nirs qui lui soient favorables : il passe pour avoir« été minutieux , exigeant, rapportant tout à lui-«même, et ce lui, un être assez repoussant. Un