Band 
Tome premier.
Seite
299
JPEG-Download
 

2 99

tièrement créé par les efforts et l'intelligence desVaudois. Une foule de hameaux et de villages, dontles maisons se pressent les unes contre les autres,couvrent ce riche coteau, et renferment une popu-lation de sept à huit mille âmes ; les hahitans s’yoccupent sans cesse à soutenir un terrain qui me-nace tous les jours de s’écrouler.

On ne peut se faire une idée de l’opulence descultivateurs à qui appartiennent les vignes du dis-trict de La Vaux. En effet le prix du terrain y estsi élevé, que l'on trouverait difficilement en Europedes vignobles aussi précieux pour leur valeur. Unpropriétaire du pays m’assurait que la pose vau-doise de ces vignobles, qui équivaut à cinquantemille pieds carrés, se vendait depuis huit jusqu’àdouze mille livres de Suisse, c’est-à-dire depuisdouze jusqu’à dix-huit mille francs de France (i).

(i) La nouvelle pose vaudoise est de cinq cents toises car-rées de cent pieds chaque toise (mesure de superficie).

La toise courante (mesure linéaire) est de dix pieds. Lepied est divisé en dix pouces, le pouce en dix lignes, et laligne en dix traits. Le pied vaudois est inférieur d’un demi-pouce, environ, à l’ancien pied de France : il est égal à troisdécimètres, d’après nos nouvelles mesures.

La pose se divise également en dix fossoriers. Le fossorieréquivaut à cinquante toises carrées.