3i4
quelle était gravée l’inscription, et l’ont obtenue,moyennant quelques schelüngs, ou peut-être quel-ques guinées, de l’un des valets de la maison. Avanti8i5, une inscription pareille se trouvait déjà placéeau-dessus de la porte de M. Grenier ; mais celui-ciavait cru devoir la faire disparaître (i). Aujourd’huirien n’indique l’ancienne demeure du régicide an-glais, et les curieux doivent se borner à prendreen note le n° 4^0 que porte la maison.
Edmond Ludlow, l’un des chefs les plus ardensdu parti républicain en Angleterre, sous le règnede Charles I er , fut du nombre des juges qui con-damnèrent ce malheureux prince à avoir la têtetranchée. Il publia, durant son exil à Vevey, desMémoires où il ose se glorifier de son crime, etqui portent T empreinte d’un fanatisme révoltant.Cependant, malgré ses erreurs politiques et sonzèle républicain, Ludlow fut l’ennemi juré de toutpouvoir arbitraire : il s’opposa vivement aux pro-jets ambitieux de Cromwell, qui voulait asservirsa patrie, et il déploya de grands talens soit pourla guerre, soit pour l’administration. Dans sa vie
(i)Tous ces petits détails sur la maison de Ludlow m’ontété donnés par M. Grenier lui-même.