privée il se montra humain et de'sintéressé ; maisil ne donna jamais aucune marque de repentir ausujet de la mort de son roi qu’il avait à se re-procher. Olivier Cromwell, le principal auteur dece parricide, régna despotiquement sous le titremodeste de protecteur, et fut nomme' général en chefdes troupes de la république. Après la révolution de1688, qui renversa du trône la famille desStuarts ety plaça la Maison d’Orange, Ludlow e'tait revenuen Angleterre dans l espoir d’y terminer ses jours ;mais ayant su que l’on projetait une adresse au roipour le faire arrêter, il retourna bientôt à Vevey,où il se mit de nouveau sous la protection du gou-vernement de Berne. Il y ve'cut, sans inquiétude,une trentaine d’années. (Dans cette période detemps est compris l’intervalle de son absence.)
On sait que Charles I er , victime d’une faction re-doutable et de son peu d’énergie à la réprimer,mourut sur l’échafaud , le 3 o janvier i 64 g (i).Rien ne put sauver ce prince de la fureur de sesennemis : ni les touchantes supplications de la reine
(1) Un homme masqué fit l’office d’exécuteur, et séparad’un seul coup la tête du corps. Le même bourreau la mon-tra au peuple, toute dégouttante de sang, et en criant avecforce : Voilà la tête d’un traître!.....